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DÉCEMBRE - DECEMBER 2012


  "Egyptological" has been hacked! / Le site "Egyptological" a été piraté !  / Source : EEF

L'excellent site "Egyptological" de Andrea Byrnes et Kate Phizackerley a disparu pour une période indéterminée, victime d'une bande de hackers professionnels, comme l'ont été d'autres sites dédiés à l'Égypte ancienne depuis quelques temps. Les pirates ont considéré ce site comme politiquement actif parce qu'il a osé commenter quelquefois la période trouble que vit l'Égypte actuellement. Le niveau de dégâts infligé ne peut pas être déterminé pour l'instant, mais le site ne pourra pas, au mieux, être remis en ligne avant fin janvier.
Ceci est à la fois inadmissible et très triste, aussi voulons-nous exprimer ici à Andie et Kate notre soutien pour leur travail magnifique : vous arriverez à faire revivre Egyptological !

Andrea Byrnes and Kate Phizackerley's excellent site, Egyptological, will be unavailable for the foreseeable future, they state: "It has been targeted by a professional hacking group as part of an onslaught on Egypt-related web sites during the current unrest in Egypt. They apparently see Egyptology sites such as ours as representing a form of political threat. Until we have been able to assess the level of damage inflicted upon our backup solution, and have been able to devise a new strategy for the future security of Egyptological, our site will remain unavailable. We do not expect it to be recovered until the end of January".
This is both unacceptable and very sad, and we want here to show our support to the site and to Andie and Kate who are doing a wonderful work. Long live Egyptological!



 Découverte à Saqqara de deux tombes superposées / Two superimposed tombs discovered at Saqqara 
La Mission Polonaise chargée des fouilles de Saqqara, sous la direction du Pr Karol Mysliwiec, vient de faire une découverte spectaculaire : deux tombes superposées, ce qui semble être un cas unique. Elles se situent au niveau d'une zone appelée le "fossé sec" qui borde le côté ouest de l'enceinte de Djoser, près des tombes de Merefnebef et Nyankhnefertoum, (voir plan).
Grâce à l'amabilité du Pr Mysliwiec, nous pouvons vous présenter, en exclusivité, les images ci-dessous, ainsi que son commentaire. Nous l'en remercions vivement.


1. Vue générale du terrain de fouilles. (Phot. W. Wojciechowski)
2. Paroi occidentale du "fossé sec" contenant des tombeaux rupestres. (Phot. M. Jawornicki)
3. Les travaux avec le géo-radar en 2012. (Phot. J. Dabrowski)
4. Un groupe de momies dans les couches d’époque ptolémaïque. (Phot. J_ Dabrowski)
5. La façade du tombeau d’Ikhi-Méri, découverte en 2012. (Phot. J. Dabrowski)
6. Dessin d’une scène sur la façade. (Phot. J. Dabrowski)
7. Fragment de relief sur la façade. (Phot. J. Dabrowski)
8. L’inscription contenant le titre de "général”, sur la façade. (Phot. J. Dabrowski)
9. Travaux dans le puits funéraire d’Ikhi-Meri. (Phot. J. Dabrowski)
10. Fausse porte anépigraphique retirée du puits ; au fond – la fausse-porte inscrite in situ derrière le puits. (Phot. J. Dabrowski)
11-12. La façade du tombeau d’Ikhi-Meri et la partie supérieure du tombeau "inférieur“ qui attend l’exploration. (Phot. J. Dabrowski)


L'équipe a tout d'abord trouvé en surface la tombe d'un certain Ikhi-meri, creusée dans la façade ouest du "fossé sec" (les images proviennent de ce tombeau), puis, à sa grande surprise, est apparu un second tombeau, sous le premier : son architrave, presque complètement détruite est en même temps le seuil de de la tombe de Ikhi-meri. Le tombeau inférieur doit bien sûr être plus ancien, mais il faudra attendre la saison prochaine pour en savoir plus... et enlever une couche de sable de 8m d'épaisseur qui se trouve en face de l'entrée et contient des momies d'époque ptolémaïque.

The Polish Mission in charge of the excavations of Saqqara, under the direction of Prof. Karol Mysliwiec, has just made a spectacular discovery at the level of an area named "dry moat" which edges the west side of the surrounding wall of Djoser's precint (plan), close to the tombs of Merefnebef and Nyankhnefertem: two superimposed tombs, which seems to be a unique case.
Thanks to Prof. Mysliwiec, we can present the images seen above, exclusively, as well as his notes about each, which are as follows. We greatly thank him for his kindness.
1. General view of the excavation terrain. (Photo: W. Wojciechowski)
2. Western wall of the "dry moat" containing rupestrian tombs. (Photo: M. Jawornicki)
3. Working with the geo-radar in 2012. (Photo. J. Dabrowski)
4. A group of mummies in the layers of the Ptolemaic period. (Photo: J_ Dabrowski)
5. The facade of the tomb of Ikhi-Méri, discovered in 2012. (Photo: J. Dabrowski)
6. Drawing of a scene on the facade. (Photo: J. Dabrowski)
7. Fragment of relief on the facade. (Photo: J. Dabrowski)
8. The inscription containing a "general's" title, on the facade. (Photo: J. Dabrowski)
9. Work in the funerary shaft of Ikhi-Meri. (Photo: J. Dabrowski)
10. False door with no inscription removed from the shaft; at the base – the false-door inscribed in situ behind the shaft. (Photo: J. Dabrowski)
11-12. The facade of the tomb of Ikhi-Meri and the upper part of the "lower" tomb which awaits exploration. (Photo: J. Dabrowski)


The team first of all found on surface the tomb of a certain Ikhi-meri, dug into the west facade of the "dry moat" (the images come from this tomb), then, to his great surprise, appeared a second tomb, under the first: its architrave, nearly completely destroyed, is at the same time the threshold of the tomb of Ikhi-meri. The lower tomb must of course be older, but it will be necessary to wait for the next season to know more about it... and to remove a layer of sand of 8m in thickness that is opposite the entry and contains mummies of the Ptolemaic period.



 Study reveals that Pharaoh’s throat was cut during royal coup / Plus de 3 000 ans après, la vérité sur la mort de Ramsès III 

Les circonstances de la mort de Ramsès III constituaient un mystère, qui semble avoir été résolu grâce à une étude poussée de la momie du roi (sous la direction de Zahi Hawass). Celle-ci a fait l'objet d'un examen médico-légal, radiologique, anthropologique et génétique.
Vers la fin de son long règne, Ramsès III, le dernier des grands rois du Nouvel Empire, a désigné comme successeur un fils qu'il a eu avec sa première épouse, le futur Ramsès IV. Cela n'est pas du goût de tous et une autre épouse, Tiy, monte ce qu'on a coutume d'appeler "la conspiration du harem", pour que son fils Pentaouret (nom donné dans le papyrus judiciaire de Turin) accède au trône.
La momie de Ramsès III révèle la présence, juste sous le larynx, d'une coupure de 7cm de large, atteignant les vertèbres cervicales, certainement faite par la lame d'un couteau ou autre instrument tranchant : Ramsès III s'est fait proprement égorger et sa mort a été quasiment immédiate.
La radio a retrouvé dans la plaie une petite amulette en forme d'œil d'Horus, semblable à celles que les embaumeurs laissaient dans les incisions qu'ils pratiquaient pour vider le corps de ses entrailles, le but étant en quelque sorte d'assurer la guérison de la plaie. Le dépôt de l'amulette ne dit pas que les embaumeurs ont effectué l'ouverture, mais il marque leur volonté de "soigner" la blessure pour la vie du pharaon dans l'au-delà.

Les chercheurs se sont également intéressés à une momie aussi anonyme qu'étrange, celle de l'"homme E", qui se trouvait avec celle de Ramsès III et d'autres momies royales dans la cachette de Deir el-Bahari. L'homme, âgé de 18 à 20 ans, présente autour du cou des signes en faveur d'une strangulation et l'expression de son visage est d'ailleurs horrible à regarder (vue). Il n'a pas été embaumé selon l'usage et, comble de l'impureté, son corps a été enfermé dans une peau de chèvre. L'analyse génétique montre qu'il est du même lignage que le pharaon et qu'il s'agit vraisemblablement d'un de ses fils. Et peut-être de Pentaouret, ainsi privé de sa vie éternelle. Ce n'est qu'une hypothèse.
Selon le professeur Christian Leblanc, le nom Pentaouret a été peut-être donné "dans un sens infamant au moment du procès. On se demande si sous ce nom ne cache pas celui de Seth-her-khepshef, fils aîné du roi, dont la tombe se trouve également dans la Vallée des Reines". La tombe de ce dernier n’a jamais été achevée et aucun prince n’y fut enterré. Sethherkhepshef était peut-être le fils de la grande épouse royale Tiyi et l’héritier qui aurait dû être couronné à la place de Ramsès IV.
Dans la conspiration du harem, il y a eu complot et tentative d'assassinat : le complot a échoué, mais l'assassinat a réussi.
Il reste un problème en suspens : la conspiration date du jubilé du roi en l'an 30 alors que le pharaon est mort en l’an 32, le jour 14 du 3e mois de shemou (été)...

To investigate the true character of the harem conspiracy described in the Judicial Papyrus of Turin and determine whether Ramesses III was indeed killed, anthropological, forensic, radiological, and genetic study were performed.
Computed tomography scans revealed a deep cut in Ramesses III’s throat, probably made by a sharp knife. During the mummification process, a Horus eye amulet was inserted in the wound for healing purposes, and the neck was covered by a collar of thick linen layers.
Forensic examination of unknown man E showed compressed skin folds around his neck and a thoracic inflation, suggesting violent actions that led to death, such as strangulation. Unknown man E also had an unusual mummification procedure and was covered with a “ritually impure” goatskin - which the authors say could be interpreted as evidence for a punishment in the form of a non-royal burial procedure. According to genetic analyses, both mummies had a common male lineage.
This study suggests that Ramesses III was murdered during the harem conspiracy by the cutting of his throat. Unknown man E is a possible candidate as Ramesses III’s son Pentauret.
This study is not so obvious: according to professor Christian Leblanc, the name Pentauret has been given "maybe in an infamous sense at the time.
It may be possible that this name hides that of Seth-her-khepshef, eldest son of the king, whose tomb is also in the Valley of the Queens". The tomb of this last was never finished and no prince was buried there. Sethherkhepshef was maybe the son of the great royal wife Tiyi and the heir who should have must be crowned instead Ramesses IV.

Le Monde / Telegraph / British Medical Journal / deux très bon compléments en Français : Al Ahram et sciences et avenir
For an alternative view on unknown man E, see here


 King Amenhotep II damaged in Egyptian Museum 

Un orteil d'Aménophis II est tombé, quatre mois après une opération "de maintenance" ! Il a été remis en place.

Curators at the Egyptian Museum have discovered the big toe on King Amenhotep II’s right foot has fallen off, four months after maintenance was carried out on the royal mummy. It has been repaired.

Al Ahram


 Merneptah's Sarcophagus: Biggest Ancient Egyptian Burial Box Identified Near 'Valley Of The Kings'  

Nous avons rapporté dans les nouvelles du mois dernier que, parallèlement à la fermeture de la tombe de Tutankhamon et à la mise en place d'une tombe factice, la sépulture du pharaon Merenptah (successeur de Ramsès II) avait été de nouveau ouverte après restauration.
Le corps du pharaon avait été placé dans quatre sarcophages de granit rouge et travertin, qui ont eu des destins divers. Les archéologues ont reconstitué le quatrième cercueil, le plus externe, pillé et cassé dès l'antiquité par un chauffage intense. Il s'agit de la plus grande cuve jamais réalisée pour un roi en Égypte, puisqu'il mesure plus de 4 X 2,3 X 2,5m.

We reported in news of last month that, simultaneously to the closing of the tomb of Tutankhamon, the burial of Pharaoh Merenptah (successor of Ramesses II) has been again open after restoration.
The Pharaoh's body had been placed in four sarcophaguses of red granite and travertin (limestone), which had various destinies. The archaeologists reconstituted the fourth coffin, the most external, robbed and broken since antiquity by an intense heating. It represents the greatest vessel ever achieved for a king in Egypt, since it measures more than 4 x 2.3 x 2.5m.


huffingtonpost


 Qasr Al Agouz temple in Luxor to open next week 

Au moment où vous lirez ces lignes, le Qasr el-Agouz devrait être de nouveau ouvert au public après une longue restauration menée par une mission française de l'Université de Strasbourg, sous la direction du Pr Traunecker, qui a notamment nettoyé les reliefs peints.
Vous ne connaissez pas ce monument ? Vous n'êtes pas seul(e) dans ce cas. Pourtant il est tout proche du temple de Medinet Habou. Il est daté de Ptolémée VIII Evergète II et consacré à Thot ainsi qu'à Amon de Djémé. Les rites de Djemé sont la transposition au premier millénaire avant notre ère des anciennes festivités de la nécropole, toutes tournées vers la tombe royale et les temples commémoratifs du règne. Le départ de la royauté pharaonique vers les capitales et surtout vers les nécropoles du Nord à partir de la XXIe dynastie a profondément modifié les rituels thébains et le fonctionnement même de Thèbes en tant qu'espace de liturgies complexes et connectées entre elles. Amon de Djemé, forme défunte de l'Amon vivant de Karnak vient se substituer à Pharaon.
Nous avons présenté ce temple en détail sur OsirisNet et vous en recommandons la visite virtuelle avant d'aller, si vous le pouvez, visiter ce monument trop méconnu : Le Qasr el-Agouz.

As you read the following, Qasr el-Aguz should be again open to the public after a long restoration, which was led by a French mission from the University of Strasburg, under the direction of Prof. Traunecker, which have notably cleaned the painted reliefs.
If you don't know this monument, then you are not alone. Nevertheless it is very close to the temple of Medinet Habu. It dates from Ptolemy VIII Evergetes II and is dedicated to Thot as well as Amon of Djeme. It is known that the rituals of Djeme, in the first millennium BC, replace the former festivities of the necropolis, all link to the royal tombs and the commemorative temples of the reign. The departure of the Pharaonic royalty toward the capitals and especially toward the necropolises of the North from the XXIth Dynasty modified the Theban rituals and the very working of Thebes deeply, as complex spaces and connected liturgies between them. Amon of Djeme, deceased form of the living Amon of Karnak comes to replace itself for Pharaoh.
This temple is already represented in detail on OsirisNet and it is recommended that you actually visit it before proceeding with this page, it will then become a less unrecognisable monument: Qasr el-Aguz.


Al Ahram


  The Edwin Smith Papyrus. Updated Translation of the Trauma Treatise and Modern Medical Commentaries 

Le papyrus Edwin Smith est un célèbre papyrus médical, publié pour la première fois par Breasted en 1930, puis par Westendorf en 1966, et plus récemment par Wolfgang Kosack (ces deux dernières éditions sont en Allemand).
La publication qui vient de paraître chez Lockwood Press a l'originalité d'avoir été écrite conjointement par un Égyptologue, Edmund S. Meltzer et un Neurochirurgien passionné d'égyptologie, Dr Gonzalo M. Sanchez.
Ce volume de 400 pages, dont l'édition est très belle et tout en couleurs, veut associer une nouvelle traduction du texte hiératique relatif aux 48 cas cliniques décrits et son interprétation par un spécialiste, selon le vocabulaire médical moderne rendu compréhensible au grand public.
Premier "traité" de traumatologie, le papyrus est surtout célèbre pour les traumatismes crâniens, qu'il décrit de manière parfois très fine, témoignant de la part du médecin égyptien d'une véritable démarche diagnostique, dans le contexte de l'époque que les auteurs s'emploient à restituer. À ce titre, il doit être reconnu comme un des piliers fondamentaux à la base de la médecine moderne.
Cet ouvrage qui fera date a reçu un accueil enthousiaste dont témoignent les appréciations de spécialistes médicaux et égyptologiques.

The Edwin Smith papyrus is a famous medical papyrus, published for the first time by Breasted in 1930, by Westendorf in 1966, and more lately by Wolfgang Kosack (these last two editions are in German).
The publication which has just appeared at Lockwood Press has the originality of having been written jointly by an Egyptologist, Edmund S. Meltzer and a Neurosurgeon fascinated with Egyptology, Dr Gonzalo M. Sanchez.
This volume of 400 pages, whose edition is very beautiful and all in colour, wants to associate a new translation with the relative hieratic text in the 48 described clinical cases and its interpretation by a specialist, according to the modern medical vocabulary made understandable to the general public.
Being the first "treaty" of traumatology, the papyrus is especially famous for the cranial traumatisms, which it sometimes describes in great detail, testifying on behalf of the Egyptian physician of a real diagnostic approach, in the context of the period which the authors strove to restore. As such, it must be recognised as one of the fundamental pillars at the base of modern medicine.
This book received an enthusiastic welcome, which testifies the appreciation of medical and Egyptological specialists.


isdistribution


 Animal Mummies Reveal Possibility of Multiple Dog Breeds at Saqqara 

Les catacombes de chiens, comme on les appelle, forment un labyrinthe gigantesque de galeries sous les sables de Saqqara, et sont datées des années 747-730 av. J.-C. Elles sont dédiées au dieu Anubis, représenté comme un canidé noir. Paul Nicholson (Université de Cardiff) et Salima Ikram (AUC) estiment à 8 millions le nombre de momies qui y sont entreposées. Un tel chiffre suppose l'existence d'élevages aux environs de Memphis (dont Saqqara est, rappelons-le, la nécropole) et donc de tout un système économique dont on ne sait rien pour l'instant.
Mais on ne retrouve pas que des chiens : des momies de chats et de mangoustes ont notamment été retrouvées, sans que leurs rapports avec le culte d'Anubis puissent être établis (s'il ne s'agit pas d'une escroquerie, des prêtres peu scrupuleux remplacant certains animaux par d'autres...).
Quatre raisons peuvent être avancées pour expliquer la momification animale par les anciens Égyptiens : l'animal peut être considéré comme incarnation divine sur terre, comme animal de compagnie qui a été aimé par son maître, comme cadeau aux dieux et comme nourriture pour l'au-delà.

The Dog Catacombs, as they are known, are located under the sands at Saqqara and date to 747-730 B.C., forming a labyrinth of tunnels. They are dedicated to Anubis, the jackal-headed god of the dead. Paul Nicholson (University of Cardiff) and Salima Ikram (AUC) estimate the catacombs contain the remains of 8 million animals. Given the sheer numbers of animals, it is likely they were bred by the thousands in puppy farms around the ancient capital of Memphis. The mummified animals at Saqqara are not limited to canines : "There are cat and mongoose remains in the deposit," explained Ikram. "We are trying to understand how this fits religiously with the cult of Anubis, to whom the catacomb is dedicated". There are four main reasons ancient Egyptians mummified animals; as sacred creatures that were representative of the gods, as beloved pets, as gifts to the gods and as food for the afterlife.

aucegypt


  Lion-shaped statues unearthed in Fayoum 

Deux statues de lion couché ont été retrouvées par des archéologues italiens à l'entrée d'un petit temple ptolémaïque dans la ville de Soknopaios, dans l'oasis du Fayoum.

Two statues of reclining lions have been recovered by Italian archaeologists at the entry of a small Ptolemaic temple in the city of Soknopaios, in the oasis of the Fayum.
Al Ahram