Merci au Pr Lise Manniche (Université de Copenhague) pour son aide

La minuscule tombe thébaine TT175 a la particularité d'être décorée, mais non inscrite : des colonnes destinées aux textes sont bien présentes, mais vides (à une petite exception près) ; nous ignorons donc le nom du propriétaire.
La datation repose uniquement sur des critères stylistiques et reste débattue, le milieu de la XVIIIe dynastie et plus particulièrement le règne de Thoutmosis IV (~ 1400-1390 avant J.C.) réunissant la majorité des suffrages.
La chapelle est creusée dans le mauvais calcaire de la colline d'el-Khokha ( vue ARCE) ; ses plus proches voisines sont les tombes TT176 (Ouserhat) et TT177 (Amenemopet) que nous avons déjà présentées sur Osirisnet.
Signalée pour la première fois en 1913 par Gardiner et Weigall, la tombe n'a été publiée complètement qu'en 1988 par Lise Manniche dans un ouvrage qui a servi de base à la présente description.

PrÉsentation gÉnÉrale

Devant l'entrée de la chapelle se trouve une petite cour, aujourd'hui située bien en dessous du niveau du gebel, à laquelle on accède par un escalier moderne ( vue Kampp). La façade est constituée par un mélange de matériaux modernes et anciens. S'il y a eu des inscriptions un jour – par exemple sur une architrave ou des montants de porte – il n'en reste rien.
Après franchissement de l'entrée, on pénètre dans une toute petite pièce de 1,60 X 1 m (Manniche), où les peintres ont tassé le plus possible de scènes considérées par le propriétaire comme indispensables. Les peintures ont été exécutées sur une fine couche de plâtre blanc, irrégulièrement répartie au-dessus d'un enduit de mouna (mélange de paille et de limon du Nil) destiné à égaliser la surface des murs. Le plafond n'a pas été décoré.

Les peintures, globalement de qualité moyenne, sont très abîmées, le noir en particulier a quasiment disparu. Toutes les couleurs, sauf le blanc et celles utilisées dans la scène de banquet, ont été mélangées à un fixateur (?) qui a foncé avec le temps, donnant une patine bronze et provoquant l'effritement de nombreuses scènes.

La chapelle n'a pas subi les martelages des zélateurs d'Akhénaton, en particulier la représentation du prêtre-sem n'a pas été touchée (voir à ce sujet Rekhmire) et les dégâts que l'on retrouve au niveau des visages du propriétaire et de son épouse semblent d'origine naturelle. Pour A.Kozloff, TT 175 appartient à un groupe de chapelles où les peintres ont utilisé une palette de couleur riche, où les détails sont méticuleusement rendus, avec des interrelations entre les scènes. Pour M. Hartwig, elle est à rapprocher d'autres chapelles caractérisées par un aspect globalement statique, centré sur une grande représentation assise du couple formé par le défunt et son épouse, tandis que les personnages secondaires sont disposés en petites scènes plus vivantes. Elle rapproche TT 175 de TT 69 (Menna), TT 139 (Pairy), TT 181 (Nebamon-Ipouky) entre autres.

L'axe géographique de la tombe est presque nord-sud, ce qui ne correspond pas à l'orientation symbolique est-ouest, voulue par les Égyptiens et en fonction de laquelle les artistes ont réalisé le décor. Nous considérerons donc que le mur du fond se trouve à l'ouest et l'entrée à l'est.

Le mur est

Il est constitué de deux parties étroites de chaque côté de l'entrée. Elles sont subdivisées en trois registres, chacun d'eux montrant un porteur d'offrandes qui se dirige vers l'intérieur de la chapelle.

A- Paroi du côté droit (quand on entre)

Les silhouettes sont réduites à des croquis ( vue lm-rw_03d)

B- Paroi du côté gauche ( vue lm-fw)

1)- Registre supérieur
Un homme s'avance en tenant deux bouquets, un grand et un petit.

2)- Registre médian
Le personnage qui arrive apporte des fleurs de lotus et tient un plateau sur lequel sont posés deux paniers de fruits et un pain ( vue lm-fwd01). Devant lui se trouve la seule inscription de la chapelle, très pâle et fragmentaire : "le sedjem-ash... Amon, Houy". Ce titre, qui signifie littéralement "celui qui entend la parole" est habituellement rencontré dans la communauté des artisans de la tombe royale du village de Deir el-Medineh et traduit par "serviteur". Mais ce titre est retrouvé dans d'autres contextes, par exemple "le sedjem-ash d'Amon".

3)- Registre inférieur
L'homme porte un bol contenant de l'encens incandescent.

Le mur nord

A- Registre 1 (le plus bas)

Il est orienté en sens inverse des trois autres registres qui le surplombent. Il résume le cycle du grain, des semailles à la moisson et donc le déroulement répété des saisons. Renouvelé d'une année sur l'autre, il symbolise l'éternité-neheh, cyclique (une des deux éternités imaginées par les anciens Égyptiens avec l'éternité-djet qui est celle du non-temps, celle d'Osiris). Les propriétaires qui font figurer ces représentations dans leur tombe occupent de leur vivant des fonctions en rapport avec la fabrication, la manutention, le stockage... de produits issus de la terre.
Deux couples de bœufs participent au travail. Chacun comporte un animal à robe rouge et un autre a la robe blanche ponctuée de taches noires (c'est pratiquement le seul endroit de la chapelle où cette couleur est conservée). Ils tirent un araire sur laquelle un paysan est courbé. Entre les deux paires de bovidés se trouve un semeur ; un autre, panier dans la main gauche, se tient derrière la seconde paire de bœufs.

Vient ensuite un homme qui, armé d'une fourche, envoie les épis sur un tas posé sur l'aire de battage. Ce sont encore des bœufs qui, par leur piétinement, assurent le dépiquage. À droite de cette scène, des moissonneurs coupent des épis (scène très abîmée). Enfin, à l'extrême gauche du registre on trouve trois paniers de fruits rouges et ce qui ressemble à des ballots de feuilles ( vue lm-rw01). Deux hommes approchent : l'un tient par les ailes deux oiseaux, le second porte des vases allongés.

B- Registre 2 : fabrication d'onguents et parfums


La technique de la distillation était inconnue dans l"Égypte antique, les parfums sont élaborés par macération d'une substance odorante dans une huile végétale (amandier, dattier du désert, moringa,...) ou dans une graisse animale. Les substances odorantes proviennent de fleurs qui sont mises à infuser dans l'huile puis sont pressées dans un tissu ; elles peuvent aussi être directement jetées dans la matière grasse chauffée. Des gommes (myrrhe, encens,...) et des copeaux d'arbres peuvent également être mis à macérer.
L'existence de parfums solides est attestée, comme le montre la vue bs-38899 : la masse blanche dans la grande coupe posée sur un guéridon est de la graisse parfumée ; elle a ranci sur le dessus, d'où la couleur jaune. Qu'il s'agisse du produit fini est attesté par la guirlande florale. Cette image amène à se poser à nouveau la question de la nature du cône d'onguent dont sont coiffés certains des invités du banquet : réelle masse de graisse parfumée que la chaleur corporelle fait fondre (et qui dans ce cas imprègne et salit perruque et vêtements), métaphore pour désigner les parfums en général, ou principe immatériel (J. Padgham : le cône thébain serait le symbole terrestre du Ba recevant les offrandes). Une découverte faite en 2011 mettra peut-être tout le monde d'accord : les anciens Égyptiens, hommes et femmes confondus, utilisaient une matière grasse comme "gel" à cheveu ( Newscientist).

1)- La partie droite du registre

Trois personnages sont occupés à broyer un produit X dans de grands mortiers ; il s'agit peut-être de la plante destinée à fournir l'huile, que l'on trouve aussi dans de grands paniers au-dessus. Un homme agenouillé (et peut-être aussi le second) tord un sac d'où un liquide s'écoule dans un grand plat creux ( vue bs-38900_01). Derrière lui, un autre parfumeur est en train de remuer, à l'aide d'une grande spatule, le contenu d'une marmite posée sur un four ; sa main gauche tient le col d'une jarre contenant la substance odoriférante.
Du côté gauche se dressent trois grandes jarres bouchées, ornées de guirlandes florales et séparées par des fleurs de lotus, qui contiennent probablement les fleurs ou les morceaux d'écorces ou de gomme-résine mis à macérer. L'homme penché sur la première jarre prélève un peu de son contenu qu'il filtre à travers une passoire : le liquide odorant s'égoutte dans un vase posé à terre ( vue bs-38898).
À gauche des jarres, un homme assis sur un tabouret semble détacher avec une herminette de petits copeaux d'une bûche ; ces copeaux se retrouvent dans la corbeille au-dessus.

2)- La partie gauche du registre

Elle est occupée par une représentation du propriétaire assis sur une chaise, tenant en main la canne attestant de son rang, avec devant lui une table d'offrandes bien garnie ( dessin lm-01).

C- Registres 3 et 4

Ils sont occupés, du côté droit, par une scène de banquet, tandis que, du côté gauche, les deux registres n'en font plus qu'un, avec un couple assis, qui représente le centre du décor de toute la chapelle.

1)- Côté droit ( dessin lm-01bis)

Il est occupé par les hôtes du banquet (voir ici une discussion sur le sujet), les hommes en haut, les femmes en bas ( vue lm-rw03). Tous les sujets sont assis sur des tabourets et portent un cône d'onguent sur la tête. L'organisation des deux registres est la même, mais le rang des hommes est plus uniforme que celui des femmes où les attitudes sont plus variées. Chez les hommes, c'est un serviteur qui présente une coupe à boire tandis qu'une servante est en train d'oindre un invité du parfum contenu dans la coupe que porte une aide.
La scène est reproduite chez les femmes. C'est une servante qui propose une coupe à une dame, qui la refuse : être éméchée rapproche du monde des dieux, être ivre rend malade...
Globalement, cette scène de banquet est plus figée et conventionnelle dans son exécution que le reste du décor et a certainement été réalisée par un peintre différent.

2)- Côté gauche ( dessin lm-02bis)

Le propriétaire et son épouse (probablement) sont assis sur des sièges à hauts dossiers posés sur une natte et serrent la tige d'un lotus dans la main droite. Ils portent sur leur perruque le cône thébain, tout comme la jeune fille qui présente une coupe à ceux qui sont probablement ses parents. Entre eux se dresse une table d'offrandes sur laquelle s'empilent des denrées diverses.
Derrière la jeune fille se trouvent trois musiciennes, deux sont nues, la troisième porte une robe transparente. Elles jouent de la harpe, d'un luth à long bec ou d'une flûte double.

Le mur sud

Il est divisé en trois registres de hauteur sensiblement égale ( vue bs-38881). Le registre du haut montre une cohorte de porteurs d'offrandes, celui du milieu, des scènes de funérailles et celui du bas le pèlerinage à Abydos.

A- Registre supérieur


À l'extrême gauche (non visible sur les photos) se tient une femme qui a fait l'objet d'une tentative de découpage, précédée par un homme portant des paniers.
On remarque aussi un porteur qui tient une palanche sur les épaules, à laquelle sont suspendus deux coffres. Devant lui, deux belles dames présentent des fleurs ( vue bs-38882). Puis viennent deux personnages de condition moindre, représentés plus petits : l'un porte une cruche, le second tient deux veaux encordés, un blanc (qui tourne la tête vers l'arrière) et un noir ( vue bs-38883).
Les trois porteurs qui sont les plus proches du mur du fond sont intéressants ( vue bs-38884) : l'un transporte sur ses épaules une jeune gazelle, tandis qu'un autre porte des oiseaux des marais accrochés à sa palanche. Le dernier transporte un guéridon sur lequel repose un plat contenant une substance jaunâtre ; des oignons en bouquets entourent le meuble, rappelant les fêtes de Sokar, de Neheb-kaou et de Bastet. Fait très rare à cette époque, mais qui sera courant à l'époque ramesside, la procession se poursuit sur le mur ouest ; nous verrons plus bas un autre exemple de chevauchement de paroi.

B- Registre médian

L'essentiel de la cérémonie des funérailles est représenté : le cercueil, avec pleureurs et pleureuses, le sacrifice du bœuf, le rituel d'ouverture de la bouche


- À l'extrémité gauche ( vue bs-38885-86) se tiennent des pleureuses debout et assises ; l'une d'elles est détachée du groupe et se penche sur la barque funéraire. Ces femmes sont vêtues d'une robe qui correspond à leur époque : l'archaïsme consistant à représenter les pleureuses avec une robe à bretelle dégageant le sein tend à disparaître en ce milieu de XVIIIe dynastie. Deux hommes présents au milieu du groupe de femmes font également des gestes de deuil.

- Vient ensuite la barque funéraire. Sur le pont repose le cercueil, invisible sous un grand catafalque à toit bombé, tendu de tissu rouge découpé en carreaux et sur lequel veillent les deux "Djeryt" : Isis, la grande pleureuse et Nephtys, la petite pleureuse. Des bouquets associant lotus, coquelicots et mandragores ornent le catafalque.

- Puis on trouve une scène de boucherie dans laquelle deux bouchers sont en train d'extraire le coeur de l'animal abattu ( vue bs-38887) ; au sommet de la table d'offrandes – très mutilée – qui jouxte la scène, on devine des plats de côtes.

- Le registre se termine par la cérémonie de l'ouverture de la bouche par un prêtre-sem reconnaissable à sa peau de panthère qui, on ne sait pourquoi, a échappé aux martelages de l'époque amarnienne. La momie dans son sarcophage est dressée sur un petit monticule de sable par un aide. Le prêtre, qui tient d'une main un sceptre aba, lui présente un encensoir. Posé sur deux petits guéridons blancs (l'un a disparu) se trouvent les instruments nécessaires à l'accomplissement du rituel (qui, rappelons-le, est bien décrit dans la tombe TT100 du vizir Rekhmirê).

C- Registre inférieur


Nous trouvons ici les deux scènes traditionnelles du voyage rituel vers Abydos, la ville sainte par excellence du dieu Osiris. Il est probable que très peu de propriétaires de tombes effectuaient ce pélerinage de leur vivant, mais qu'importe ! Par la puissance de la magie, c'est un pélerinage éternellement renouvelé qui est offert au défunt dans sa chapelle.

1)- À gauche : l'aller

Le défunt et son épouse sont assis sous un dais, veillés par Isis et Nephtys ( vue bs-38890). La femme enserre les épaules de son mari. Ce dernier tient un bouquet dans la main droite, tandis que la gauche serre une pièce d'étoffe. Tous deux portent de grands colliers et des cônes sont posés sur leurs perruques.
À l'arrière, un minuscule marin tient les avirons de gouverne, tandis qu'à l'avant un autre marin déplie une pièce d'étoffe qui constitue manifestement un signal. On retrouve une image identique dans la TT 69 de Menna ( vue bg-6302) et la TT 359 d'Inerkhaou ( vue tb-1756). Le bateau tracteur ( vue bs-38889) glisse le long du courant vers le nord, voile repliée. Six rameurs sont en action à bâbord, ainsi qu'un petit homme qui manœuvre les rames gouvernail. Un autre personnage, plus grand, est représenté sur le toit de la cabine - alors qu'il se tient sur le pont – il semble répondre au signal de l'homme qui se tient sur l'autre bateau.

2)- À droite : le retour

Le couple est représenté presque à l'identique ( vue bs-38891). Le bateau tracteur a cette fois sa voile déployée, remontant ainsi le courant jusqu'à Thèbes grâce au vent du nord ( vue bs-38892). Il n'y a plus aucun marin représenté.

3)- Le sem

À l'extrémité droite du registre se tient un personnage (probablement le fils du défunt) qui joue le rôle d'un prêtre-sem qui fait une libation à l'aide d'un vase. Il appartient en fait à une scène se déroulant sur le mur du fond ( vue bs-38881_01 ( vue lm-lw03).

Le mur du fond (ouest)

Le centre de la paroi comporte une large anfractuosité centrale (maintenant rebouchée) destinée à contenir une statue du défunt dans une niche. De chaque côté sont disposés deux registres et un troisième court en haut sur toute la paroi.

A- Le registre du bas

1)- À gauche ( vue bs-38895)

On voit bien que le sem de la paroi sud fait une libation sur les offrandes qui se trouvent sur la paroi ouest. Sur la table sont empilés des pains, des paniers de fruits et des fleurs de lotus ( vue bs-38895_01). Le défunt et son épouse sont assis sur des chaises à hauts dossiers posés sur une natte et tournent le dos à la niche. Leurs pieds sont calés sur des repose-pieds. Sous le siège de la femme se trouve son animal de compagnie, un chien assis, qui contemple la scène. Il s'agit d'une race rarement représentée, avec un pelage noir et blanc et un museau dans le prolongement du crâne.

2)- À droite ( vue bs-38893_01)

Le couple debout se dirige vers l'extérieur de la tombe. Régénéré par les offrandes que leurs parents ou des prêtres auront déposées devant la statue (du moins ils l'espèrent), il peut retourner à l'est, et sortir dans le monde des vivants.

B- Registre médian ( vue bs-38893_01)

De chaque côté de la niche se trouvent deux déesses, l'une avec une robe blanche, l'autre avec une robe rouge ; toutes tiennent en mains un sceptre ouas et un signe de vie ankh. À gauche, on trouve Hathor et Amentit (la déesse des nécropoles de l'ouest) et à droite, Isis et Nephtys.

C- Registre supérieur

On voit bien, sur la gauche de l'image, que la procession des porteurs d'offrandes commencée sur le mur sud se poursuit ici. On remarque avec intérêt que seuls l'homme et la femme qui présentent les offrandes (en principe les enfants du couple) ont un cône sur la tête. La table chargée d'offrandes se trouve devant Osiris. Le grand dieu des morts est assis sur l'archaïque - mais traditionnel - siège cubique bas. Il porte la couronne Atef et tient en mains les insignes de sa fonction, le sceptre heqa et le fouet nekhakha. Derrière lui se tient Anubis qui l'enveloppe de sa protection.

Bibliographie
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  • KOZLOFF Arielle : "Tomb decoration: paintings and relief sculptures, in "Egypt's dazzling sun. Amenhotep III and his world", p. 261-304, The Cleveland Museum of Art, 1992
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  • MEKHITARIAN Arpag : "La peinture égyptienne", Skira-Flammarion, 1978
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  • PIMPAUD Alban-Brice : "Contribution de la photogrammétrie numérique à l’élaboration de la carte archéologique de Thèbes-Ouest", conférence.
  • PORTER Bertha, MOSS Rosalind : Topographical Bibliography of Ancient Egyptian Hieroglyphic Texts, Reliefs and Paintings, I: Theban Necropolis, Part 1, Private tombs. 2nd ed. rev. and augmented, p. 281, Griffith institute, 1994
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  • WERBROUCK Marcelle, BAUD Marcelle : "Les pleureuses dans l'Égypte ancienne", Fondation égyptologique Reine Élisabeth, 1938


Page réalisée par Thierry Benderitter
Texte par Thierry Benderitter
Photographies par Bruno Sandkuhler (collection Unidia), Lise Manniche (lm)
Dessins : Lise Manniche
© Osirisnet 2015