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LA CHAMBRE FUNÉRAIRE DE MEREROUKA



 Architecture 

L'accès se fait par l'intermédiaire d'un puits de 15,5m de profondeur, dont l'entrée se trouve dans la pièce A11, en face de la fausse porte. De nos jours, on y accède par un escalier en spirale (voir l'ouverture et l'escalier spiralé). Comme nous l'avons déjà souligné, le puits a été creusé avant la construction des murs internes du mastaba, seule manière d'expliquer qu'il se trouve partiellement sous le mur nord de la pièce.

Chambre et puits funéraires
L'ouverture du puits est un carré de 2,8m de côté, taille qu'il conserve jusqu'à 8,9m de profondeur. Dans les 6,6 derniers mètres, la taille se réduit à 2m. Des entailles destinées à servir de repose-pieds sont présentes tous les 0,5m environ dans la portion la plus large du puits.

Merci à Rosa Pujol
pour les photographies
L'entrée dans la chambre funéraire se fait par le côté ouest du puits. Après l'introduction du grand sarcophage et de son couvercle dans la pièce, le passage d'entrée a été rebouché partiellement à l'aide de blocs de calcaire jointoyés au mortier, réduisant sa taille à 2,3m de long, 0,80m de large et 1,9m de haut.
Au milieu de ce passage, une "herse" de protection a été mise en place. Elle est constituée par une dalle en calcaire de 1m de large, 2m de haut et 0,20m d'épaisseur. De chaque côté du mur un recessus a été aménagé pour accueillir cette plaque : on voit encore ce qui en reste sur la vue rp_01 qui montre également le bas de l'escalier spiralé et les deux côtés du couloir d'entrée avec ce qui reste de leur décor. Naturellement, la fonction protectrice de cette herse de pierre était toute relative, la sécurité reposant plutôt sur le comblement du puits, qui avait été réalisé au moins jusqu'à la moitié de sa hauteur.

La chambre funéraire est une pièce rectangulaire, et de grande taille par rapport à ce que l'on trouve habituellement : 10 m de long (E-O) pour 4,50 m de large (N-S) et une hauteur de 3,10m. Ses murs ont été très soigneusement parés de blocs de calcaire fin, très bien ajustés. Le plafond est constitué par la roche d'origine, peinte en rouge et noir afin d'imiter le granit (voir la photo ci-contre).

Un grand sarcophage de calcaire occupe toute l'extrémité ouest de la pièce, sans ménager d'espace avec les parois adjacentes. Malgré les apparences, la cuve du sarcophage a bel et bien été apportée in situ. Ceci semble impossible, vu l'absence d'espace latéral. Pourtant, cet espace existait et il s'est révélé suffisant pour pouvoir manœuvrer la lourde masse ; ce n'est qu'après que le mur, fait de blocs calcaires soigneusement ajustés, a été élevé autour des faces nord, sud et est du sarcophage (vue rp_01bis).
Une rampe de pierre, qui occupe une grande partie de la pièce, a ensuite été édifié. Elle monte vers le sommet du sarcophage afin de pouvoir placer le couvercle ; les espaces peints ou non sur les parois latérales montrent que ce couvercle était posé devant la cuve, sur le mur de 1,25m d'épaisseur. Après que le cercueil ait été mis en place, le couvercle a été poussé au dessus de la cuve pour la fermer. Ce mécanisme est inhabituel : ordinairement, le couvercle est placé dans une niche creusée derrière la cuve, puis tiré vers l'avant. Ici, les artisans ont préféré bâtir un mur. Vers l'avant, les extrémités droite et gauche de ce mur, ainsi que les côtés de la rampe, ont été décorés d'un motif en façade de palais, que l'on retrouvera sur les parties des murs latéraux surplombant le sarcophage.

 Programme décoratif 

Le décor, assez bien préservé, n'est inachevé qu'en apparence. Il s'agit d'une volonté délibérée, peut-être par superstition, de ne pas pousser plus loin le travail : en témoignent les hiéroglyphes, qui ont été remplis de peinture noire, et n'étaient donc pas destinés à recevoir ultérieurement de la couleur. Un parallèle intéressant peut être fait avec la sépulture de Nikaouisesi : la seule scène inachevée de la chapelle se trouve dans l'épaisseur du montant de porte donnant sur la pièce où s'ouvre le puits funéraire. Tout se passe comme si la tombe devait toujours paraître en travaux, une tombe terminée impliquant la mise en bière du défunt... Ce qui est plus difficile à comprendre, c'est pourquoi, après la mort de Mererouka, le travail a été laissé en l'état, car entre le décès et l'enterrement, les travaux de peinture avaient largement le temps d'être réalisés. Peut-être la tombe devait-elle rester pour l'éternité inachevée ?

Des variations dans les représentations et surtout dans la forme de certains hiéroglyphes indiquent que plus d'un dessinateur a travaillé dans la pièce ; on peut par exemple comparer le déterminatif de l'arbre du fruit ou pain nebes du côté droit et du côté gauche (vue). Sur le calcaire blanc, les esquisses, de grande qualité, se détachent en noir. En dessous, on reconnaît le premier trait préparatoire rouge (sur le mur nord et le mur sud). Il n'y a aucun travail de sculpture.
Il est très intéressant de noter que, dans cette pièce la plus secrète, où repose le corps du défunt, aucun être vivant n'est représenté (ni homme ni même animal) : l'endroit est réservé au réveil de Mererouka et à lui seul. Dans les textes, les scribes ont évité les signes représentant des êtres humains, ou les ont tronqués. Par contre, des signes figurant des animaux dangereux, telle la vipère, ont été utilisés. Curieusement, le déterminatif du canidé couché caractérisant le dieu Anubis a été omis, et le nom écrit phonétiquement : "Inp(ou)", tandis que le chacal debout a été préservé dans l'écriture du mot "juge" qui fait partie des titres du défunt...

La multitude d'offrandes est destinée à rassasier et abreuver le Ka du défunt. On a ici une preuve convaincante de la substitution de la réalité par l'image : après l'enterrement, la pièce est scellée et personne ne vient y déposer physiquement des offrandes ; les images sur les murs sont là pour les remplacer magiquement.

1)- Le passage d'entrée

Le décor commence à une hauteur de 0,60m, alors que dans la pièce il est à environ 1m de hauteur. Il est constitué par un panneau de calcaire blanc sur lequel se détachent dix colonnes de hiéroglyphes noirs (parfois remplis en jaune). Il est limité, à la partie inférieure, par deux lignes épaisses, rouge (en haut) et jaune (en bas) doublées de fines lignes noires, et sur les deux côtés ainsi qu'en haut par une frise constituée de carrés (qui auraient du être colorés) alternant avec de petits rectangles noirs et blancs, entre deux lignes noires.
Le texte est identique des deux côtés mais, comme on peut le constater sur la photo de droite qui montre la face sud, la mieux conservée, il est actuellement de lecture difficile. Les dessins de chaque paroi permettent de s'en faire une meilleure idée.
Il s'agit d'un message de bienvenue pour le défunt : "(Bienvenue) en paix, en paix ! dit la Déesse de l'ouest, ses bras tendus vers (...titres...) le loué (l'honoré, le pensionné...) auprès roi, le loué auprès d'Anubis, seigneur de l'enterrement, le loué auprès du [Grand] Dieu, le loué auprès de (Anubis ?) maître de l'Occident, le loué auprès d'Osiris, le loué auprès d'Anubis, seigneur de Sepa, le loué auprès d'Anubis, Mererouka, de son beau nom Meri". On notera les variations autour du nom du dieu funéraire par excellence à l'époque, Anubis.

2)- Mur est

C'est celui dans lequel s'ouvre l'entrée, qui le coupe ainsi en deux parties, amputant deux des quatre registres qui le constituent. Voyez le plan pour bien appréhender les détails. C'est le seul à avoir reçu partiellement ses couleurs (rouge, vert, jaune, blanc). Le décor commence par les deux bandes rouge et noire déjà signalées dans l'entrée, qui sont ici à 1m du sol, dont elles sont séparées par un bandeau noir. L'ensemble occupe le tiers inférieur de la hauteur. Ce système de bandes était conçu pour se prolonger sur les parois nord et sud, mais cela est à peine visible au niveau de la jonction entre les murs.
L'extrémité sud de la paroi, au-dessus des bandes, est bordée par une frise rectangulaire doublée par un motif en chaîne (imitant une queue de léopard ?) blanc sur fond noir. Cela est très difficile à voir sur la photo de droite, et on le devine mieux sur ce dessin. Des traces du même dispositif se trouvent à l'extrémité nord du mur.

Les deux tiers supérieurs de la paroi sont occupés par quatre registres, dont les deux du haut se trouvent intégralement au-dessus de l'entrée. Chacun est accompagné d'un texte explicatif (vue rp_e_02).

Registre 1 (supérieur)
Il est occupé par des vases et récipients de tailles et de formes variées. Deux lignes de texte surplombent les images. Ligne supérieure : "[Une offrande qu'accorde le roi], une offrande qu'accorde Anubis" ; suit une liste des dons : "1000 miches de pain, 1000 (jarres de) bière, 1000 pains psn, 1000 (têtes de ) bétail, 1000 (pièces de) gibier d'eau, 1000 oryx, 2000 gazelles, 1000 (vases en) albâtre, 1000 (pièces de ) tissu, pour le ka de" suit toute une série de titres du défunt et son nom, Mererouka. Pour mémoire, tous les titres de Mererouka ont été rassemblés sur une page spéciale. La ligne deux commence par "Pour le ka de", suit une nouvelle série de titres puis le nom, ici, Meri.

Registre 2
En son centre, au-dessus de l'entrée, se trouvent quatre grands tas de fruits dont trois portent une légende : "figues", "(fruits de l'arbre) ished", "caroubes", tandis que, de part et d'autre, les offrandes les plus diverses sont accumulées dans des vases, des paniers, ou reposent sur des plateaux ou sur des tables basses. La ligne de texte détaille : "1000 pains, 1000 bières, 1000 fruits nbs, 1000 pains nbs, 1000 baies de jujube, [1000] caroubes, un millier de toutes les bonnes offrandes du nouvel an, un millier de bonnes choses douces pour" puis vient une nouvelle liste de titres suivie du nom complet, Mererouka.

Registre 3
De chaque côté de l'entrée sont représentés sept silos à grains noirs, avec de petites trappes rouges. La ligne de texte dit : "Amener toutes les belles offrandes pour", encore une fois des titres, puis le nom abrégé, Meri. À chaque extrémité du registre, une colonne verticale mentionne : "Toutes les offrandes les plus belles".
La zone située juste au-dessus de la porte (photo à gauche), sous les tas de fruits, forme comme un linteau sur lequel sont dessinés des récipients variés. L'ouverture est par ailleurs encadrée par une frise de motifs géométriques identique à celles de l'entrée.

Registre 4 (inférieur)
À la différence de ceux que nous venons d'examiner, ils ne sont pas colorés. Trois carcasses gisent, ligotées, sur le sol. Comme dans toutes les représentations de ce type dans la pièce, la patte avant et le cœur sont posés sur l'animal. Il n'y a pas de boucher, nous avons vu pourquoi. Les textes sont identiques des deux côtés : "1000 (tête de ) bétail, 1000 oryx, pour" ; suit une petite liste de titres de Mererouka. Le texte sous-jacent commence verticalement par "Apporter les morceaux de choix", et au dessus de chaque animal se trouve son nom : ainsi on trouve de chaque côté un "jeune bœuf" et deux "jeunes oryx encore à l'étable" (vue rp_e_03).

3)- Mur nord et mur sud


Un clic dans l'image montre un dessin du mur nord. Un clic ICI un dessin du mur sud.


Ils sont étudiés ensemble, car très similaires, pratiquement en miroir l'un de l'autre. Le mur nord est le mieux préservé : c'est celui qui est montré sur la photo en noir et blanc ci-dessus. Chacun est divisé en quatre parties et limité à ses extrémités par la frise rectangulaire doublée de la chaîne que nous avons rencontrée sur le mur est. Les bandes horizontales qui séparaient la zone décorée du sol n'ont pas été réalisées (sauf leurs esquisses à la limite du mur est) ; elles se seraient terminées au niveau du mur bordant le sarcophage. Sur la vue rp_n_01, on peut voir les zones 2,3 et 4 du mur nord et sur la vue rp_s_01 les mêmes sur le mur sud.

Zone 1
Elle regroupe quatre registres d'offrandes de nourriture et de boissons. Les registres supérieur (N°1) et inférieur (N°4) sont nettement plus hauts que les registres médians (N°2 & 3).
Sur cette photo du mur nord on voit une partie des registres 1 & 2. Dans le N°1 (et le N°4) existe un empilement indescriptible mêlant légumes, viandes, vases, pains, oiseaux, etc. comme si l'artiste n'avait pas voulu laisser une seule zone vide. Voici quelques exemples : extrémité est du 4e registre nord (vue rp_e_04) ; même registre, plus à gauche (vue rp_e_02) ; Registre 1, à la limite de la zone 2 (vue rp_e_03)
Dans chacun des deux registres médians cinq carcasses de bœuf sont alignées à terre.

Zone 2
Elle est constituée par une "pancarte", une liste d'offrandes de 99 entrées sur trois registres (voir celle sur le mur nord). Chaque entrée comporte trois parties : en haut, un texte descriptif, au milieu, la forme de l'objet (vase, oiseau, pièce de viande, pain,... et enfin en bas la quantité.

Zone 3
Elle est représentée par cinq lignes verticales de texte (voir ci-contre, mur nord). Le texte débute du côté est par "Pour le ka de" suivi par des titres du défunt et la forme abrégée de son nom, Meri. Les quatre autres colonnes débutent toutes par des titres. La seconde se termine par "l'honoré (le bienheureux) Mererouka" et la colonne finale par "celui qui est honoré auprès d'Anubis, maître de l'Occident, et auprès d'Osiris, maître de Busiris, qui est à la tête des occidentaux (= les défunts) et auprès du Grand Dieu des funérailles, Meri ".

Zone 4
L'extrémité ouest de la paroi, qui surplombe le sarcophage et le muret qui l'entoure, comporte un décor en façade de palais, formé d'un mélange de motifs de nattes et de tentures sur des supports (voir celle du mur nord). En haut court une ligne de texte horizontale avec des titres et le nom Meri.

4)- Mur ouest

On peut dire qu'il est divisé horizontalement en deux zones superposées, décalées l'un par rapport à l'autre de la largeur du sarcophage (vue vers l'ouest).

Première zone

C'est celle qui se trouve au-dessus du sarcophage, derrière le couvercle. Elle-même est subdivisée en deux parties symétriques par le milieu, quasiment en miroir (ligne rouge sur la photo).
Une nouvelle fois, la ligne horizontale du sommet porte des titres et le nom Meri.
En dessous, trois registres superposés portent chacun des vases ou des coffres contenant des produits précieux désignés par leurs noms. Tous ont un rapport avec le rituel funéraire et l'embaumement.
Les registres supérieur et inférieur sont identiques : un vase haut alterne avec une colonne de texte qui commence par "Pour le ka de", suivi de titres puis le nom, soit Meri, soit Mererouka. Les vases, au nombre de sept de chaque côté, contiennent les sept huiles canoniques destinées aux onctions rituelles.
Le registre médian contient cinq coffres de chaque côté (vue rp_w_01, vue rp_w_01_detail, et dessin (J.H.) ci-contre). Chacun d'entre eux est fermé au sommet pour protéger son contenu et surmonté de deux lignes de textes. La première est une formule eulogique, similaire à celle accompagnant les vases, sauf que le nom est ici toujours Meri ; la seconde précise la nature du contenu.
Du centre vers la périphérie, on trouve : "Natron de Basse Égypte, choses divines et pures" ; "Lin royal bleu de première catégorie" ; "Une quantité de natron pur et divin" ; "Lin royal bleu de première catégorie" ; "Natron de Basse Égypte, choses divines et pures".

Seconde zone

Elle est constituée par la face antérieure du mur de blocs calcaire qui entoure le sarcophage. Il est lui-même divisé en deux parties symétriques par la rampe montante. Comme les deux côtés de celle-ci et les extrémités des murs nord et sud, chacun des deux segments porte un décor en tendues de nappes et tentures imitant une façade de palais, mieux conservé au sud qu'au nord. Du côté sud on trouve d'infimes restes de couleur (vue de près).

Le sarcophage

La cuve mesure environ 4 m du nord au sud, 1,75 m d'est en ouest et un peu plus d'un mètre de haut. La partie intérieure, destinée à accueillir le cercueil, mesure 2,25 m nord-sud, 0,80 m est-ouest et 0,80 m de profondeur. La partie médiane est décentrée vers l'ouest.
Le couvercle mesure environ 3,5 X 1,75 X 0,30 m.
Le sarcophage porte six inscriptions, sur le dessus et la face est du couvercle, ainsi que sur ses quatre faces intérieures (à 10-12 cm du haut), où persistent quelques traces de peinture verte.
Tous les textes énumèrent les titres du défunt et ses deux noms.

1. Sur le couvercle, à 30 cm à l'est de la zone centrale, et à 50 cm de la limite est, le texte commence à 52 cm de l'extrémité nord et finit à 42 cm de l'extrémité sud : "Le noble héréditaire et comte, ministre de la justice et vizir, ami unique, (prêtre) ritualiste, scribe du livre divin, directeur de tous les offices divins, Meri. Huissier (?) du dieu Dedoun, qui a puissance parmi les dieux, Meri. Supérieur des deux côtés (ou des deux rangées de nage) du bateau des médecins de la grande maison, Mererouka".
2. Le long du côté est du couvercle (vue), 21 cm sous l'extrémité supérieure et au dessus de l'inférieure, commençant à 10 cm au nord et se terminant à 10 cm au sud : "Le noble héréditaire et comte, le ministre de la Justice et vizir, chef ritualiste, la main de ..., ami unique, prêtre funéraire d'Anubis, maître des grands, scribe du livre divin, directeur de tous les offices divins, directeur des deux sièges, Mererouka, de son beau nom Meri".
3. Côté interne nord de la cuve (vue) : "Noble héréditaire et comte, Meri ; ministre de la Justice et vizir, Meri".
4. Côté interne est de la cuve : "Le ritualiste, l'administrateur du domaine de (la vigne) 'Étoile-d'Horus-président-au-ciel', Meri; (seul) confident du roi sur les deux rives, Meri; bâton de la déesse Hesat, ami unique, Mererouka de son beau nom Meri".
5 et 6. Côté interne ouest (vue) et extrémité sud de la cuve (vue), respectivement : (5) "Le noble héréditaire et comte, chef ritualiste, main de ..., ami unique, ...d'Anubis, prêtre funéraire d'Anubis, scribe du livre divin, directeur de tous les offices divins, directeur des deux sièges, directeur des châteaux de l'eau, l'honoré par Osiris, main de ... (6) Meri; maître des secrets de la salle de bain, ami unique, Meri".

 LES TROUVAILLES 

Quand le puits funéraire fut vidé, dans les années 1921-22, il fut rapidement évident que la chambre sépulcrale avait été violée dès l'antiquité. C'est ainsi qu'apparut dans les débris un repose-tête en albâtre au nom de Mererouka, ce qui montrait aussi que le sarcophage lui-même avait été ouvert.
Lorsqu'ils pénétrèrent dans la chambre, les archéologues virent que le couvercle du sarcophage avait été déplacé vers l'avant, et que les restes mortuaires du vizir dépecé gisaient de-ci, de-là.
L'examen de ces restes a montré que Mererouka était un homme d'âge moyen au moment de son décès. Son crâne est assez particulier, avec un visage large et court, au menton proéminent. Il n'a cependant pas le type négroïde.

Il n'y a plus trace d'un cercueil interne en bois, mais néanmoins son existence est probable, car on a retrouvé un fragment d'incrustation qui a dû lui appartenir. Le cercueil a probablement été réduit en miettes pour récupérer des fragments d'or.
Parmi les objets retrouvés, seule une grande (0,50 m de haut) jarre en granit était intacte. Parmi les autres objets : des vases canopes (il n'est pas précisé s'ils contiennent des viscères ou sont factices) ; des récipients variés, certains avec des anses ; de la vaisselle de calcaire ou d'albâtre ; deux tables d'offrandes circulaires en albâtre inscrites aux titres et noms du vizir, et des modèles d'outils en cuivre. Voir des dessins de certains outils de cuivre et de différents modèles de vases.

Bibliographie
Beaucoup de dessins sont des oeuvres originales, d'autres sont inspirés par les publications de Duell ainsi que de Firth & Gunn et de la récente publication de Naguib Kanawati à l'ACE, dont un certain nombre de photos ont été utilisées (avec autorisation). Les images de la chambre funéraire sont, pour beaucoup, dues à l'amabilité des membres de l'Associacion Espanola de Egiptologia et de sa présidente, Rosa Pujol.

• DARESSY, G : Le Mastaba de Mera in 'Mémoires présentés à l'Institut Égyptien, vol.3, pp.521-74; Cairo, 1898.
• DUELL, P : The Mastaba of Mereruka; University of Chicago Press, 1936.
• FIRTH, C M and GUNN, B : Excavations at Saqqara, Teti Pyramid Cemeteries, 2 vols., pp.23-5 - pls.2-4, pp132-150 - pl.9, 58-60; Cairo, 1926.
•  HUGHES, R.E : "Space between : the role of streets in Ancient Egypt", KMT, 19, 2, p 52-66, Summer 2008
• KANAWATI, N and ABDER-RAZID, M : Mereruka and his family, Part I, The Tomb of Meryteti : Report 21; Australian Centre for Egyptology, 2004.
• KANAWATI, N and ABDER-RAZID, M : Mereruka and his family, Part II, The Tomb of Waatetkhethor : Report 26; Australian Centre for Egyptology, 2008.
• KANAWATI, N and ABDER-RAZID, M : Mereruka and his family, Part III:a, The Tomb of Mereruka : Report 29; Australian Centre for Egyptology, 2010.
• KANAWATI, N and ABDER-RAZID, M : Mereruka and his family, Part III:b, The Tomb of Mereruka : Report 30; Australian Centre for Egyptology, 2010.
• KANAWATI, N : The Living and the Dead in Old Kingdom Tomb Scenes : DigiZeitschriften, Volume 9 (extract); 1981.
• KANAWATI, N : Conspiracies in the Egyptian Palace - Unis to Pepy I : Routledge, London and New York; 2003.
• KANAWATI, N : Decorated Burial Chambers Of The Old Kingdom, SCA Ed, 2010
• NIMS, C F : Some Notes on the Family of Mereruka, Journal of the American Oriental Society, Vol. 58, No. 4 (Dec., 1938), pp. 638-647.
• PORTER, B and MOSS, R : Topographical bibliography of Ancient Egyptian hieroglyphic texts, reliefs and paintings, volume III, part 2, pp.525-534 and fig.LVI; Griffith Institute, Ashmolean Museum, Oxford, second edition, 2003.

"Lotus versus Lys d'eau" :
• OSSIAN Claire : "The most beautiful of flowers ; Water lilies & Lotuses in Ancient Egypt", KMT, 10, 1, Spring 1999, p 49-59 (avec bibliographie étendue)
• HARER Benson W. : "Lotus" in The Oxford Encyclopedia of Ancient Egypt, under the direction of Donald B Redford, The American University in Cairo Press, 2001, vol II, p 304-305

Pages originales par Jon Hirst
Texte et dessins par Jon Hirst
Photographies par (ordre alphabétique) Thierry Benderitter, Paul Biesta, Serge Blanc, Jon Bodsworth, Tish Chapman, Sophie Desmettre, Verety Endal, Hans Groesz, Alain Guilleux, Jon Hirst, Christian Mariais, Rosa Pujol, Nicolas Robert
Version française par Thierry Benderitter
© OsirisNet 2011


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