| |
La tombe de Djehoutyhotep,
Grand Chef du nome de la Hase est
la plus importante et la mieux conservée
des tombes du site de El Bersheh.
Elle porte le numéro 17L20/1,
(anciennement n°2). Cette
tombe est célèbre
pour la représentation unique
qu’on y trouve d’un
colosse tiré sur un traîneau. La
première visite moderne de
la tombe date de 1817 par deux officiers
de marine, le capitaine Mangles
et le lieutenant Irby. Puis Bankes
et Beechey en recopièrent
–très incorrectement-
l’image du colosse qui fut
redessinée en 1832 par Rossellini.
Nestor l’Hôte rapporta
des notes intéressantes conservées
à la Bibliothèque
Nationale à Paris. Wilkinson
puis Lepsius firent également
des relevés et le major Brown
eut l’heureuse idée
de photographier la scène
du colosse avant les destructions
qui ont mutilées l’importante
inscription derrière le colosse
et d’autres parties de la
tombe. Des tentatives de découpage
dont on voit clairement les traces
(vue
05) ont encore contribué
à altérer le monument.
Finalement c’est Newberry
qui publia et restaura le monument
en 1891. L'Université
Catholique de Louvain travaille
depuis plusieurs années sur
le site.
La nécropole
choisie par les princes du Moyen
Empire de la région se trouve
une dizaine de kilomètres
au Sud de l'ancienne capitale du
nome, Khemenou ("la ville des
huit"), l’actuelle Ashmounein,
dans une vallée rocailleuse. La
tombe a été très
endommagée par un tremblement
de terre survenu dans l’antiquité
qui a entièrement effondré
l’antichambre et causé
de très gros dégats dans tout le
monument. Ultérieurement,
comme nous le reverrons, les dégradations
dues à l'homme se sont surajoutées.
On
accède aux tombes par un
chemin pentu qui était bordé
de statues conduisant à une
plate-forme à partir de laquelle
les tombes sont taillées
dans la falaise (vue
39). Pour
une vue panoramique voir ICI
et choisir North hill 2 panorama
La
façade devait être
monumentale et impressionnante,
avec ses deux colonnes palmiformes
supportant une architrave, l’ensemble
peint en rose finement veiné
de vert clair pour imiter le granit,
avec des hiéroglyphes verts.
Mais maintenant on ne voit du monument
que le portique, la chambre principale
et une niche-chapelle.
|
 |
| Plan |
Vue 65 |
Le décor de la véritable
antichambre qui se trouvait derrière
les colonnes n’a pu être
que partiellement restaurée.
Elle comportait des scènes
de chasse et de pêche et sans
doute des scènes militaires
ou de lutte. Le plafond en était
bleu, ponctué de motifs jaunes.
Les inscriptions gravées
nomment les trois souverains sous
lesquels à servi le puissant
nomarque : Amenemhat II, Sésostris
II et Sésostris III. C’est
donc sous ce dernier roi que la
tombe a du être achevée
et qu’il est mort. Il est
très intéressant de
retrouver également gravés
les noms des principaux responsables
de la réalisation de ce chef
d’œuvre du Moyen Empire.
Le Directeur des travaux est ainsi
un certain "Sep,fils
de Ab-Kaou "et le principal
décorateur est Amenankhou.
A
partir de cette antichambre aujourd’hui
à ciel ouvert un passage
étroit, inscrit, conduit
à une pièce rectangulaire
qui est la chapelle funéraire
proprement dite. La pièce
mesure 8,25 m de profondeur, 6,60
m de large et 4,50 m de haut. Dans
le centre du mur opposé à
l’entrée, trois petites
marches donnent dans une niche de
1,20 m de large pour une profondeur
de 2,40m et un plafond à
2,40 m. Plusieurs puits funéraires
sont présents réalisant
une structure complexe avec une
galerie souterraine courant sous
la tombe (vue
60).
| Le nomarque Djehoutyhotep et
sa famille |
Comme toujours en Égypte
ancienne, les inscriptions ne sont
pas très prolixes sur la
vie et la carrière du défunt
et nous ne savons pas grand chose
au final de Djehoutyhotep. Sur
la façade, quatre inscriptions
très mutilées donnait
un résumé des titres
et donc de sa carrière. Djehoutyhotep
était "enfant du kep"
sous Amenemhat II, c’est à
dire qu’il a été
éduqué au palais royal,
au contact des enfants du souverain.
Puis il fut "ami unique"
sous le règne de Sésostris
II, puis occupa une fonction inconnue
sous son successeur Sésostris
III, sous le règne duquel
il est probablement mort. Les
titres civils de Djehoutyhotep :
Prince héréditaire,
Trésorier du roi de Basse
Égypte, Ami Unique, Connu
du roi, Grand chef du nome de la
Hase, Porte pour tous les pays étrangers
(c’est à dire probablement
qui autorise l’entrée
et la sortie du pays), Chef des
hauts offices, Prince de Nekheb,
Celui qui appartient à Nekhen,
Contrôleur de ce qui est dans
le palais. Les titres religieux
: Supérieur des prêtres,
Grand des Cinq dans le temple de
Thot, Régulateur des deux
trônes, Supérieur des
Mystères des temples, Supérieur
des Mystères du Dieu dans
ses places sacrées, Supérieur
des Mystères des secrets
divins, Directeur des offrandes
divines, Supérieur-sem de
tous les ?, Qui a pouvoir sur les
dieux, Supérieur des temples
de ?, Prêtre de Maat. On
remarquera en particulier les titres
consacrant Djehoutyhotep comme grand
prêtre de Thot à Hermopolis.
Sur
les fonctions du nomarque à l'Ancien
et au Moyen Empire, on consultera
utilement l'article
qui leur est dédié.
Les
membres de la famille mentionnés
dans la tombe comprennent Nehery,
son grand père paternel dont
il a hérité la charge,
son père Kay et sa mère
Sat-kheper-ka. Kay était
Prince de la cité des pyramides
"l’apparition de Sésostris"
et Supérieur des prêtres.
Il était donc la plupart
du temps éloigné de
son nome de la Hase et n’a
pas succédé à
son père Nehery. Sa tombe
devait se trouver loin du nome,
et c’est pourquoi son fils
Djehoutyhotep le représentera
avec lui dans la niche, réalisant
ainsi une sorte de cénotaphe.
On ne sait rien de la parenté
de sa mère ni de ses titres. La
femme de Djehoutyhotep se nomme
Hathor-hotep, elle porte les titres
de Maîtresse de maison et
de Prêtresse d’Hathor.
Deux autres personnages féminins
sont représentés plus
petits à côté
d’elle sans qu’on sache
exactement de qui il s’agit. Le
défunt avait huit enfants,
trois fils et cinq filles. L’aîné
des fils est Shemsou-khaou-ef, souvent
représenté. Les deux
cadets sont Sésostris-Ankh
et Nehery. Nous connaissons les
noms des trois filles aînées
: Noub-ounout, Sat-kheper-ka et
Sat-hedj-hotep.
Elle combine des représentations
peintes, appliquées sur un
enduit de stuc très fin qui
recouvre le calcaire de la paroi,
et des zones sculptées en
très bas relief. Les décors
sont de grande qualité d’exécution.
En de nombreux endroits, notamment
sur le mur du fond, de grandes croix
coptes rouges recouvrent les scènes
et gênent considérablement
leur évaluation.
Comme on l’a dit elle
s’est complètement
effondrée suite à
un tremblement de terre. Les
jambes et linteaux de la façade
ainsi que les colonnes (vue
N03) et l’architrave sont
peints en rose strié de vert
pour imiter le granit, et les hiéroglyphes
au dessus des jambages et sur l’architrave
sont incisés dans le creux
et peints en vert. Sur les jambages,
les inscriptions relatives à
Djehoutyhotep se mêlent à
des inscriptions relatives aux souverains
qu’il a servi. Ainsi le visiteur
sera immédiatement impressionné
par les faveurs dont le nomarque
a pu bénéficier pendant
si longtemps. Pour cela on a fait
figurer en haut de colonne le nom
d’Horus du roi et vers le
bas le cartouche royal (vue
59).
L’architrave
est inscrite devant et derrière,
les inscriptions étant centrées
par le mot "(j)r(y)-pat",
Prince, associé au mot "h3tya",
Héréditaire (vue
06). Les inscriptions mentionnent
qu’il est "né
de Sat-kheper-ka" et
font toutes deux référence
à ses titres de grand prêtre
de Thot.
Elle est aujourd’hui à
ciel ouvert, quelques uns des énormes
blocs effondrés jonchant
le sol (vue
65). Au premier coup d’œil
on remarque plusieurs tentatives
pour voler des portions de paroi
qui ont été sauvagement
réalisées au burin
(vue 05). Le plafond, maintenant
invisible, a pu être reconstitué.
Il comportait un fond bleu avec
un assemblage de motifs à
quatre feuilles jaunes. Deux bandes
de hiéroglyphes incisés
et peints en bleu sur fond jaune
font référence aux
titres de "grand
chef du nôme de la Hase"
et de "Supérieur
des mystères de ses temples",
citant sa mère Sat-kheper-ka
et son père Kay. Le mur
de gauche de la pièce est
complètement détruit
et rien ne peut plus être
décrit.
Le
mur de droite
 |
| Vue N03 |
Il a conservé la représentation
d’une remarquable scène
de chasse dont les couleurs ont
malheureusement disparu. Le maître
est représenté en
figure héroïque de grande
taille, engainé dans un vêtement
serré (très différent
de celui que l’on retrouvera
dans des scènes similaires
au Nouvel Empire), et appuyé
sur un long bâton (vue
03). Il contemple le registre
de chasse dans le désert
devant lui, surchargé d’animaux
et d’hommes représentés
beaucoup plus petits que lui (vue
09 et vue
61). On remarquera l’extraordinaire
diversité des gazelles, antilopes,
oryx, bubales et bouquetins qui
forment l’essentiel des animaux
présents. Mais on trouve
également du plus petit gibier,
porc-épic ou lièvre.
Une lionne est même représentée.
Les hommes chassent avec arc et
carquois tout ce gibier, ou sont
montrés capturant les animaux
sauvages au lasso. Trois des chasseurs
sont nommés, il s’agit
des fils de Djehoutyhotep. Au
dernier registre du bas, des taureaux
sauvages semblent dirigés
dans une sorte d’enclos par
des hommes portant dans leurs cheveux
des plumes d’autruche, comme
les soldats. On remarque que
toutes ces scènes sont placées
entre deux grandes représentations
verticales de filets, ce qui montre
bien que la capture des animaux
vivants était une activité
également importante. En
délimitant cette scène
qui fait référence
à un milieu hostile (le désert)
et désorganisé (les
animaux sauvages), ces filets ont
aussi un rôle majeur de protection
magique contre les forces du désordre
qui sont ainsi contenues.
Le
mur du fond, partie droite
 |
 |
| Vue N07 |
Vue 62 |
Au registre du haut, sous des lignes
d’inscription proclamant "capture
des oiseaux par le prince Djehoutyhotep",
on voit les restes d’une scène
de chasse dans les marais. Debout
sur une nacelle de roseau, Djehoutyhotep
porte un ruban dans les cheveux,
un collier autour du cou et un pagne
court. Il tient dans une main un
bâton de jet et de l’autre
des oiseaux. On sait que cette scène
peut être lue de deux façons,
un divertissement pour le défunt
mais aussi un repoussoir du désordre
incarné par le milieu sauvage,
non domestiqué , que représente
le marais. Ainsi par ce geste, le
défunt repousse Isfet ("le
mal") et fait progresse l’ordre
de Maat. On peut aussi interpréter
cette scène comme une chasse
aux esprits mauvais qui pourraient
essayer d’empêcher le
bon déroulement de la nouvelle
gestation nécessaire au défunt
avant sa renaissance. C’est
pourquoi deux femmes, probablement
sa femme et sa fille qui lui tend
un autre bâton et qui participent
à cette régénération
l’accompagnent dans ce frêle
esquif. Toute la partie gauche de
la scène montrant le marais
proprement dit a disparue. Dans
le registres ci dessous trois bateaux
portant des papyrus semblent flotter
dans le vide car l’eau, simplement
peinte, a également disparue.
Le
mur du fond, partie gauche
 |
| Vue N08 |
Dans une scène symétrique,
le nomarque pêche au moyen
d’un harpon, toujours accompagné
de deux femmes. Ses trois fils sont
représentés derrière
lui. Sous la nacelle, de nombreux
poissons sont figurés et
au registre du dessous on retrouve
encore des bateaux avec des hommes
pêchant (vue
10).
Le
mur du fond, au centre Il
s’agit ici de l’équivalent
d’une architrave, très
détruite aujourd’hui.
Elle comporte au sommet deux lignes
d’inscriptions gravées
courant en sens opposé à
partir du mot central (j)r(y)-pat. Encadrant
l’entrée verticalement
étaient quatre lignes verticales
d’inscriptions surmontées
par une ligne horizontale et au
sommet une figure de Djehoutyhotep
tenant un sceptre sekhem et un bâton. Dans
l’épaisseur de l’entrée
menant à la chambre intérieure
couraient des lignes d’inscriptions
identiques en grands hiéroglyphes
dans le creux : "le
prince héréditaire,…le
grand des cinq, Djehoutyhotep, maître
de la joie"
La pièce mesure 8,25
m de profondeur, 6,60 m de large
et 4,50 m de haut.
Le
mur d’entrée, à
droite Ce qu’il en reste
est occupé par une scène
de purification, qu’on peut
rapprocher de celle du mastaba de
Ptahotep (Ancien Empire) et de la
tombe de Renni à El Kab (XVIIIème
Dynastie). Djehoutyhotep est
représenté debout,
les deux bras le long du corps,
dans une attitude rigide et mal
proportionnée. Il est coiffé
d’une perruque et porte une
fausse barbe droite et un grand
collier. Un pagne ceint ses reins.
Au dessus de lui et s’écoulant
de chaque côté comme
une matière solide, deux
filets d’eau contenant du
natron provenant de la lustration
effectuée par deux personnages
à l’aide d’aiguières.
Le nomarque est surmonté
de ses titres. A gauche, Nestor
l’Hôte avait encore
pu identifier les deux personnages
du haut comme des fils du défunt,
le second, Sésostris-Ankh,
faisant la libation. A droite le
personnage est certainement son
troisième fils.
Le
mur d’entrée à
gauche Dans le peu qu’on
devine aujourd’hui, on voit
le nomarque s’avancer en grande
tenue d’apparat, sandales
aux pieds tandis que des prêtres
devaient se tenir devant lui pour
diverses cérémonies.
L’un d’entre eux est
encore visible en bas, versant de
l’eau devant ses pieds. Dans
les registres situés derrière
lui se tenaient ses fils.
Le
mur Gauche Très richement
décoré, il peut être
divisé en deux registres
principaux subdivisés en
sous registres : à la partie
supérieure les scènes
en rapport avec la statue colossale
; à la partie inférieure
les activités du nomarque.
Registre
supérieur. Il est donc
consacré à la scène
très fameuse -car unique
dans l’art Égyptien-
de transport d’une statue
colossale qui se déroule
tout au long de la paroi. Heureusement,
cette scène avait dès
le début attiré l’attention
des explorateurs car depuis sa redécouverte
elle a beaucoup souffert. La
scène peut être divisée
en quatre parties: 1)
Djehoutyhotep et sa suite marchent
derrière la statue Djehoutyhotep
est représenté en
taille héroïque, vêtu
d’une ample tunique de cérémonie,
sandales aux pieds, un collier autour
du cou, et tenant dans sa main droite
un sceptre de puissance sekhem tandis
qu’il portait dans la gauche
un bâton aujourd’hui
disparu. Derrière lui,
des serviteurs dont certains semblent
être des soldats transportent
du matériel, essentiellement
des armes : arcs, flèches,
bouclier tendu d’une peau
de bovidé, haches. Quatre
serviteurs, représentés
plus petits pour tenir dans l’espace
soutiennent une chaise à
porteurs. Au registre inférieur,
derrière un porteur de hache,
les trois fils du défunt
sont représentés.
2)
La longue inscription descriptive. Cette
inscription de 12 lignes a fait
l’objet de plusieurs reproductions,
et c’est heureux car elle
est complètement effacée
aujourd’hui. Elle décrit
le transport de la statue colossale
qui se déroule devant elle
dans un texte très difficile
à interpréter.
3)
La statue et sa traction La statue
en provenance des carrières
d’Hatnoub devait être
en calcite et représenterait
dans ce cas la plus grande statue
assise jamais réalisé
dans cette pierre, avec une hauteur
d’environ 6,60 m dont on peut
se faire une idée car les
hommes sont à l’échelle.
On a estimé son poids à
58 tonnes. Elle est représentée
toute blanche à l’exception
de la perruque et de la fausse barbe
bleu sombre, comme le lapis-lazuli.
Toute la tête est aujourd’hui
manquante dans la tombe. Le
personnage est représenté
assis sur un siège cubique
archaïque à petit dosseret.
Sa main droite serre une pièce
d’étoffe repliée.
On peut raisonnablement supposer
que sa main gauche était
posée à plat sur son
genou. Torse nu, il n’est
vêtu que d’un pagne
court. A l’arrière
un ceintre vertical court depuis
le siège jusqu’à
la tête.
Il s’agit
d’une statue de Djehoutyhotep
lui même, ce qui est précisé
plus loin sur le mur. On peut cependant
remarquer que ce monument est –au
sens strict du terme- proprement
pharaonique : - les dimensions
du monument sont considérables
et nécessitent une main d’œuvre
abondante et qualifiée aussi
bien pour l’extraction que
pour le transport comme on va le
voir. - La représentation
se rapproche de celle canonique
du souverain. - Newberry signale
que la photo du major Brown, seul
document qui nous reste, semble
montrer un uræus sur la perruque. Par
contre il n’y a aucune mention
de souverain ni sur la statue ni
dans le texte, ce qui aurait été
difficile à expliquer s’il
s’était s’agit
d’un roi. Toutes les inscriptions
vont de plus dans le sens d’une
statue du nomarque lui même.
La
statue proprement dite repose sur
un socle de calcite taillé
dans le même bloc qu’elle.
Elle est attachée sur un
traîneau de bois par un système
de cordes de tension dessinées
en brun (à l’origine).
Andy Joosse a reproduit la statue
et a fait de très intéressantes
découvertes sur le mode d’attache.
L’avant du traîneau
se relève et quatre câbles
d’amarrage y sont accrochés. Deux
hommes sont représentés
sur la statue. L’un est sur
le pagne et frappe dans ses mains,
manifestement pour donner le rythme
aux haleurs, c’est donc un
"shantyman"dont la tradition
s’est perpétuée
jusqu’à nos jours sur
les chantiers de fouille en Égypte.
L’homme en bas est courbé
en avant, en train de déverser
sa cruche d’eau devant le
patin du traîneau. On suppose
qu’il arrose une épaisse
couche de limon afin de permettre
le glissement de la masse, mais
il pourrait aussi s’agir d’un
geste de purification car la quantité
d’eau nécessaire au
glissement serait considérable.
D’autant plus que devant la
statue on trouve un homme faisant
un encensement à la statue. Sous
la statue un rang de six personnages.
Trois portent des palanches avec
des outres ou des vases pleins d’eau
et les trois suivants une grosse
pièce de bois dont le sommet
est bizarrement biseauté
et dont l’utilisation, certainement
en rapport avec la traction, reste
énigmatique. Trois contremaîtres
armés de bâtons les
suivent. Derrière la statue
et au même niveau qu’elle
on trouve quatre rangs de trois
personnages avec une inscription
verticale : "celui qui a œuvré
pour cette statue, le scribe du
coffre, Nakht-ankh, fils de Sepkhri".
Au rang du bas on évoque
"le supérieur (majordome
?) Neheri".
Les haleurs
sont divisés en deux groupes.
Les deux rangs du centre sont réservés
aux jeunes nobles, aux militaires
privilégiés et à
la classe sacerdotale, tandis que
dans les rangs externes on trouve
les jeunes hommes du commun répartis
en deux groupes représentant
la partie Ouest et la partie Est
du nôme. Des différences
transparaissent dans l’habillement.
Dans les deux rangs externes les
hommes sont tous vêtus d’une
pièce de lin serrée
autour de la taille et seuls de
rares hommes ont le crâne
rasé. Les prêtres ont
le même pagne mais la proportion
d’hommes rasés est
beaucoup plus importante. Les militaires
ont un habillement plus disparate,
avec des pagnes ouverts sur le devant
lequel est caché par une
pièce d’étoffe
blanche, marron ou verte, tombant
de la ceinture. D’autres ont
une pagne arrondi beaucoup plus
court. Ils ne sont pas rasés
et certains portent des plumes d’autruche
dans les cheveux. Pour rompre
la monotonie, l’artiste a
montré certains hommes tournant
la tête vers l’arrière
pour regarder la statue. Inscription
du premier rang (en haut) : en deux
lignes verticales , à droite
: "la troupe de l’Ouest
du nôme de la Hase, arrivée
en paix". Au dessus des haleurs
: "Paroles dites : l’Ouest
est en fête, leurs cœurs
se dilatent quand ils voient le(s)
monument(s) (menou) de leur maître,
l’héritier qui vient
parmi eux, sa maison et la maison
de son père quand il était
un enfant". Inscriptions
du second rang : en deux lignes
verticales à droite : "la
troupe de combattants du nôme
de la Hase, arrivée en paix".
Au dessus des haleurs : "Paroles
dites : bonne troupe, qui agit pour
son maître, l’héritier
prospère à sa suite
par la faveur de notre seigneur
le roi ; venons ! faisons prospérer
ses enfants après lui, nos
cœurs dilatés de joie
par la faveur royale, puisse t’il
rester longtemps sur le trône". Inscriptions
du troisième rang : en deux
lignes verticales à droite
: "? …des prêtres
purs du nôme de la Hase, arrivée
en paix". Au dessus des haleurs
: "Paroles dites (par) l’aimé
de Thot, Djehoutyhotep, aimé
des habitants de sa cité,
apprécié par tous
les dieux. Les temples sont en fête,
leurs cœurs se dilatent quand
ils voient ta faveur auprès
du roi". Inscriptions du
quatrième rang : en deux
lignes verticales à droite
: "La troupe de l’Est
du nôme de la Hase, arrivée
en paix". Au dessus des haleurs
: "Paroles dites : conduire
mon seigneur vers Tcherty , ? se
réjouit en lui, ses pères
sont en fête, leurs cœurs
dilatés de joie, se réjouissant
de ses beaux monuments".
Dans
le registre le plus élevé,
sept groupes d’hommes se dirigent
à contre sens, vers la statue
portant en main des palmes. Têtes
rasées, pagnes courts et
serrés avec parfois un devanteau
de couleur, ils sont accompagnés
d‘une inscription qui précise
que tout le nôme se réjouit
"quand ils voient leur maître
et les fils de leur maître
dans la faveur du roi lorsqu’il
fait son menou".
4)
Le bâtiment auquel était
destiné la statue Il est
bien difficile de s’en faire
une idée tant la scène
est détruite. On reconnaît
avec peine une scène de sacrifice
d’un bœuf, et des hommes
et femmes sur quatre rangs qui devaient
apporter des offrandes. A l’extrémité
droite, contre le mur, était
représentée une grande
entrée avec une figure de
Djehoutyhotep et tous ses titres
en 11 lignes d’inscriptions,
qui évoquent entre autres
le nom de l’édifice
de destination : "Djehoutyhotep
établi dans la faveur du
nôme de la Hase". C’est
ici qu’est clairement mentionnée
l’identité de la statue
: "…offrandes apportées
par ses domaines du nôme de
la Hase à cette statue du
prince Djehoutyhotep".
Après
son extraction de la carrière,
la statue a voyagé sur une
route caillouteuse (dont la difficulté
est rapportée dans les inscriptions)
puis à du traverser le désert
pour atteindre la vallée
afin d’être embarquée
sur un bateau qui l’a amenée
à destination, et c’est
la scène finale du transport
qui nous est ici montrée,
mais finalement, on ne sait pas
dire à quel bâtiment
était destiné le monument.
Registre
inférieur Ses quatre rangs
sont pour l’essentiel consacrés
au décompte annuel des troupeaux.
Toutefois un espace a été
réservé à gauche,
sur une hauteur de trois rangs,
qui représente Djehoutyhotep
en train de participer à
une scène de capture au filet
d’oiseaux sauvages. Le vaste
filet n’a pas encore été
relevé et on voit les volatiles
encore tranquilles entourés
de lotus blancs et bleus. Le peintre
a représenté au dessus
, sans doute par manque de place,
des paysans en train de haler un
filet surchargé de poissons
à partir du même plan
d’eau. Djehoutyhotep est
assis sur un tabouret, sa femme
Hathor-hotep debout devant lui.
Le nomarque tient fermement en main
la corde qu’il va tirer pour
refermer le filet, aidé en
cela par les hommes qui étaient
initialement représentés
derrière lui. Au dessus de
ces derniers, et selon un raccourci
typiquement Égyptien, le
produit de cette chasse est déjà
représenté sous forme
d’oiseaux suspendus par les
pattes ou par les ailes. Leur attitude
montre qu’ils sont encore
vivants, comme ceux qui ont été
mis en cage à côté
d’eux. Aucune ligne démarcation
ne sépare ces scènes
de capture d’oiseaux sauvages
de celles relatives au décompte
du bétail , bien qu’un
petit doute soit permis vu l’existence
d’une lacune. On peut imaginer
que les oiseaux ont été
amenés à la ferme
et que de ce fait ils sont maintenant
assimilés à des animaux
domestiqués, rentrés
dans l’ordre des choses tel
que le concevaient les Égyptiens.
Ils font désormais partie
de la Maat. Deux oies manifestement
domestiques font d’ailleurs
la jonction entre les deux séries
de scènes.
Le comptage
du bétail. A l’extrémité
du mur, Djehoutyhotep est assis
sous une construction légère
qui le protège du soleil.
Elle comporte une corniche Égyptienne
avec une inscription certainement
frontale qui comporte une bande
de hiéroglyphes indiquant
les titres du nomarque. La petite
construction est soutenue par des
colonnettes à chapiteau lotiforme
fermé. Le maître
est représenté de
profil, ce qui est illogique mais
qui répond à la tradition
Égyptienne. Il est représenté
en grand habit de cérémonie,
un bâton de commandement dans
une main, un flabellum dans l’autre.
Sous son siège traditionnel,
un chien à la queue en tire-bouchon,
certainement son animal familier. Djehoutyhotep
est en train d’"observer
le grand décompte".
Il s’agit d’une
importante cérémonie
dans la vie annuelle du nôme.
Devant lui on voit six bateaux.
Les cinq premiers sont représentés
avec leur mât rabattu, voile
carguée, ce qui indique qu’ils
descendent le fleuve vers le Nord.
Le cinquième est intéressant
car il montre un équipage
complet, avec un sondeur à
la proue, à la poupe un marin
en train de manier la rame gouvernail
et les rameurs. Le dernier bateau
, plus petit, est celui du maître.
Il ne comporte pas de mât
ni de rameur car il est tiré
par son prédécesseur
au moyen d’un amarre. En son
centre on trouve une cabine avec
autour d’elle quatre piquets
de bois qui servaient à disposer
une pièce d’étoffe
protectrice par dessus lors des
journées chaudes. A l’avant,
le nomarque dont il ne reste qu’une
esquisse est assis sur un trône
multicolore. Les premiers bateaux
sont déjà arrivés
et solidement amarrés à
la berge, rames repliées.
Le texte au dessus précise
: "Arriver
en paix, approcher du lieu du grand
décompte de son bétail
[…] des fermes du nôme
de la Hase". En dessous
des bateaux, le premier sous registre
se déroule probablement à
une certaine distance de l’endroit
où se tient Djehoutyhotep,
là où le bétail
est d’abord rassemblé.
Il commence par deux figurations
de deux taureaux qui se battent
tandis que des hommes armés
de bâtons essaient de les
calmer. Derrière, plusieurs
groupes de veaux sur lesquels on
a placé une natte de roseau
pour les protéger. Les
bouviers sont répartis en
deux classes. Les uns portent un
pagne long, les autres une simple
pièce d’étoffe
autour des reins. Sur leur bras
est une pièce d’étoffe
ou une natte de roseau. Dans
les deux sous registres inférieurs,
le décompte proprement dit
à lieu. La lecture commence
en bas à droite par une présentation
des chefs bouviers à Djehoutyhotep
par l’intendant du domaine.
Derrière, les autres bouviers
font défiler les bêtes
en commençant par les vaches
laitières et quelques veaux
et pour clôturer la marche
deux taureaux dont l’un porte
entre les cornes ce qui semble être
un fagot de roseaux. Sur le registre
du haut à droite, un groupe
d’homme précède
le défilé des plus
belles bêtes du cheptel. Les
bœufs gras sont conduits par
leur bouvier qui leur a placé
un ornement autour du cou. On peut
remarquer la variété
du pelage des animaux dont aucun
n’est identique.
Le
mur du fond
Nous retrouvons
ici une nouvelle scène de
chasse et pêche au filet,
traitée différemment
que la première. Le mur est
percé en son centre d’une
ouverture conduisant à une
chapelle. L’artiste a du tenir
compte de cette ouverture dans la
composition des scènes.
Mur
du fond, à gauche Le registre
supérieur est en continuité
avec l’espace situé
au dessus de l’ouverture centrale
qui a fixé la hauteur de
la scène. Celle ci montre
la capture au filet rabattant d’oiseaux
sauvages par Djehoutyhotep et son
fils aîné. Les deux
hommes debouts tiennent en main
la corde qu’ils ont commencé
à tirer le plus vite possible
pour refermer le piège vers
lequel ils ont tourné la
tête. Ils ont pris la précaution
d’attacher l’extrémité
de la corde à un pieu en
terre. Devant eux se tient Hathor-hotep,
la femme de Djehoutyhotep qui est
peut être chargée de
donner le signal. Au dessus du nomarque
sont mentionnés ses titres,
tandis que dans les trois lignes
verticales on nous parle de "Son
fils de son corps, le bien aimé
de la place de son cœur, qui
accomplit ce qu’il aime, Shemsou-em-khaou-ef".
On remarque que devant les deux
hommes se trouve une cage remplie
d’oiseaux surplombée
d’une nasse qui elle est vide. Le
filet est placé dans une
large mare avec de nombreux oiseaux.
Ceux du bas sont restés immobiles,
soit parce qu’on a voulu montrer
l’état antérieur
à la capture, soit qu’ils
sont trop éloignés
de l’action. Au contraire
au dessus du filet, c’est
un grand affolement de volatiles
partant en tous sens : ce sont ceux
proches du filet et ceux qui ont
réussi à s’en
échapper. Enfin dans les
mailles du filet elles mêmes,
si certains essaient encore de se
débattre , les autres semblent
résignés à
leur sort.
le Registre médian
nous montre une scène parallèle
de pêche au filet. Ici c’est
tout un groupe de pêcheurs
qui tirent sur les deux extrémités
du filet pour ramener à terre
l’abondance de poissons divers
qui y ont été piégés
et ce texte : "Vois,
la déesse Sekhet nous a donné
son beau bras, Sekhet est en fête
[…]".
Les
trois registres inférieurs
nous montrent la préparation
et la conservation des volailles
et poissons. Au premier, à
gauche, deux scènes de gavage
d’oiseaux (grues, oies et
canards) à l’aide de
boulettes. La scène semble
se situer dans ce qui doit être
la basse cour, ou en tout cas sous
un toit. Le registre sous jacent
montre la préparation à
gauche du poisson qui, ouvert par
le paysan, sèche au soleil,
et à droite des volailles.
Certains des oiseaux ont déjà
été vidés et
plumés et pendent au plafond,
d’autres y ont été
pendus encore vivants, les autres
attendent leur triste sort dans
une cage. Le tout se fait sous la
direction d’un chef représenté
à gauche, appuyé sur
son bâton. Dans le registre
du bas, huit serviteurs s’avancent
vers la droite, vers Djehoutyhotep
qui se trouve de l’autre côté
de la paroi, lourdement chargés
de poissons, d’oiseaux vivants
et troussés, de fleurs de
lotus.
Mur du fond, à
droite Ce mur continue en fait
les scènes des registres
inférieurs controlatéraux
montrant les cohortes de serviteurs
se dirigeant vers Djehoutyhotep.
Le nomarque debout, en grande tenue
et sandales aux pieds est accompagné
de sa fille Noub-ounout. Celle ci
porte une robe collante, un collier
et des bracelets ainsi qu’une
perruque tripartite. Derrière
eux, les serviteurs les plus proches
du nomarque portant ses armes, un
éventail ou des bâtons.
Mur
droit
La plus grande partie
du mur gisait sous forme de blocs
sur le sol lors de la découverte
de la tombe, mais une partie du
décor a pu être restitué.
L’ensemble des scènes
devait représenter Djehoutyhotep
regardant le travail des fermiers
et des artisans de son domaine.
C’est ainsi que l’on
peut voir un paysan cassant les
mottes de terre à la houe
et devant lui des serviteurs faisant
avancer un troupeau de capridés.
L’inscription précisant
"labourer", il s’agit
probablement de faire passer le
troupeau sur la terre meuble où
l’on a semé les graines
afin d’enfoncer ces dernières. En
dessous, d’autres paysans
arrachent des plants de lin et rangent
les tiges par terre. Un champ d’orge
est en train d’être
moissonné à la faucille.
On remarquera que les épis
sont coupés fort haut. Derrière
on voit les restes d’une troupe
d’ânes employés
sur l’aire de battage à
fouler le grain. Des paysans
mettent des plants en terre dans
un champ quadrillé par les
canaux d’irrigation pendant
que d’autres vendangent une
vigne. Au dessus d’eux , des
plates en pots et des fruits dans
des corbeilles. Sous eux, des femmes
sont occupées au cardage,
au filage et au tissage. Des
potiers sont également à
l’œuvre à la main
ou sur leur tour. Deux rangées
de pots préparés sont
représentés au dessus
d’eux. A proximité
des femmes cuisent le pain dans
des moules en terre coniques. En
dessous d’elle, cinq hommes
sont occupés à tordre
une pièce d’étoffe
au maximum afin d’extraire
le suc des fleurs qu’elle
contient et qui servira à
la fabrication de parfums. Deux
autres scènes peuvent être
partiellement reconstituées,
toutes deux se déroulant
certainement devant la figure de
Djehoutyhotep qui a complètement
disparu. Devant lui sa femme Hathor-hotep.
Un autre rang montre des femmes,
dont les filles du défunt
et deux de ses sœurs, portant
des colliers avec un pectoral, bras
gauches levés tenant une
fleur de lotus. Leurs cheveux sont
en une natte sur le côté,
signifiant la jeunesse. Dans leurs
cheveux une composition florale
. Devant elles deux femmes adultes
dont une seule subsiste. Dans
le registre inférieur, des
hommes avancent portant des armes,
des bâtons, un coffret et
la chaise-trône du maître
sous laquelle on a représenté
le chien fidèle, Ankhou.
Mur
du fond Les figurations sont
incisées et colorées. A
gauche nous retrouvons Djehoutyhotep
portant un pagne court et des sandales,
crâne rasé avec un
collier terminé par un pectoral.
Dans la main droite il porte un
sceptre sekhem et sa main gauche
repliée sur sa poitrine tient
un bâton. Le discours qu’il
tient est représenté
au dessus de lui, les signes faisant
face à son père Kay
à qui il est destiné.
Il est difficile à traduire
précisément mais il
représente l’hommage
que lui rend son fils pour avoir
réussi à le faire
nommer à la tête du
nôme de la Hase. Le père,
Kay, est représenté
à droite dans une attitude
plus majestueuse que son fils. Il
porte un pagne à pointe,
un bâton dans sa main droite
étendue, et dans la gauche
il serre une pièce de tissu
( ?) roulée. Son discours
est plus clair : "Paroles dites
: gens vivants, réjouissez
[…] qui est vivant parmi eux.
Quand je vois ces choses que mon
seigneur a faites pour moi et quand
je vois ces choses que mon dieu
a faites pour moi , en plaçant
mon fils à la tête
de sa cité et grand chef
du nôme de la Hase, comme
son successeur ; qui m’a fait
prince héréditaire
de la ville de pyramides de Sésostris
, supérieur des prêtres
le fils de Neheri, Kay.
Les
murs droit et gauche Ils sont
sensiblement identiques mais très
mutilés. Néanmoins
l’un peut servir à
compléter l’autre.
Le mur droit porte une représentation
probable de Kay, tandis qu’à
gauche c’est formellement
Djehoutyhotep qui est représenté.
Dans les deux cas le personnage
est assis devant une table d’offrandes
tandis que des listes d’offrandes
sont nommées au dessus dans
ce qu’on a coutume d’appeler
en égyptologie "la pancarte".
Ces offrandes sont purifiées
par des libations d’eau et
des fumigations d’encens.
Ainsi sont reproduites les cérémonies
par lesquelles les officiants étaient
censés faire le culte du
défunt. Deux registres
sont consacrés partiellement
à des scènes de boucherie
l’un des assistants coupant
le cuisseau avant droit et le second
cherchant probablement le cœur.
Les autres personnages représentés
sont des serviteurs apportant des
offrandes diverses et nombreuses.
A droite sur le registre du
haut il s’y associent trois
officiants, un genou à terre
, qui accomplissent le rite "Nini",
bras droit sur le cœur et bras
gauche levé. Il est précisé
"service chanté par
les prêtres lecteurs".
Texte original
par Thierry
Benderitter
Photographies par Raymond Betz
Dessins par Marcel Kurz
© Copyright Jacques Livet et OsirisNet 2001 |
|
|
|
|