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C'est la première des pièces creusées dans la roche. D'une
hauteur de 2,05 m, et d'une largeur de 2,25 m, elle a une
longueur de 7,6 m. Par rapport aux autres parties construites,
le plafond paraît soudain extrêmement bas.
Il n'y a de décoration que sur 1,25 m de hauteur, au dessus
d'une bande non décorée de 0,8 m.
Dans un premier stade de construction, la pièce se terminait
probablement à l'emplacement de ce qui a été ensuite
la double entrée vers les chapelles d'offrande.
1)- Mur Nord

Mur Nord. Pointer sur l'image pour agrandir. |
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Le mur Nord est percé sur son côté Ouest (à gauche) par la porte donnant
accès à la cour, d'où nous venons.
La zone décorée, divisée en quatre registres de même hauteur,
comporte des scènes de vannage, tamisage, stockage et récolte
de céréales. Nous en sommes au stade final de la moisson,
qui commence à l'extrémité Nord du mur Est.
Comme souvent dans le mastaba, la lecture doit ici se faire
de bas en haut.
• Chaque tâche est décrite individuellement
(de gauche à droite) comme "vannage",
"balayage" et "
tamisage de l'orge par des ouvriers
agricoles". Le foulage pour séparer les graines des
épis et de la paille, n'est pas représenté. A droite un homme
écarte de la paille avec une fourche à trois dents. Partout
le grain est décrit comme étant de l'orge. A gauche, un officiel
surveille.
• Au registre suivant, des mesures à
grains sont remplies à partir de deux grands tas. La scène
est rarement représentée et se compose de deux images superposables
: à gauche, un tas d'orge (jt)
et à droite, un tas de blé (bdt).
Les deux hommes remplissant les mesures sont surveillés par
le "crieur" (nxt xrw), qui compte
le nombre de mesures pour le "scribe du grenier", non représenté
ici. Le grain mesuré est ensuite mis en sacs.
• Le registre suivant montre la suite des
opérations, après l'ensachage. Quatre hommes portent ces sacs
sur leur têtes vers la gauche. Le premier est déja
arrivé à destination et, aidé par un autre, il soulève son
sac de dessus sa tête, devant un des sept greniers à
remplir(vue
68).
• Le registre du haut décrit l'étape ultime
et s'intitule "enregistrement du grain,
1000 (sacs) de blé et 100 (sacs) d'orge".
Le décompte du grain est effectué par quatre maires de villages
de la Haute Égypte, appelés devant le scribe de l'administration.
Ils sont âgés et se tiennent de façon déférente
devant lui.
Un officiel, qui les a probablement mandés, marche derrière
eux. Après le décompte, la liste est présentée au super intendant
accroupi à l'extrémité droite.
2)- Mur Est
C'est lui qui présente la plus longue décoration de la tombe.
Elle est divisée en deux grandes zones de quatre registres
inégaux. Le plus bas est interrompu par une niche décentrée.
Les parties les plus externes montrent deux figures en pied
des défunts, Khnoumhotep regardant au Sud (dans le coin Nord)
et Niankhkhnoum regardant au Nord (dans le coin Sud). Ils
occupent la hauteur des trois registres supérieurs.
Sur la partie centrale, nous les voyons confortablement
assis, Niankhkhnoum dans une chaise à porteur allant vers
le Nord (section Nord du mur) et Khnoumhotep sur une chaise
normale regardant vers le Sud (section Sud du mur, derrière
son frère); là aussi ils ont trois registres de haut.
La section
Nord (l : 4,04 m / h : 1,25 m) contient des scènes agricoles
et de moissons, qui s'étendent jusqu'au côté gauche du quatrième
registre. La section Sud (l : 3,56 m / h : 1,25 m) montre le travail dans les ateliers sur les trois registres du
haut. Le quatrième registre contient un défilé (trente femmes
employées du domaine) qui s'étend sur la section Nord du mur,
jusqu'au côté droit de la niche.
Mur Est - section Nord
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Mur est - moitié Nord
(basé sur "Das Grab des Nianchchnum und Chnumhotep") |
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Cette section du mur Est est limitée par Khnoumhotep (debout
à gauche) et Niankhkhnoum (assis à droite), qui inspectent
les travaux agricoles. Au niveau des deux registres les plus
bas, se trouve l'ouverture d'une niche offertoire (l : 1 m
/ h : 0,52 m / profondeur : 0,52 m). Cela donne une composition
bizarre, avec à gauche des scènes se rapportant à ce que l'on
trouve sur la moitié Nord du mur, mais à droite une scène
différente sans lien avec le reste, le défilé des trente femmes.
• Khnoumhotep, à gauche est accompagné par
son aîné, Ptahshepses, (vue
71) qui tient la canne de son père ; à nouveau il apparaît
nu (comme sur le vestibule d'entrée de cette pièce). Derrière,
un serviteur tient un parasol a long pied au dessus du défunt.
• Niankhkhnoum est installé sur une litière
(vue
73) portée par six serviteurs, avec au milieu d'eux un
nain nommé Khednes. Le nain est nu et il porte un coffre à
vêtements sur ses épaules.
Deux hommes précèdent les porteurs, un barbier, puis un prêtre
funéraire, avec un chien en laisse. Ce chien un sloughi (?),
semble être le chien favori du défunt, il est appelé Hekenen.
Derrière Niankhkhnoum trois hommes superposés, celui du milieu
est nu et porte un sac sur ses épaules, ce qui indique un
rang inférieur parmi les serviteurs. Les deux autres sont
prêtres funéraires, celui du haut étant aussi manucure et
l'autre aussi barbier.
Les
registres avec scènes agricoles
A lire de haut en bas
(vue 71, vue 72 et vue 73).
• Le registre du haut, consacré aux travaux
des champs, se lit de droite à gauche.
Tout d'abord, le labourage avec des boeufs conduits par un
laboureur et deux autres ouvriers. Derrière vient un semeur,
dispersant ses graines dans les sillons ; celle-ci est alors
enfouie par un troupeau de béliers Pour faire avancer les
bêtes, trois bouviers marchent derrière armés
de fouets.
A gauche, changement de décor, avec la cueillette du
lin. Les tiges sont coupées, mis en bottes et séparées des
mauvaises herbes par trois hommes. Elles sont ensuite mises
en fagots et transportées sur le dos d'un homme vers deux
autres personnages chargés de la collecte.
• Au second registre, quatre laboureurs
moissonnent à la faucille un champ de blé. Le plus
vieux est assoiffé et il se repose pour se rafraîchir, s'attirant
une remarque sarcastique du surveillant debout à gauche :
"plus vite, homme fatigué!".
Sur le côté gauche les gerbes sont transportées par quatre
ânes, un ânon se trouve aux pieds de sa mère, devant le groupe.
• Au troisième registre, réduit par la niche,
six ânes qui ont déposé leur charge sont reconduits
aux champs, pour transporter d'autres gerbes. Ce retour des
ânes n'est pas toujours représenté dans les scènes de ce genre.
Ils trottent vers douze gerbes, alignées deux par deux, qui
se trouvent à droite, au dessus de la niche.
• Enfin au registre du bas, sous la représentation
de Khnoumhotep, se trouve une aire de battage où paysans
et boeufs foulent les épis et séparent le grain. A
droite, les gerbes sont amenées par les ânes et sont empilées
par deux ouvriers. Les grains sont alors identifiés comme
étant de l'orge. Le grain est mis en silos par trois hommes.
Quand à la scène de vannage, elle est située
sur le registre du bas du mur Nord, dont elle est séparée
par le motif en échelle.
Mur Est- section Sud
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Mur Est - moitié Sud (basé
sur "Das Grab des Nianchchnum und Chnumhotep") |
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Comme pour la partie Nord, les trois registres du haut sont délimités
par les défunts, Khnoumhotep (assis à gauche) et Niankhkhnoum
(debout à droite), observant les diverses scènes.
• Khnoumhotep est assis sur sur un fauteuil
à haut dossier et accoudoirs, dont les pieds reposent
sur de petites plate-formes (peut être des sabots de bovidés)
et non sur la large base habituelle.
A ses pieds, un des ses fils, nu, probablement le cadet :
"Niankhkhnoum le jeune", ainsi
nommé en référence à son oncle.
La main gauche du défunt est tendue vers la droite, peut être
pour saisir un document donné par un employé, représenté au
second registre. La zone où aurait du se tenir cet
employé semble avoir été détruite intentionnellement. Il persiste
au dessus de la zone endommagée l'inscription : "transmission
du rapport sur les travaux de tous les artisans.".
• Niankhkhnoum est à l'extrémité Sud. Il
est accompagné par "son fils, le juge
et scribe, Hem-ra" , qui a sa petite taille habituelle
et tient la canne de son père ; bizarrement, il est nu.
A droite un homme debout lit un grand rouleau de papyrus et
comptabilise les travaux. L'inscription entre Niankhkhnoum
et les trois registres du haut se lit : "
Examen de l'ensemble des travaux par le superviseur des manucures
du palais, Niankhkhnoum".
Les
registres avec artisans
Ils se lisent de haut en bas.
• Le registre du haut est consacré tout entier à
la fabrication d'une statue.
Les six scènes se lisent de gauche à droite, la dernière scène
montrant la peinture finale d'un grand coffre destiné au transport.
On voit la sculpture avec maillet et ciseau de la statue en
bois, puis sa peinture. A l'extrême droite la personne déjà
mentionnée fait rapport des différents travaux à Niankhkhnoum.
• Le registre du milieu montre le travail
de la métallurgie.
La première scène : fonte du métal (bronze?) par quatre ouvriers
(vue
77), le surveillant commente : "votre
souffle a chauffé l'air, la coulée est raffinée".
Celle ci est utilisée ensuite pour sertir une lame.
Puis vient la fonte de l'or, pour produire les feuilles utilisées
ensuite pour plaquer divers objets de l'équipement funéraire.
Il y a : un sceptre "sekhem", l'agrafe d'une jupe, une canne
d'officiel, et enfin un diadème funéraire. A l'extrême gauche
la même personne reporte à Khnoumhotep.
• Le troisième registre, montre de la joaillerie
(moitié droite) et des charpentiers (moitié gauche). Les bijoutiers
fabriquent, en trois phases, un grand collier de perle avec
le traitement final des perles par nettoyage avec du parfum.
A gauche, fabrication de diverses pièces funéraires en bois
: un lit (vue
79), un pilier Djed (vue
80), une chasse sacrée (pour la protection d'une statue
divine) et un appui-dos à deux pieds (vue
80b). La dernière scène montre le sciage de grumes maintenues
verticalement.
Défilé
provenant des domaines
Le titre ci-dessus n'est pas complètement adéquat, car aucun
texte, associé au défilé de femmes apportant des produits,
ne contient d'indication de lieu de provenance. Habituellement,
il y a un déterminatif de type "ville", ou "propriété" ,
ou encore une indication de nome.
Ces indicateurs se voient, par exemple, dans la section Akhethetep
de
Le mastaba de Akhethotep et Ptahhotep, mastaba D64, (Akhethotep
vue 01). Cela pourrait indiquer que le défilé est une
fiction destinée à procurer de façon magique les provisions
nécessaires dans l'Au-delà.
Le défilé s'étend du bord Sud du mur vers le côté droit de la niche.
La procession comporte trente femmes. Elles apportent des
denrées à Niankhkhnoum (d'abord) puis à Khnoumhotep.
A ces trente, il faut en ajouter six autres sur les murs latéraux
du passage de la première chambre vers la cour : trente six
personnes aux total représentent donc les domaines.
Les femmes sont chargées d'offrandes, portées dans des paniers
ou des boîtes sur la tête, dans le creux de leurs bras,
ou à la main lorsqu'il s'agit d'un animal tenu en laisse.
Elles sont vêtues de longues robes sans manches, ornées
de motifs et de couleurs variés, tenues par une bretelle unique
(vue
82 et vue
83). Elles portent aussi un collier ainsi que des bracelets
aux bras et aux poignets.
Les produits apportés sont : pains, viandes, bière,
figues, volaille, fruits, pâtisseries, oignons, légumes, salades
etc...; parmi les animaux vivants: ibex, veau, oryx, gazelles
et même des hérissons en cages.
3)- Mur Sud

Mur Nord. Pointer sur l'image pour agrandir.
cliquer ici |
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Comparée au mur Est, la zone décorée est relativement petite
(l : 2,1 m / h : 1,2 m). Elle est divisée en trois registres,
celui du haut beaucoup plus grand que l'ensemble des deux
autres.
Il s'agit d'un banquet funéraire, avec au registre du haut
les deux défunts entourés de nourriture et de boissons, le
registre du milieu montre des distractions musicales, celui
du bas, des danseurs.
• Le registre
du haut montre Niankhkhnoum assis à gauche et Khnoumhotep
à droite, chacun ayant sa propre table d'offrande où
s'entassent verticalement des demi-miches de pain. La partie
centrale contient une grande variété de nourriture et de boisson.
Derrière Niankhkhnoum se tient sa femme Khentikaous, qui est
de façon inhabituelle de même taille que lui et sur une chaise
identique. Khnoumhotep, lui, est seul, mais la représentation
initiale à été modifiée à une date tardive, probablement à
l'ouverture de la tombe pour le culte. Une figure de femme
est encore visible, quoique presque complètement effacée ;
les lignes de contour de la silhouette évidée ont été remplies
de plâtre. Pourquoi Khenout a t'elle ainsi été effacée, et
ici seulement ? Mystère qui ne sera jamais résolu.
Pour la première fois, la formule utilisée pour nommer les deux défunts
diffère, Khnoumhotep est dit : "honoré
par le grand dieu", tandis que Niankhnoum reste :
"confident du roi et conseiller privé".
On peut déduire de ceci que Khnoumhotep était sans doute décédé
lors de la dernière version de cet écrit. Cela explique
peut-être aussi sa représentation sur le côté Ouest du mur,
place habituelle de Niankhnoum.
• Le registre
du milieu montre de nombreux musiciens assis sur le
sol ; il y a un clarinettiste, deux flûtistes, deux harpistes
et six chanteurs - appelés "chironomistes" (voir ci-dessous)
– et un chef debout à l'extrême droite.
L'ensemble est divisé en trois groupes instrumentaux. Cela
peut paraître une complaisance envers les instrumentistes,
mais il se peux auss, qu'ils soient associés aux deux défunts.
Seul le flûtiste a un nom (à droite), Ankhredounesout.
Un des trois "chironomistes" à droite semble être hors de
mesure par rapport aux autres. Le chef l'interpelle en donnant
le titre suivant : "le chant
qui vient juste de se terminer, est 'le chant des deux frères
divins', reste avec lui! (= en mesure)".
• Au registre
du bas, nous trouvons une scène de danse. Peut être
n'est elle pas reliée aux scènes musicales au dessus, mais
a t'elle suivie la musique durant le repas funéraire des défunts.
Le registre montre deux danses
différentes, une danse masculine à gauche, une féminine à
droite.
Le groupe masculin est composé de trois hommes agenouillés,
accompagnés à leur droite par deux autres debout frappant
dans leurs mains pour donner le rythme. Le texte au dessus
d'eux nomme la danse: : "voyez
la danse teref!".
Le groupe féminin est composé de huit danseuses, qui défilent
vers la droite bras au dessus de leur tête, dans l'attitude
de porter ; le nom de la danse: "véritable
danse Iba".
Comme cette danse Iba est souvent représentée elle aussi en
liaison avec des scènes agricoles, il se pourrait que les
deux séries de danses soient en rapport avec les moissons.
Les pas des danseurs sont rythmés par six femmes dans deux
sous-registres à l'extrémité droite. Elles sont agenouillées
sur le sol, frappant dans leur mains.
La femme de tête est la fille de Niankhnoum : "L'administrateur
du roi, Hemet-ra". Elle est aussi vêtue d'un pagne
à devanteau, mais avec des bandes croisées sur la poitrine,
et en plus d'un collier, des bracelets de poignets et de bras.
Sa coiffure est aussi différente, elle porte une natte roulée
en boule alors que les autres ont la chevelure courte.
4)- Mur Ouest
Il comporte deux parties. Au Sud (3,2 m), il est encore divisé par les deux
passages vers la chambre d'offrande. La partie Nord (largeur
3,7 m) se termine à l'emplacement qu'atteignait le battant
de porte ; il y a donc une partie non décorée de 0,9 m à
cet endroit.
La zone habituellement non décorée du bas (0,8 m) comporte
cette fois ci quatre fausses portes, et une cinquième incomplète
(et ajoutée plus tard) sur la droite.
Mur Ouest – section Sud
La décoration tient compte des passages vers les salles d'offrande.
Leurs deux entrées (l : 0,83 m / h: 1,8 m) sont séparées par
un mur de 1,18 m de large, ayant l'apparence d'un pilier central
(vue
91).
Il est décoré par la très célèbre représentation des deux
frères s'embrassant (vue
92).
Un seul linteau unit les deux passages et le sommet du pseudo-pilier.
Il comporte, en deux sections, une liste d'huiles pour les
deux défunts.
A gauche du passage Sud on trouve l'équivalent d'un montant
de porte, décoré de trois prêtres funéraires, le pilier lui-même
tenant le rôle de l'autre battant. Il n'y a pas d'équivalent
pour le passage Nord, son côté Nord constitue le début de
la section Nord du mur Ouest, avec le début de scènes montrant
les deux défunts dans un champ de papyrus dans le delta.
Les listes d'huiles

Partie de la liste d'huiles.
Pointer sur l'image pour plus de détails.
(Cliquer ici pour la iste complète.) |
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Le linteau au dessus des deux passages est divisé en deux sections.
Il contient deux listes d'huiles sacrées destinées aux deux
défunts, chacune débutant au centre du pilier. La liste de
gauche appartient à Niankhkhnoum et s'étend au dessus du passage
Sud. La liste de droite appartient à Khnoumhotep et s'étend
sur le passage Nord. Les listes sont limitées par un motif
d'échelle horizontal au dessus et au dessous.
On y trouve : parfum de fêtes, huile hekenou, huile de pigne,
huile nekenem, huile teout, huile de pigne de la meilleure
qualité, huile libyenne de la meilleure qualité.
Les listes sont donc conçues comme un entrepôt fictif
d'huiles. Fait rare, les sept huiles sacrées de l'Ancien Empire
sont non seulement nommées, mais montrées dans
des vases reposant sur des tables. .
Les
prêtres funéraires
A gauche du passage Sud, un étroit (0,36 m) jambage
de porte (vue
90) va de la liste des huiles pour Niankhkhnoum jusqu'à
la partie basse non décorée. Ici figurent, l'un au dessus
de l'autre, trois prêtres funéraires regardant vers la droite.
Ils apportent des offrandes : pain, bières, figues, légumes
et grappes de raisins.
Le pilier central
Sur le pilier central se trouve la fameuse scène qui
montre les deux frères s'embrassant, en présence de leur enfants
réunis. Les femmes n'y sont pas.
Ils sont debout et se font face. Niankhkhnoum est légèrement en avant,
à gauche, regardant vers Khnoumhotep qu'il masque partiellement.
Ils sont habillés à l'identique et ont leurs cheveux
naturels, ce qui se voit mieux chez Niankhkhnoum (pas de perruque).
Tous deux ont un grand collier et un pagne à devanteau avec
ceinture.
Niankhkhnoum, bras gauche vers le bas, tient dans sa main
droite l'avant bras gauche de Khnoumhotep. Celui-ci pour sa
part a son bras droit derrière le dos de Niankhkhnoum et agrippe
son épaule droite.
L'inscription derrière les deux personnages donne noms et
titres habituels, mais ajoute "ainsi
que ses enfants".
Ce type de scène d'embrassade est extrêmement rare, même avec
une épouse ou entre une mère et sa fille ou son fils. Nous
avons vu (page 1) les hypothèses pour essayer de l'expliquer,
mais la question n'est pas close et ne le sera sans doute
jamais.
Les enfants son nommés en tant que "sa
progéniture" (msw.f), ils sont représentés derrière
leur père respectif. Un tel regroupement s'observe souvent
à l'ancien empire, mais normalement les épouses sont représentées.
Les enfants de Niankhkhnoum (trois fils et trois filles) sont
debout à gauche dans deux sous-registres, derrière leur père
et de taille plus petite (vue
95). Tous sont habillés en costume de fête, sauf
le benjamin qui est nu avec la tresse de l'enfance. Les hommes
portent la jupe à devanteau, les femmes une robe sans manche
et un collier.
Au sous-registre du haut (de droite à gauche) nous trouvons
: Hem-ra (m), Hemet-ra
(f) et Qed-ounas (m); dans le
sous registre du bas : Kheouiten-re
(f), Nebet? (dégradé) et Khnoumhezeouef
(m).
De la même manière les enfants de Khnoumhotep (cinq fils et
une fille) sont dans deux sous-registres, derrière leur père
(vue
96). Cependant seuls les trois du sous-registre du haut
sont les enfants "physiques" du défunt, car ils sont seuls
vêtus comme les enfants de Niankhkhnoum. Les autres
ont une simple jupe et portent des offrandes diverses. Mais,
même ainsi, ils sont considérés comme ses enfants.
En haut: - Ptahshepses (m),
Ptahneferkhou (m) et Rewedzaous
(très dégradée); et dans le sous registre du bas : Kaizebi
(m), Khnoumheswef (m) et Niankhkhnoum
le jeune.
Mur Ouest – section Nord
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Mur Ouest -moitié Nord (cliquer
sur une zone pour agrandir)
(basé sur "Das Grab des Nianchchnum und Chnumhotep") |
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La section Nord du mur Ouest commence immédiatement à droite
du passage Nord vers la chambre d'offrande. Elle comporte
deux grandes parties de proportions différentes. A gauche,
les deux défunts chassent dans un fourré de papyrus. A droite
l'image est divisée en trois registres inégaux. On
y voit la vie des bouviers dans les champs et l'alimentation
des troupeaux de boeufs. Dessous un long sous-registre se
termine par une niche étroite (0,55 m de large / 0,3
m de haut et 0,35 m de profondeur). Il s'agit de joutes nautiques
lors du retour à la maison des bouviers. En bas, sous le quatrième
registre, se trouvent des fenêtres d'apparition.
Chasse
dans le fourré de papyrus (vue
97a)
Les deux défunts sont représentés de chaque côté du fourré, Niankhkhnoum
à droite, Khnumhotep à gauche. Tous deux semblent marcher
à grands pas, debout dans un frèle bateau en
papyrus, manoeuvré à la poupe par un homme avec
une perche. Ils sont dans une crique encombrée de fleurs de
lotus.
Le premier chasse des oiseaux sauvages, le deuxième harponne
des poissons
Niankhkhnoum (à gauche) : "briser les
ailes et/ou le cou d'échassiers dans le fourré de papyrus",
sa femme Khentikaoues l'accompagne, accroupie entre ses jambes
; son fils Hem-ra est debout à la proue. Derrière dans un
petit sous-registre, deux assistants, qui portent des flèches
de rechange et un oiseau sauvage.
Khnoumhotep (à droite) : "Harponner
les poissons dans les marécages est la plus belle des choses."
Il est désigné comme "Celui
qui est honoré par le grand dieu" peut être une indication
de son décès. Sa femme Khenout, l'accompagne accroupie au
milieu du bateau, Shepsesptah son fils est à la proue. Il
n'y a pas d'assistants.
On voit que nous retrouvons la même scène que sur le mur Sud
du premier vestibule. Remarquons une grenouille dans le fourré
(vue
100 et vue
100b).
La
vie des bouviers dans les champs (vue
97b)
A droite de la chasse, sont illustrés différents aspects
de la vie des bouviers. La scène est partagée en trois registres,
différents en hauteur et largeur : au premier de l'artisanat,
au second, alimentation du bétail et enfin, retour à la maison
avec traversée d'un gué par le troupeau.
• Le registre du haut contient trois scènes,
à lire de la droite vers la gauche.
Dans la première, trois personnes fabriquent une natte de
papyrus, l'un tresse les fibres pour former le canevas, les
deux autres les dépoussièrent et tissent la natte. Un superviseur
veille.
La seconde, une scène de boulangerie, se lit en sens inverse.
L'un des bouviers malaxe la pâte, un autre moule les miches,
le dernier les met au feu. Il encourage celui qui moule "Allons
! donne m'en une". Enfin à l'extrémité du registre
supérieur, il y a un surveillant assis sur une chaise tressée
; il porte la barbe et sa tonsure dénote un vieil homme. Il
accepte un bol que lui tend le bouvier debout devant lui,
et qui dit: "Ceci est agréable, tu
en seras satisfait!".
• Le registre médian, divisé en trois,
se lit à partir de la droite. Une vache vêle, aidée par trois
hommes (vue
103). L'un d'eux immobilise la vache par les cornes, un
second tire sur le veau, un troisième guide du geste. Sur
la seconde scène, un veau est nourri au lait : il est probablement
élevé par l'homme. (vue
104) Plus loin un bouvier trait une vache, devant laquelle
se tient un veau (vue
105). Il est aidé par un assistant qui entrave la vache.
Enfin à gauche deux hommes sont derrière un abri (vue
106). L'un découpe une chèvre, tandis que l'autre, identifié
comme le fermier Khouy, est confortablement installé et sommeille.
• Au registre inférieur la scène traditionnelle
de traversée d'un gué, sous la conduite du : "superviseur
des prêtres funéraires, conducteur des bouviers, Ankhredounesou".
Le texte dit : "quitter les marais
pour atteindre des terres plus élevées, par les bouviers
et leurs troupeaux". Huit grands troupeaux suivent
les bateaux, lesquels sont chargés de marchandises et de bouviers.
Joutes
(Vue
97c)
Ce registre de grande taille, est connu comme "joute des marins".
Mais il pourrait s'agir des bouviers du registre supérieur
qui, sur le chemin du retour, se livrent à une bataille
amicale. Bizarrement, tous les bateaux sont surchargés
de produits divers, et l'on ne semble pas craindre le chavirage.
Il s'agit sans doute d'une scène prévue pour être examinée
en continu, bien qu'elle soit interrompue par une niche.
A gauche se trouve la joute et à droite, dans la partie
plus étroite, des bouviers qui y assistent en spectateurs
(vue107).
Le nombre de bateaux impliqués dans la joute est inhabituellement
important, cinq au total menés par dix-huit hommes (trois
ou quatre par bateau). Les bâteaux semblent être
bord à bord, dans une eau peu profonde, où l'on voit
boutons de lotus et fourrés de papyrus. Les gaffes et avirons
deviennent des armes avec lesquels les hommes essaient de
faire chuter leurs adversaires. A noter cependant l'absence
de personnage dans l'eau.
Certains intervenants (surtout parmi les jouteurs) sont qualifiés
individuellement : "barbiers", "manucures" ou "prêtres funéraires"
; ce sont donc des confrères des deux hommes.
Ce qui amène une interrogation: cette scène
représente t'elle simplement des bouviers de retour
du travail, ou quelque chose de tout à fait différent? Il
pourrait en effet s'agir d'une joute organisée lors
des funérailles des deux hommes, une scène sportive
rentrant dans un contexte cultuel ? L'énigme n'est
pas résolue.
Les
fenêtres d'apparition (appelées aussi fausses portes)(vue
97d)
La zone non décorée de la partie Nord constituait probablement
l'extrémité de la construction à l'origine, comme le montrent
les deux
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Tel que vu du mur
Tjeset << | >> Hem-ra |
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fenêtres d'apparition consacrées aux défunts. Il y en a quatre
actuellement, car on a rajouté, aux deux profondes fenêtres
initiales, deux autres ; elles ont encore leur petite table
d'offrandes à terre, chacune décorée
du hiéroglyphe "hetep" et disposée
de telle sorte que l'inscription hiéroglyphique (en
creux) apparaisse lorsqu'on quitte la salle d'offrandes.
Ces fausses portes additionnelles sont celles de membres de
la famille, la plus à gauche est celle de Hem-ra, à droite
celle de sa femme Tjeset.
Dans chaque cas le défunt est représenté devant une table d'offrande, avec noms et titres sur le linteau.
4)- Passage vers la chambre d'offrandes
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 passage Nord mur Sud |
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 passage Nord - mur Nord |
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Il y a deux accès vers la chambre d'offrande dans le mur Ouest,
de chaque côté d'un pilier. Les portes s'ouvraient vers la-dite
chambre. Les passages sont de dimensions identiques (l : 0,83
m / h : 1,8 m, et épaisseur des piliers 0,67 m). Les quatre
surfaces décorées mesurent 0,57 m de large sur
0,93 m de haut, et comportent des scènes superposables.
La bordure sur le côté est dessinée avec le motif en échelle.
La bordure supérieur, comporte une frise, visible par endroit,
notamment sur le passage Nord. Le bandeau de soubassement
reste non décoré.
Le passage Sud amène vers la fausse porte de Niankhkhnoum.
Le passage Nord vers celle de Khnoumhotep. Les décorations
sont relatives à chacun des défunts.
Chacun des quatre murs est divisé en quatre registres.
Le plus haut présente un défilé d'offrande de bétail destiné
à la boucherie ; les deux médians montrent un
défilé de bêtes sauvages, diverses variétés d'antilopes, également
destinées à l'offrande. Finalement, le registre
du bas, plus étroit, montre de la volaille, avec aussi, sur
le mur Nord du passage Sud, un pigeon (vue
113). Sur les deux murs Sud il y a au total six bovidés,
dix animaux sauvages, et six volailles (bien que le texte
indique "milliers" pour les volailles); sur les
murs Nord, ce sont cinq bovidés, neuf animaux sauvages
et six volailles (ici aussi accompagnés du hiéroglyphe
signifiant "milliers"). Tous les animaux font face
à la chambre d'offrandes.
Là aussi Niankhnoum, au Sud, a la préséance, avec le
plus grand nombre d'animaux.
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