TT 41, la tombe d'Amenemopet surnommé Ipy

La tombe thébaine N°41 se situe entre el-Khokha et Cheikh Abd el-Gournah, non loin de la maison de Davies (). Elle est d'une grande importance théologique, car elle comporte, outre les habituelles prières et adresses aux dieux, de nombreux textes d'hymnes, qui ont quasiment tous été publiés par Assmann.
Les représentations figurées restent en revanche peu lisibles, même après les travaux modernes de restauration et de nettoyage. L'aspect peu engageant du monument explique qu'il ait été délaissé pendant longtemps.

Un des points importants dans la thématique des tombes ramessides est l'adoration des dieux par les différents intervenants présents dans le décor. La chapelle ainsi sanctifiée devient un lieu de pèlerinage et nous renseigne sur la proximité du défunt avec ses dieux. À côté de cela, la tombe continue à exercer ses trois fonctions traditionnelles : lieu de repos du corps, endroit où se déroule le culte et lieu de souvenir.
Le thème dominant dans le décor de cette tombe est celui des funérailles : elles sont représentées par trois versions différentes qui se complètent. Signalons au passage que de nombreux rites, bien que figurant toujours dans le décor, n'étaient sans doute plus pratiqués depuis longtemps.

En l'absence de toute référence à un souverain, la tombe a été datée de la période Horemheb – Séthy I (± 1323-1279. Datation selon Ian Shaw) sur des critères stylistiques et architecturaux, ainsi que sur les programmes iconographique et épigraphique.

Histoire de la tombe

Bankes a voyagé en Égypte de 1815 à 1819. On ne sait pas s’il a visité la tombe, mais il a acheté le sarcophage en pierre d’Amenemopet et l'a ramené en Angleterre. Il se trouve actuellement dans les jardins du château de , dans le Dorset.

Avant 1821, Cailliaud visite la tombe et recopie pratiquement toutes les scènes aujourd'hui détruites, notamment les scènes de fabrication de l'équipement de la tombe. Burton réalise des copies exactes en s'aidant d'une "chambre claire" (camera lucida, voir ).

Wilkinson en 1821-1833, Champollion en 1829, Rosellini en 1829, Prisse d’Avenne après 1830 et Lepsius en 1844, ont tous copié quelques scènes et des noms.
Entre 1820 et 1920 des destructions massives eurent lieu, ainsi que l’a noté Davies dans ses carnets. Des travaux de nettoyage ont démontré que ces destructions étaient dues à l’usage des lieux comme étable ainsi qu’à des feux. Toutefois, dès l’époque ptolémaïque, deux sépultures intrusives avaient déjà provoqué des destructions dans le décor.
Les années 1920 ont vu l'installation d'une porte métallique et une première restauration.

Dans le cadre du Ramessidische Beamtengräber in der Thebanischen Nekropole (Tombes des fonctionnaires ramessides dans la nécropole thébaine), Jan Assmann a dirigé cinq campagnes de restauration et nettoyage entre 1979 et 1984 au cours desquelles la TT41 a été étudiée et documentée : "Das Grab des Amenemope (TT 41)", Theben III, Mainz 1991. La présentation qui suit s'appuie sur les résultats de ces travaux.
La tombe a été ensuite correctement restaurée puis ouverte au public ().

Durant ces campagnes, de petits objets, de la céramique et surtout quatre cercueils ont été retrouvés dans deux alcôves annexées au puits funéraire n°2. Ce puits, dont l'entrée est située dans l'angle nord-ouest de la cour, près de la colonnade nord, faisait certainement partie dès le départ du complexe funéraire. Ces inhumations – qui ne sont pas des usurpations - sont contemporaines, mais on ignore le lien de parenté qui relient les défunts à Amenemopet ; la dernière a eu lieu peu après la mort d'Amenemopet, car à partir du règne de Ramsès II, les cercueils changent de forme. Deux de ces cercueils portent des noms : "la maîtresse de maison, Hel" et "le supérieur-sena d'Amon, Nekhounefer" ; ce titre, qui correspond grosso modo à "chef du service d'ordre", est connu de la 11e à la 26e dynastie.

Architecture

Le plan de la TT 41 est d'un type classique pour les tombes du Nouvel Empire à Thèbes, celui d'un "T" inversé, avec la succession salle transversale – passage longitudinal – chapelle ( et ). Ce modèle de base voit cependant sa signification changer entre l'époque d'Amenhotep III et celle de Ramsès II, tandis que des modifications apparaissent. Ainsi la TT41 possède une cour en contrebas () à laquelle on accédait par un escalier de treize marches situé à l'est, actuellement recouvert par des marches en bois () ; à l'époque d'Amenemopet, cette cour joue un rôle rituel important. Colonnes et piliers existaient déjà chez Kherouef (TT192), chez Nefersekherou (TT107) et chez d'autres fonctionnaires de l'époque d'Amenhotep III. De la même époque, il faut aussi mentionner la tombe TT57 de Khaemhat dont la chapelle, cruciforme, comporte trois niches à statues copiées sur celles d'Amenemopet. La TT41 a probablement aussi servi de modèle pour des sépultures proches, comme la TT23 (Tjay) ou la TT106 (Paser).

En ces temps d'innovation, on voit apparaître de nouvelles structures : le "sloping passage" (rendu par descenderie tournante) associé a des corridors coudés. Ces nouveautés sont en relation avec une sacralisation de la pensée funéraire et l'établissement d'une relation entre la tombe et le parcours de l'astre solaire. Ajoutons que les différentes parties de la tombe sont maintenant considérées comme appartenant au monde souterrain : "une tombe rupestre avec un accès vers le monde de l’au-delà", dit Assmann.

Dans ce type de tombe, les salles de culte sont décorées, tandis que les couloirs et annexes souterrains, ainsi que la salle du sarcophage, ne le sont pas. Cette salle était (comme dans d’autres tombes) bloquée par une paroi en pierre qui est encore en place.
Signalons enfin que des structures de surface appartenant au monument ont sans doute disparu.

Amenemopet et sa famille

Parmi les nombreux titres d'Amenemopet, ceux qui reviennent le plus souvent sont "scribe royal" et "administrateur en chef du domaine d'Amon". Ce dernier titre est très important et il confère, à la XVIIIe dynastie, autant d'influence que le vizirat. Son importance décroit progressivement durant le reste de la période ramesside pour se renforcer de nouveau après.

Son épouse Nedjemet est "chanteuse d'Amon", un titre porté habituellement par les femmes des hauts fonctionnaires. Cette fonction n'est exercée qu'épisodiquement et ces femmes ne disposent d'aucune structure fixe dans le temple.

Le père d'Amenemopet s'appelle Nefertiou et porte le titre de "juge" ; sa mère, Iny, est "chanteuse de la triade thébaine".

La cour de la tombe

Un escalier mène à une cour en contrebas qui mesure 10,50 X 9,45 m (sans tenir compte des piliers). Sur les trois allées de piliers prévues, seule celle du sud, formée de cinq piliers osiririaques, a été achevée ;

celle du nord est partiellement réalisée () et celle de l'est est à l'état d'ébauche. Le mur ouest est celui de la façade de la tombe.
La cour a certainement été utilisée pour la pratique de rites, qui pouvaient ainsi se dérouler à l'air libre dans l'intimité. Parmi ces rites, il y a les dernières phases du Rituel de l'Ouverture de la Bouche, les litanies au soleil, mais aussi "le rite de piocher la terre", qui est en relation avec Sokar, et l'encensement d'une momie végétale. L'expression "Osiris végétant" désigne un moule en terre à l'image du dieu Osiris, qui peut se présenter comme une surface végétale plane ( et ) ou sous forme d'une petite caisse en bois, comme dans la tombe de Toutankhamon, ce qui évoque l'arbre mythique surplombant la tombe d'Osiris. On sème dans cette terre, et les pousses vertes qui en jaillissent constituent une aide magique pour la résurrection du dieu et du défunt, puisque ce dernier est devenu un Osiris.

La colonnade sud

Les piliers osiriaques du côté sud mesurent 1,90 m de hauteur et représentent le défunt.
Les deux premiers sont inachevés () ; les piliers 3 à 5 sont bâtis sur le modèle osiriaque habituel () : les bras sont croisés sur la poitrine, la main droite serre un pilier Djed (durée, stabilité, devenu une amulette) tandis que la main gauche tient un nœud d'Isis (symbole de protection). Sous les bras croisés se trouve une colonne de texte qui descend jusqu'aux pieds.

a)- Le troisième pilier

C'est le mieux conservé et il garde quelques-unes de ses couleurs d'origine () ; sur sa face postérieure, on voit quelques traces d'une esquisse en noir. L'inscription de la statue elle-même, tout comme celle du quatrième pilier proclame que le défunt bénéficie de tout ce qui provient de la table d'offrandes d'Amon, qu'il sera un défunt comblé et que son nom est beau et durera pour l'éternité.

b)- Le quatrième pilier

Il présente sur sa face est des traces du vêtement et des pieds du défunt assis. En dessous, on reconnait deux momies superposées, dressées pour l’exécution des rites. Tout à gauche un prêtre puise de l’eau dans un récipient tenu par un autre prêtre agenouillé (). Deux couples se déplacent vers la gauche, les mains levées comme il est habituel lors de la prise de parole. Devant eux, trois prêtres agenouillés font des gestes de jubilation. Sur les faces est et sud, des représentations du défunt sont peu visibles. Enfin, on devine en bas les silhouettes de musiciens et de chanteurs.

c)- Le cinquième pilier

Dans l'inscription qui court vers la gauche autour du cinquième pilier, ce n'est pas seulement "l'administrateur en chef du domaine, Amenemopet" qui est cité, mais aussi "sa soeur (= sa femme), la maîtresse de maison et chanteuse d'Amon Nedjemet" tandis que dans l'inscription qui va vers la droite, on trouve "l'administrateur en chef du domaine, Ipy". Le texte de cette statue révèle plus en détail ce que le défunt souhaite recevoir de l'autel d'Amon : "…du pain, de la bière, du bétail, de la volaille, du tissu pour ses habits, de l’encens et des onguents, ce que donne le ciel, ce que produit la terre, ce que l’inondation met au jour à partir de sa source".
Sur la face sud du pilier, on reconnaît encore le défunt en adoration face à Osiris. Sur la face est, on le retrouve tenant un sceptre sekhem ; en dessous se tient un harpiste. Sur la face ouest persistent les traces d'un vêtement féminin.

d)- Au-dessus des cinq piliers

En haut court un bandeau portant une formule d'offrandes destinée à six divinités, avec une attention particulière pour Osiris.

La colonnade nord

()

Elle a dû être construite en grès, car la roche naturelle n'avait pas la hauteur requise. Le travail - qui a été bâclé !- est d'origine, comme en témoignent les marques rouges de maçons.
La face est est à un stade variable d'achèvement ( mur est avec une partie de la colonnade sud). Dans la partie nord, le front des piliers est déjà partiellement lissé, alors qu’au sud les travaux sont moins avancés. Gorges et arrondis sont biens exécutés.
Telle que nous voyons la cour, il est évident que les travaux ont été interrompus ; ils ont repris après le décès du propriétaire, pendant la période précédant l'enterrement.

Le mur situé derrière la colonnade sud

Il porte des peintures assez bien conservées. Elles débutent à l'extrémité ouest de la paroi et se terminent en regard d'une saillie rocheuse à l'est. On remarque aussi que cette paroi n'a pas été lissée jusqu'en bas ( : passage derrière la colonnade sud ; vue vers l'est).
On trouve un peu partout des dessins préparatoires en rouge. Les inscriptions n'ont pas toutes été incorporées dans la phase finale du travail. Comme l'écrit Assmann, tel que ce mur se présente, on dirait un palimpseste.

La paroi est surmontée d'une frise en forme de guirlande florale constituée de fleurs bleues, limitée par une autre frise jaune et rouge. Au-dessous court une bande rouge plus large, entrecoupée de rectangles divisés transversalement par une bande bleu vert. Suivent une rangée de cercles jaunes et des fleurs de lotus rouges accolées et ouvertes. Cette palette de couleur se retrouve dans le bandeau qui limite les scènes à la partie basse de la paroi.
Au milieu du mur une brèche importante nous fait perdre une partie de la décoration.

A- Registre principal

a)- À gauche (Est)

()

Le défunt, qui marche vers l'ouest, se tient sur le signe de la montagne (trop grand) (, ) ; il porte un long vêtement plissé et des sandales. Devant et derrière lui, quatre personnages placés l'un au-dessus de l'autre font une lustration avec un vase-nemset, conformément à ce qui est décrit dans le rituel d’ouverture de la bouche, scène 2.

Devant Amenemopet, on trouve quatre prêtres agenouillés placés l'un au-dessus de l'autre (). Derrière lui et un peu décalé vers le bas, se dresse un pilier-Djed doré pourvu de mains qui tendent au défunt une canne et une pièce de tissu ; au-dessus se trouve un sarcophage jaune à toit bombé.
Un prêtre-sem, revêtu de sa peau de panthère caractéristique et portant la mèche latérale de l'enfance, se tient dans l'attitude classique de la récitation : son bras gauche pendant tient une patte de la peau tandis que sa main droite légèrement fléchie est tendue vers l'avant. Le texte correspondant et le récipiendaire n'ont pas été mentionnés (, ).

b)- À droite

Un autre prêtre-sem fait fumigation et encensement au-dessus d'une table d'offrandes bien garnie surplombée d'un bouquet monté.
À droite on trouve une autre chapelle dont la porte est ouverte ; elle est couronnée par une corniche à gorge. Il est probable que le défunt et son épouse y étaient assis ().

B- Registres secondaires

()

Sous ce registre principal, on en trouve trois registres plus petits représentant des moments du rituel funéraire ; on y retrouve des scènes semblables à celles de la tombe de Rekhmirê, TT100.

Le sous-registre du haut

À l'extrême gauche, sous le pilier-Djed, on trouve deux chapelles accolées ; l'eau qui provient des vases-nemset prend la forme d'un chapelet de gouttes rouges au lieu de l'aspect en zigzag habituel (). Les deux scènes suivantes forment un tout et montrent des offrandes faites au dieu des morts, Anubis, considéré comme le maître de l'embaumement, en charge notamment de la transfiguration du défunt. Il prépare rituellement le corps et, aidé du prêtre-lecteur, il endosse le rôle d'Horus, fils d'Osiris, qui hérite des fonctions de son père.

Un prêtre debout étend les mains sur le cercueil ou sur une caisse. Plus à droite, un autre prêtre agenouillé offre deux vases devant deux cercueils. Le plus grand des cercueils est représenté avec des pieds ; il est entouré d'un double motif en damiers et surmonté d'une frise de khakérous (), frise qui imite les joncs ou les tiges végétales qui entraient dans la composition des murs. À l'origine, on ne trouvait ces frises que dans le domaine royal, puis au Nouvel Empire on les trouve aussi dans les tombes de particuliers. À droite se tient la Déesse de l'Ouest, qui regarde vers la gauche. La séquence se clôt par la cérémonie du bornage par enfoncement de piquets dans la terre (), qui sera suivie par le voyage à Saïs.

Le pèlerinage fluvial à Saïs

()

Il est attesté depuis les hautes époques. Cette procession vers Saïs occupe un espace considérable dans les tombes. C'est à Saïs qu'est élevé le bétail qui est sacrifié durant le pèlerinage.

À la fin de la momification, la momie est placée dans une barque cultuelle en papyrus où se trouve un lit en forme de lion sur lequel repose le cercueil. Devant et derrière celui-ci, deux prêtres sont penchés. Viennent ensuite un cercueil haut (avec corniche à gorge et une frise de khakérous) derrière lequel se tient un prêtre dans la position de la récitation. Le troisième cercueil se trouve sur un traîneau ; deux prêtres l'accompagnent, visages retournés vers lui tandis que leurs corps et leurs pieds sont dirigés vers l'avant. Ils tirent sur une même corde en sens opposé.
Le dernier cercueil se trouve à nouveau dans un bateau en papyrus qui est halé par trois hommes ; à l'avant et à l'arrière on trouve un homme penché.
À l'extrême droite, la procession est accueillie par un prêtre qui lève haut un vase ().

Sous-registres 2 et 3

()

Sur celui du haut, on voit deux embarcations ; celle de devant comporte un gouvernail et un équipage de trois hommes : peut-être halait-elle la seconde. Dans celle-ci se trouvent quatre prêtres avec leur bandeau typique, derrière un cercueil (?) qui comporte des croisillons blanc et rouge. À la poupe, une femme agenouillée est en position d'adoration, tandis qu'à la proue c'est un homme qui est à genoux.

Sur celui du bas, on retrouve une façade de tombe avec corniche à gorge ; un prêtre portant un cuisseau de bœuf se dirige vers elle. À droite s'avance un autre prêtre. Huit hommes revêtus de l'écharpe de prêtre portent sur un traîneau un cercueil finement ouvragé. En dessous se tiennent trois femmes qui font un geste de déférence rituelle ().

Les magasins

À côté de ces trois registres se dresse un ensemble de magasins qui faisaient peut-être partie du temple d'Amon et qui pourraient ainsi être en rapport avec la fonction du défunt. Parmi les divers produits stockés, on reconnaît au milieu des barres de cuivre, des sacs et des défenses d'éléphant, une stèle avec le roi Séthy I en face d'Amon (). En haut et en bas, on distingue très bien les fins chapiteaux palmiformes et les bases de colonnes, ainsi que le toit.

Un espace vide de trois mètres sépare ces scènes des suivantes. Il persiste à la base une longue procession qui se divise en deux parties, une qui va vers la gauche, l'autre vers la droite ().

À l'extrémité droite (ouest) de la paroi, le défunt et son épouse sont assis devant un sycomore (Ficus sycomorus) ()

On voit très nettement les fruits roses sur le feuillage vert. Au-dessus des défunts, leur oiseau-Ba associé, à tête humaine et corps de faucon. Déjà dans les Textes des Pyramides l’oiseau-Ba est "l’âme vivante". Il se détache du corps lors du décès, mais cohabitait avec lui de son vivant. Le Ba est libre de ses mouvements, mais regagne le corps la nuit. L’appellation moderne d’âme ne recoupe qu’une petite part de la signification de cette entité. Le défunt tient en main un récipient dans lequel coule l'eau qu'y verse, avec un vase-hes, la déesse-arbre (peu visible, sur la gauche). Le sycomore est lié dans les textes funéraires avec le lever du soleil. Deux sycomores de turquoise encadrent le point de l'horizon oriental où se lève le soleil tous les jours. Hathor est souvent mentionnée comme Maîtresse du Sycomore. Cependant, les textes funéraires associent plus volontiers le lever du soleil à la déesse du ciel, Nout ; Nout est d'ailleurs mentionnée dans le texte accompagnant la déesse. Le défunt et la puissance de son Ba sont alimentés par Nout, et vivront sous sa protection éternellement. Nout procure la protection, l’ombre et la nourriture : "Prends pour toi le…pain auquel tu as droit et l'eau fraîche qui réjouira ton cœur…" dit la déesse, et Amenemopet répond : "Puisses-tu donner, afin que mon Ba se pose sur ton feuillage, qu’il s’abrite dans ton ombre et boive de ton eau…" ( jonction entre les parois sud et ouest).