Paroi sud

Scène I

() La dernière vignette, qui conclut tant ce registre que le parcours dans ce caveau montre Inerkhaou, courte barbe des vivants, une canne dans la main droite et un noeud d'Isis dans la main gauche, qui s'éloigne de sa tombe dont la porte est largement ouverte. Au-dessus, un soleil rouge darde cinq rayons. Cette sortie se faisait sous les auspices d'Amenophis I sur la paroi Est.
Le texte enlève toute ambiguïté quant à l'interprétation à donner à cette image : "Formule pour sortir au jour et ne pas mourir de nouveau". Nous avons ici affaire à la vignette correspondant au § 64 du LdM. Néanmoins la seconde partie de la phrase appartient au § 44.
En d'autres termes, Inerkhaou a accompli dans les profondeurs de la tombe les rites et les opérations nécessaires à sa renaissance; il peut maintenant aller et venir à sa guise entre deux mondes: le royaume des Morts et celui des Vivants.

Scène II

Elle occupe un demi-registre supérieur.
Une barque circule d'Est en ouest sur le signe Pet du ciel (). Elle est munie de deux rames-gouvernails et de leurs piquets, tous peints de cercles concentriques et surmontés d'une tête de faucon. La barque est manoeuvrée par "son fils Inerkhaou, Justifié". Le défunt et sa femme sont assis sur des sièges à pattes de lion et se tiennent sous un baldaquin. Ils sont gainés dans un suaire et, à la manière de Ptah. Inerkhaou tient à deux mains un flabellum.
Cette scène rappelle l'iconographie traditionnelle des voyages en Abydos, ville sainte où est enterrée la tête du dieu Osiris. Le texte d'accompagnement commence par "formule pour naviguer vers le nord" et ne correspond à aucun § connu du LdM. Il pourrait s'agir d'une erreur de copie du scribe.

Scène III

() Sous la barque céleste, nous trouvons une représentation d'un collier Menat hathorique dont le contrepoids est représenté par un grand scarabée Kheper, noir et serti d'or. Il sert de vignette au § 30B du LdM, mais le texte d'accompagnement est celui du § 76 : "formule pour se transformer en toutes les formes que l'on désire".

Scène IV

Inerkhaou, précédé de Thot, marche vers Osiris. Courte barbe carrée, nu pieds, Inerkhaou lève les deux bras pour rendre hommage au Dieu. Remarquer le noeud d'Isis qui pend de son bras gauche.
Thot qui le précède est doublement identifié : d'une part par sa tête d'ibis, d'autre part par les deux représentations de la lune (pleine et quartier) sur sa tête. Il tient en main gauche la palette de sa fonction de dieu des scribes, et de la droite un signe de vie. Entre Thot et Osiris, des offrandes sont présentées sur une petite table.
Osiris présente sa forme canonique : assis sur un trône cubique bas reposant sur une natte, il tient en main un flabellum et un sceptre Ouser de puissance. Il est coiffé de la couronne Atef. Silencieux, comme toujours, le Grand Dieu reçoit Inerkhaou en son tribunal. Ce dernier est représenté à la scène suivante qui en réalité ne fait qu'une avec celle-ci.

Scène V

() La scène est située dans une chapelle dont les portes sont ouvertes. Quarante colonnes sont terminées chacune par un dieu-juge accroupi.
Il semble bien que chaque juge soit lié à un péché particulier, et prêt à soumettre l'impétrant à un interrogatoire serré avant de se prononcer.
Pour éviter ce moment désagréable, les scribes égyptiens proposèrent d'utiliser la force magique de la parole, et mirent au point un texte dans lequel le défunt s'adresse individuellement à chaque dieu-juge, en le nommant (quoique respectueusement) à la manière d'une vieille connaissance, puis en affirmant tout de go n'avoir pas commis tel ou tel péché exécré.
C'est un tel extrait qui nous est proposé ici, à un détail près: le scribe a bien interpellé quarante juges (normalement il aurait du y en avoir quarante-deux), mais a omis la suite du texte, c'est-à-dire l'énoncé du péché qui n'aurait jamais été commis par Inerkhaou !! Espérons pour lui que la magie du texte aura suppléé aux insuffisances du scribe.

Scène VI

() Inerkhaou en robe blanche transparente se dirige vers l'ouest, main droite sur l'épaule gauche en signe de salutation respectueuse. Il est conduit par un dieu qui avait une tête de babouin (Lepsius) qui le mène vers un lac de feu autour duquel se tenaient quatre autres babouins qui ont également disparu.

Scène VII

() Il s'agit de deux scènes superposées de navigation. La barque du haut se dirige vers l'Est en parcourant le ciel. Elle est décorée de deux yeux Oudjat. On peut encore y reconnaître au centre une tête de faucon coiffée d'un disque solaire entouré d'un serpent. Cette scène représente la vignette du § 136 B du LdM qui commence par "Formule de navigation dans la grande barque de Ra pour passer par le cercle de flammes".
Il s'agit selon le texte d'Inerkhaou de la barque de Soped qui représente le soleil au matin.
En-dessous, une autre barque semblable (mais significativement sans yeux Oudjat car le défunt n'est pas encore régénéré) vogue vers l'ouest mais cette fois sur de l'eau, celle du Nil souterrain. Elle transporte quatre divinités : en tête Isis, puis Thot à tête d'Ibis, puis le scarabée andromorphe Khepri, et enfin Hou. Inerkhaou se tient derrière eux et manoeuvre la barque.

Scène VIII

() Elle comporte quatre des sites mythologiques ou régions du monde souterrain (il en manque dix) où le défunt devait se rendre. Elles sont désignées comme "la première des régions" ; "la deuxième région, le dieu qui y réside est Horus des deux horizons (Horakhty) " ; "la troisième région, les esprits-Akh l'habitent" ; "la quatrième région, (celle des) Ka". La première et la dernière ont l'aspect d'un plan de maison ou de salle intérieure de mastaba, la seconde représente l'horizon, la troisième est une enceinte oblongue fermée à une extrémité par un demi-cercle, de signification obscure.

Scène IX

() La première scène de ce registre médian est mutilée par la disparition du texte qui accompagnait la représentation d'Inerkhaou. Il est dans la

position Khefet her neb=s. Devant lui un lotus sort de l'eau et incline sa corolle ouverte vers lui.

Il s'agit ici d'un lotus appelé Sechen, donc clairement le lotus bleu (Nymphea caerulea), très odoriférant ; il suit le rythme solaire, émergeant et s'ouvrant à l'aube tandis que le soir il se referme et disparaît sous l'eau. Le nom se trouvait dans le texte copié par Lepsius et aujourd'hui disparu ; ce texte (basé sur le § 81 du LdM) faisait allusion à sa sortie du Noun chaque matin. Le Noun représente l'eau de l'océan primordial, et il est aussi assimilé par les théologiens au liquide amniotique.
Réalisant ainsi un cycle chaque jour renouvelé, où il arrive à s'extraire du milieu aquatique primordial et obscur, on comprend toute la valeur symbolique de cette plante dans l'imaginaire égyptien de la renaissance.
De plus, sur le plan du mythe, le lotus est capable de rapporter du fond de l'eau ce qui s'y est perdu, et notamment l'oeil d'Horus arraché par Seth.

Scène X

( et ) Inerkhaou est agenouillé, mains levées en adoration. Il ne porte ni perruque, ni collier. Il se tient devant les Bas, qu'on a coutume d'appeler les "âmes" et qu'il vaudrait mieux appeler les "Puissances" de Nekhen (Hierakopolis). De manière canonique, celles ci sont représentées comme des divinités andromorphes à tête de canidé, dans la position "henou" : un genou à terre, une main sur la poitrine, poing serré et l'autre levée à 90°.
De semblables Bas se rencontrent également à Héliopolis et à Bouto dans le Delta. Ces derniers ont une tête de faucon.
On sait mal à quoi font vraiment référence ces entités : d'anciens dieux du lieu? des rois ancêtres?

Scène XI

()Inerkhaou, en grand habit de fête, grande perruque frisottée, est debout face à l'ouest en adoration devant l'oiseau Benou (le phoenix). Morphologiquement, il s'agit d'un héron. Il est coiffé de la couronne Atef. Il était identifié à la fois à Osiris et à Ra, représentant le temps linéaire et le temps cyclique, et de ce fait inclus dans les mythes funéraires. Le texte qui l'accompagne logiquement est le § 83 du LdM : "Formule pour se transformer en Benou par le supérieur de l'équipe de la place de Vérité, Inerkhaou, Justifié".

Scène XII

() La scène se déroule sur une natte. Anubis présente un coeur (SON coeur jib) à Inerkhaou qui est ici sous la forme de son sarcophage anthropoïde. Entre les deux, une sorte de grande corbeille supportant un pain oblong et deux pains ronds. Pour mémoire, ce type de "corbeille" est traditionnelle chaque fois qu'on est en présence d'un Ba.
Derrière le dieu nous trouvons une enseigne supportant ce que l'on appelle le fétiche abydénien, un reliquaire censé contenir la tête d'Oris. Cette enseigne, appellé Ta-our ("la grande terre") est celui du nôme Thinite dans lequel se trouve Abydos, une des principales villes saintes en lien avec Osiris. Rappelons que les défunts étaient censés faire un pélerinage en Abydos, réel ou fictif (voir scène II).
Après cela, ils pourront accompagner Sokar et se nourrir des aliments et boissons réservés aux bienheureux.

Scène XIII

( et ) Inerkhaou est agenouillé, tourné vers l'ouest, bras levés. Sur son menton on trouve un pointillé noir indiquant une barbe de quelques jours, signe habituel du deuil masculin. Devant lui se tient un grand faucon, tenant un fouet, qui regarde vers l'Est, debout sur une petite élévation de terrain sableux. C'est "un faucon d'or, le grand dieu qui met en fête le Double Pays".

Scène XIV

Cette scène, très connue, est une de celle qui a fait la réputation du caveau ; elle est inspirée de la 7e heure du Livre de l'Amdouat (qui n'existe que dans les tombes royales) puis est passée dans le LdM.
Un chat au pelage fauve bigarré, aux longues oreilles est assis sur son train de derrière, face à l'ouest. Il brandit dans sa patte antérieure gauche un couteau avec lequel il tue un gros serpent sur la tête duquel il pose sa patte droite. Le serpent, semblable à une couleuvre, tire une langue en pinceau et se convulse sous un perséa chargé de baies rouges.
C'est la scène du chat solaire ("le Grand Chat d'Héliopolis") tuant Apophis (Aapep), l'ennemi du soleil, sous le perséa (arbre Iched) d'Héliopolis. On retrouve ce tableau dans plusieurs tombes de Deir el Médineh, notamment dans les tombes TT1 de et TT335 de .

La vignette est l’illustration d’un passage du chapitre 17 du LdM : "Je suis ce chat près de qui se fendit l’arbre iched à Héliopolis, cette nuit où sont anéantis les ennemis du Maître de l’Univers".
Le Grand Chat représente et incarne le dieu solaire Khépri-Rê. Chaque nuit, il doit anéantir le serpent Apophis pour pouvoir se lever à l'horizon oriental, l'horizon désignant non pas une ligne, mais le point précis où l'astre apparaît, qui correspond mythologiquement aux portes du ciel, devant l'arbre Iched.
V. Angenot a montré que l'image a plusieurs niveaux de lecture en y décelant des allusions visuelles et phonétiques. Un examen approfondi a révélé que les oreilles anormalement grandes du félin ne sont pas celles d'un lièvre, comme on le croyait, mais celles d'un âne, ce qui fait de l'animal hybride un chat-âne, "miou-âa" en Égyptien, ce qui peut se lire aussi "Grand Chat" !
Par ailleurs, sous les coups de couteau du chat, les contorsions du serpent dessinent deux boucles, qui évoquent les deux collines qui entourent l'horizon, comme dans le signe hiéroglyphique akhet . Et entre les deux boucles on trouve l'arbre Iched, qui est un avatar du soleil. Ainsi le message est clair : les alliés du soleil on triomphé des ténèbres et l'astre se lèvera comme chaque jour .
Le texte d'accompagnement () dit :
"Formule pour écarter l'ennemi, pour couper la colonne vertébrale d'Apophis. Ce dieu est joyeux au milieu des autres dieux. Je suis venu vers toi, mon cœur plein de vérité. (Par) le Ka de l'Osiris, maître artisan, de la place de vérité à l'ouest de Thèbes, supérieur des travaux dans l'Horizon d'Éternité (= la nécropole), Inerkhaou, Justifié. Sa sœur, la maîtresse de maison, la chanteuse d'Amon de Pa-Khenty, Ouab, Justifiée. Fait par son frère, le scribe des contours (=peintre) de la place d'éternité, Hor-Min, Justifié".

Nous pouvons donc être certains que le tableau a été peint par Hor-Min. On remarquera un détail dans le texte (encadré en rouge sur la planche) : le signe déterminatif du serpent Aapep est lardé de couteaux! En effet, les signes hiéroglyphiques, comme toutes les autres représentations figurées, sont susceptibles de s'animer dans l'Au-delà, et il ne faut négliger aucune précaution.

Scène XV

() Elle clôt le registre et comporte deux scènes superposées.

Celle du haut représente un filet-piège vide mais refermé. Le texte stipule que pour ne pas être pris, le défunt doit pouvoir nommer les parties du filet, ainsi il aura pouvoir sur elles.

Celle du bas représente un homme marchant vers l'Est, en perruque longue à fines tresses ceinte d'un bandeau frontal blanc, en robe à longues manches, le menton orné d'une courte barbe carrée. Il tient en main droite une haute et mince canne. Le texte nous apprend que cet homme est le chef de travaux Nakhtemmout dont le fils s'appelle Khonsou. Ce dernier fut aussi chef de travaux. L'un et l'autre succédèrent dans cette charge à Inerkhaou sous la XXème dynastie. Sa présence à cet endroit illustre les relations tissées entre les deux hommes, ainsi peut-être qu'une récompense pour Nakhtemmout qui a probablement aidé Inerkhaou à réaliser son caveau.

Scène XVI

() Nous sommes maintenant sur le registre inférieur, et nous allons donc retrouver des activités terrestres.
Le défunt et son épouse, assis face à l'est sur des chaises a pieds de lion, reçoivent fumigation d'encens et libation d'eau de deux hommes chaussés de sandales, habillés d'une jupe longue et transparente a devanteau, le torse nu barré d'une écharpe, la tête couverte d'une grande perruque. Selon un texte aujourd'hui disparu, il s'agit de deux fils du couple.
L'encensement se fait par le premier à l'aide d'un autel à feu; la libation est faite par les deux hommes à l'aide de l'aiguière. Le défunt, en robe à devanteau ballonné, tient le Sekhem dans la main gauche et avance la main droite demi-ouverte, la paume vers le haut. La femme étreint son époux de la main droite posée sur l'épaule et elle lève la main gauche a hauteur du visage. Elle porte un disque blanc en guise de boucles d'oreilles.

Scène XVII

Toujours dans ses beaux atours, le couple est représenté assis devant un guéridon sur lequel quatre "cierges" flambent et leur fumée se dirige vers les défunts. Ils ont une forme conique, avec une mèche qui spirale de bas en haut. Inerkhaou (une fois encore mal rasé) passe affectueusement son bras gauche autour de l'épaule de sa femme et lui tient la main gauche. De la main droite, il se fait à lui-même une libation d'eau. Ouabet entoure de sa main droite l'épaule de son mari et sa main repose près de son cou.
() Devant eux viennent six hommes au crâne rasé, au torse nu barré d'une écharpe, aux hanches prises dans une longue jupe, aux pieds chaussés de sandales. C'est d'abord un Sem à peau de panthère présentant l'encensoir à tête de faucon de la main gauche, levée à hauteur d'épaule, et l'aiguière ruisselante de la main droite, abaissée devant le corps.
Ensuite s'avance un homme dont la jupe transparente laisse voir les jambes sous le tablier triangulaire plat. Il tient, comme les quatre suivants, une aiguière dans la main droite levée à hauteur du visage. Derrière lui, deux par deux, arrivent les quatre derniers hommes en jupe longue sans tablier.

Scène XVIII

() Le défunt et son épouse assis, face à l'est, sur des chaises à pieds de lion écoutent le chant d'un harpiste accroupi devant eux sur une natte. Le défunt est en longue perruque drapant les épaules. Sa longue robe blanche plissée, à devanteau ballonné, est cette fois ornée d'un collier ousekh. Il est nu-pieds. Sa main droite posée sur le cœur tient le sekhem; sa main gauche est posée à plat sur le genou.
L'épouse porte aussi le collier ousekh. Un large disque pend à son oreille. Sa main droite, qu'on ne voit pas, devrait s'appuyer sur l'épaule droite de l'homme. La main gauche est levée à hauteur du visage.

Le harpiste est un homme obèse, au crâne rasé, à l'oreille percée au lobe, accroupi sur une natte. Le corps est rendu en plein profil selon les conventions de l'époque ramesside. Il n'est pas aveugle comme il le sera presque toujours par la suite. Sa bouche est ouverte car il chante en s'accompagnant sur la harpe. Il présente les incorrections habituelles : mains en araignées, bras trop maigres pour l'embonpoint, pieds mal dimensionnés, crâne difforme, pectoraux développés et abdomen très plissé. On remarque aussi que les deux bras sont dessinés du même côté de la harpe, manière typiquement égyptienne de les mettre en valeur et de montrer que le maniement de l'instrument nécessite absolument deux mains.
La harpe repose sur le sol derrière les pieds du défunt et se termine en haut par une tête de faucon. Le nombre des cordes (22) et des clés (36) est dissocié.

Le chant est un exemple de ce qu'on nomme "chant du harpiste", qui est un hymne à la jouissance de la vie terrestre ().

Paroi ouest

On distinguait encore du temps de Bruyère () le trou dans le sommet voûté qui accueillait la poutre formée par deux demi-palmiers, et qui s'étendait jusqu'à la paroi Est. Cette poutre était soutenue à sa partie médiane par un pilier de bois. Poutre et pilier ont complètement disparu, emportant au passage tout un fragment de la paroi qui supportait l'image du dieu Ptah.
Une scène unique, et qui constitue le centre de tout le caveau, l'occupe dans son intégralité, témoignant, par ses dimensions, de son importance particulière.

Le mort parcourt sur la paroi nord des phases d'évolution qui ont pour terminus l'occident et Osiris. Il repart de cet occident en assimilant sa nouvelle vie à celle du soleil dont il parcourt le cycle de résurrection avec l'aide de Ptah, sur la paroi sud.
Osiris et Ptah sont debout dos à dos (traduction égyptienne du côte à côte des deux dieux face à l'orient). Ils sont momiformes et dressés sur le socle en biseau valant pour Maat. Osiris fait face au nord : c'est le point d'aboutissement des mystères de la mort ; Ptah fait face au sud : c'est le point de départ des mystères de la seconde vie.
Osiris a le torse couvert de la résille de perles osiriennes, le grand collier ousekh, la ceinture rouge des dieux chthoniens, la tiare blanche d'Abydos ornée des deux plumes libyennes d'Amentit, la barbe longue et courbe des dieux morts, les bracelets, les attributs royaux : sceptre et flagellum.
Ptah tient son sceptre composite habituel.

Le défunt, (robe de fête à devanteau triangulaire, longue perruque, sandales) offre chaque fois un autel portatif où fument trois grains d'encens. Du côté droit le défunt suivi de "son fils, le prêtre-ouab (pur) de Ptah Qena, juste de voix" adore Osiris. Du côté gauche, le défunt accompagné de "son fils, le scribe des contours (= dessinateur) dans l'horizon de l'éternité Hormin" adore Ptah.
Les deux fils (torse nu, longue jupe, pieds nus) font le salut d'adoration, de la main gauche pour Osiris, droite pour Ptah. L'offrande de l'encens par le défunt est faite également de l'une ou l'autre main.

MATÉRIEL RETROUVÉ DANS ET AUTOUR DE LA TOMBE

Le sol damé et stuqué du caveau était recouvert d'une épaisse couche de déblais contenant des débris de matériel funéraire et des restes de momies.
Dans la cour située devant le portique de Kaha ont été trouvés :

La partie inférieure du montant gauche de la porte d'accès au caveau était encore en place lors de la découverte. A gauche, se trouve une supplique à la déesse Mersegeret, protectrice de la cime thébaine et donc de la communauté des artisans, ainsi qu'à Ptah-Sokar-Osiris. A droite, suppliques à Osiris et Anubis.

Un autre montant de porte en calcaire bien conservé (image de gauche) de 1,20m × 0,18m a également éteacute; trouvé. Il comporte deux colonnes d'inscriptions en bleu sur fond jaune d'or.

Plusieurs autres fragments de linteaux de portes ou de jambages ne méritent pas d'être décrits ici.

Des fragments d'une à sommet arrondi dédié à Thot-lune dans une barque voguant vers la cime de l'Occident. On ignore si elle appartenait à Inerkhaou.

Un sur éclat calcaire dédié à Thot-babouin coiffé du disque lunaire et dédié à la déesse cobra Meretseger.

Deux ans après la fouille, une stèle appartenant formellement à Inerkhaou est apparue sur le marché des antiquités de Louxor et fut achetée pour le Musée de l'Institut Oriental de Chicago par le Pr Seele (, d'après Bruyère).
La partie haute d'une stèle lui appartenant également est conservée au Louvre () et représente une procession portant la statue d'Amenophis I divinisé. La partie basse serait au Musée de Marseille sous le .