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Il mesure 2,44 m de large et il est divisé en deux
registres, celui du haut mesure 1,30 m de haut et celui du
bas 0,40 m (pl
022, pl
009d et pl
062).
En dessous, nous retrouvons l'habituel bandeau blanc de soubassement.
Le registre supérieur
Il est divisé en deux parties : à gauche une
séquence verticale de quatre "scènes de
genre", et à droite, une grande scène de
fête où Merefnebef et une épouse regardent
des danseurs et des musiciens. Il existe une interrelation
structurelle entre les deux panneaux : chacun est constitué
de quatre sous-registres, dont la limite inférieure
forme une seule ligne noire continue. Les "scènes
de genre" doivent donc être comprises comme le
côté invisible de la fête, son arrière-plan
artisanal et alimentaire.
1)- Le panneau de gauche
a)- Sous-registre supérieur
: préparation d'un lit
Deux hommes sont représentés accroupis sur un
matelas blanc, dont ils lissent la surface. Le matelas repose
sur un plancher épais, suspendu derrière une
rangée de 12 piquets ; ceux-ci sont noirs, comme les
autres éléments du lit. Sa surface est légèrement
inclinée vers l'arrière, où trône
un repose-tête.
Une scène semblable se trouve dans le mastaba de Mererouka
(voir photo).
b)- Sous-registre N°2 : les
bijoutiers
Deux hommes sont assis autour de deux tables et présentent
leur travail, de grands colliers. Les similitudes entre les
deux groupes : une jambe sur l'autre, coiffure, couleur des
sièges…, montrent qu'il s'agit des mêmes
personnes dans les deux groupes, vus sous des angles différents,
conformément à l'aspective égyptienne.
Une scène semblable se trouve dans le mastaba de Mererouka
(voir photo).
Au-dessus de chaque couple on peut lire : "(É)tendre
les colliers".
Une rangée de cinq coffres est visible à la partie haute, peints en blanc et noir ; ces coffres servaient très probablement à garder les bijoux fabriqués.
c )- Sous-registre N°3 : volailles
Un homme pousse sept oies, anormalement grandes par rapport
à lui, marrons ou blanches. La plus à droite courbe le cou pour chercher de la nourriture.
d)- Sous-registre N°4 : surveiller
le bétail
Deux hommes conduisent six bœufs. Les animaux sont rangés
en deux registres séparés par une fine ligne
noire. Le premier homme présente tous les signes d'un
bas statut social : peau rouge foncé, petit pagne dont
l'avant est protubérant, calvitie fronto-occipitale.
2)- Le panneau de droite : la
fête
La scène s'étend jusqu'à la frise verticale
qui marque l'angle du mur, sur une largeur de 1,77 m et une
hauteur de 1,31 m. Une colonne d'inscriptions verticales divise
le panneau en deux parties : à droite, le vizir assis
; à gauche, les scènes de danse et de musique.
a)- Merefnebef sous un kiosque
Le vizir, accompagné d'une de ses femmes (?) -dont
nous ignorons le nom en raison d'une lacune mal placée
- est assis sur un fauteuil dont les pattes de lion reposent
sur des socles semi-coniques. Six boîtes, de trois formes
différentes, se trouvent sous la chaise. Le couple
se trouve dans un petit kiosque fait de planches peintes en
noir, avec veinage blanc (comme le fauteuil et les boîtes).
Le mur de bois est décoré ; Il est divisé
en quinze bandes comportant un maillage de motifs géométriques
peints en vert, qui tourne progressivement au bleu devant
la tête de Merefnebef (pl
069a).
Merefnebef est vêtu comme sur la double image de la
paroi Est, et tient une longue canne de la main droite et
un flagellum de sa main gauche. La dame porte une perruque
tripartite, un grand collier et une robe moulante qui descend
jusqu'aux chevilles. De couleur blanche, elle est striée
de motifs verdâtres formant des lignes entrecroisées.
Sa main droite enlace l'épaule droite de son compagnon,
et sa main gauche soutient son bras qui tient le flagellum.
L'inscription devant le kiosque dit : "Regarder
les danseurs et harpistes […] ses villages du domaine
funéraire".
b)- La partie gauche de la scène
comporte quatre registres inégaux
Le registre le plus haut est subdivisé en deux sous-registres
de 0,17 m de haut chacun, séparés par des lignes
noires, comportant une accumulation d'offrandes diverses (scènes
33 et 38 du plan et pl 067, détail).
Les trois registres sous-jacents montrent les musiciens et
danseurs, qui font tous face au couple assis. Leur hauteur
totale est de 0,98 m.
Chaque registre commence par deux musiciennes, décrites
comme femmes du vizir, jouant de la harpe. Dans le registre
le plus bas, il y a en plus un chironome (homme), accroupi
devant les harpistes, qui porte sa main gauche devant sa bouche,
et cette phrase : "Je raconte
une histoire, dans des mots éternels, d'amour (?)".
Les doigts des harpistes sont uniquement peints, sans relief,
et leur rendu est délicat et expressif sur l'instrument
peint en jaune et noir.
Derrière les musiciens se trouvent des danseuses. Sur
les registres haut et bas, trois danseuses exécutent
des figures acrobatiques, représentées de façon
irréaliste, avec le corps presque à l'horizontale,
jambe gauche et bras tirés au maximum vers la verticale.
Derrière chaque groupe de danseuses se tient une femme
debout, qui bat le rythme de ses mains, probablement en chantant.
Elles sont deux au registre du bas.
Tous les figurants ont une allure semblable : cheveux (ou
perruque ?) courts, complétés, chez les musiciennes
et danseuses, par une queue de cheval qui se termine par un
pompon. Toutes les danseuses ont la poitrine nue, avec le
sein bien mis en valeur.
Tel que nous devinons maintenant le personnage de Merefnebef,
il est plus que probable qu'elles lui servaient aussi à
d'autres types de distractions…
Registre inférieur du mur Sud
Il s'étend sur toute la largeur du mur, et sur 0,40
m de hauteur. Les scènes sont sculptées en relief
levé, partiellement sur le rocher, partiellement sur
une couche de mortier, et sont très endommagées (pl 067, détail).
La scène de gauche, la plus grande, montre le transport
d'animaux de sacrifice dans deux bateaux.
Séparée d'elle par une ligne verticale, la scène
de droite représente huit musiciens, quatre harpistes,
femmes du vizir, en haut, et quatre hommes en bas. Naturellement,
il faut comprendre que ces musiciens se tiennent à
côté de la chaise du couple (pl
068b).
Nous voici donc revenus à la paroi par où nous
avons commencé, mais de l'autre côté de
l'entrée (pl
009b).
La paroi mesure 2,75 m de long et 2,28 m de haut. Comme son
homologue, elle est centrée par une fausse porte avec,
de chaque côté, une représentation du
vizir.
Elle est plus petite que son homologue de la moitié
Nord, avec seulement deux jambages de 0,95 m. À l'origine,
elle était peinte en rouge, ponctué de noir,
imitation du granit d'Assouan.
La niche centrale, plus foncée, est surmontée
d'un torus portant l'inscription "L'ami
unique, Merefnebef". Immédiatement au-dessus
se trouvent un premier linteau (h = 0,18 m), puis une niche
rectangulaire (h = 0,31m), et enfin un second linteau (h =
0,21 m).
Dans la niche se trouve une scène gravée en
creux, originellement peinte en vert (pl
073f, détail).
Merefnebef est assis devant une table d'offrande où
se dressent 16 pains et sous laquelle se trouvent quatre jarres.
Il tend sa main droite vers la table, tandis que de la gauche,
il porte un vase à parfum à sa narine.
Trois autres représentations du vizir sont présentes
sur la porte, une sur chaque jambage et une sur le linteau
supérieur. Dans les trois cas, l'homme marche vers
le centre de la porte, une canne dans une main, un sceptre
dans l'autre.
Les inscriptions de la porte sont toutes du type "hetep
di nesou" (offrande invocatoire), comme nous l'avons
déjà vu.
Comme devant son homologue Nord, une table d'offrande (1,64
m de long ; 0,64 m de large et 0,22 m de haut), a été taillée
au bas de la porte ; mais ici sa face supérieure - ornée
de reliefs levés évoquant symboliquement des
offrandes - est plus basse que le niveau inférieur de la porte,
laissant ainsi un espace de 0,21 m de haut occupé par le bandeau
blanc (pl
072, détail).
Le sol à proximité était recouvert d'une
épaisse couche de mortier, elle même recouverte
d'une fine couche de plâtre.
Finalement, cette porte est une quasi-copie, en plus petit,
de son homologue Nord. On retrouve même, sur le côté
Nord uniquement, une représentation des sept huiles
rituelles (pl
074b).
| DE CHAQUE CÔTÉ DE LA FAUSSE PORTE |
Chaque panneau est subdivisé en un registre supérieur
(1,22 m) et un registre inférieur (0,47 m). En dessous,
nous retrouvons le bandeau blanc habituel.
Registre supérieur
Dans le registre supérieur, nous trouvons Merefnebef
tourné vers la droite, portant une grande perruque,
un large collier, des bracelets, un grand pagne à devanteau.
1)- Registre supérieur
gauche : Merefnebef marchant vers la porte
Une inscription au-dessus de la scène, en sept colonnes,
se lit : "Le prince héréditaire,
le comte, l'ami unique, le vrai gardien des perruques, le
chef Nekhbite, le directeur des deux trônes de la Maison
de Vie, l'honoré auprès d'Anubis-qui-est-dans-la-place-d'embaumement,
Merefnebef". On remarquera la splendeur des couleurs encore focalement préservées (pl 073d).
Agenouillée derrière lui se trouve son épouse
Iret ; devant lui, la représentation et le nom de son
fils Manefer ont été effacés (pl
073e). Toutefois, un examen attentif permet de retrouver
: "Son fils aîné, qu'il aime, l'inspecteur
de la Grande Maison, Manefer".
2)- Registre supérieur
droit : Merefnebef devant une table d'offrande et une
"pancarte".
La scène est très proche de celle déjà
examinée sur le mur Nord. Merefnebef est assis sur
un siège reposant lui même sur une petite estrade
peinte en blanc. Il étend sa main droite vers la première
miche de pain, tandis que sa main gauche est replié
sur sa poitrine, serrant une petite pièce d'étoffe
blanche. Les inscriptions reprennent certains titres du vizir,
dont celui-ci : "administrateur
du domaine 'Seba-Hor-Khenty-pet' ".
Les miches de pain reposent verticalement sur un plateau,
lui-même soutenu par un guéridon fin, qui s'élargit
en haut et en bas. Sous la table, deux petites tables munies
d'étagères supportent jarres et vases.
Sous la chaise, nous retrouvons le chien "Celui
qui est décoré comme un ST", cette
fois en compagnie d'un petit singe en train de manger des
figues. Sans aucun doute, il s'agit là d'animaux de
compagnie du vizir (pl 074g).
Derrière la table, jusqu'à la frise qui borde
l'entrée, se trouve un empilement d'offrandes des plus
diverses, réalisant une "scène de genre"(pl
074e). On remarquera, en particulier, la représentation d'un oiseau, sans doute un pigeon.
La liste d'offrandes.
Celle-ci comporte 5 lignes et 21 colonnes ; chaque rite ou
offrande est déterminé par deux cellules superposées
: nom / quantité. Il n'y a pas de cellule d'unité
de mesure. La séquence des offrandes et des rites suit, à
quelques exceptions près, le schéma canonique.
Registre inférieur
Il mesure 0,47 m de haut de chaque côté. Il montre
un défilé de porteurs d'offrandes, et un orchestre
qui le reçoit.
1)- A droite et à gauche
: les porteurs d'offrandes
Du côté gauche de la fausse porte, trois hommes
marchent vers celle-ci. Ils sont quatre du côté
droit, un peu mieux préservés. Tous portent
de courtes perruques frisées et un petit pagne moulant.
Leur représentation et les offrandes qu'ils amènent
sont superposables à ce que nous avons déjà
vu.
2)- A droite : les musiciens
(pl 074h).
Sur le sous-registre du haut, nous retrouvons, comme précédemment,
quatre compagnes du vizir qui jouent de la harpe : Sesheshet,
Iret, Nebet et Medjout.
Sur celui du bas, quatre hommes : un flûtiste (Seba?)
et trois harpistes : Mery, Pedenou, Idouiqer.
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