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| Dernière mise à jour : 29/05/2007 |
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Entrée de la
tombe TT 192
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Malgré les dégradations causées par
le temps et par le vandalisme passé et récent,
et malgré son inachèvement, la tombe 192, reste
l'une des sépultures les plus importantes sur le plan
religieux et historique de la nécropole thébaine,
et la plus grande tombe privée de la XVIIIème
dynastie.
La tombe N° 192
de Kherouef, intendant de la reine Tiyi (vue CD_04),
se trouve près
du temple de Deir el Bahari, plus précisément
dans l'Assassif. Cette sépulture, caractéristique
des tombes de l'Assassif, a toutefois la particularité d'avoir été aménagée
non dans le flanc de la colline mais dans la plaine en
contrebas.
Avec son aspect sombre et souvent noirâtre,
son absence presque complète de couleurs, la tombe
semble peu engageante.
Nous allons voir dans cette présentation qu'il s'agit pourtant
d'un monument d'une grande qualité artistique et
d'une grande importance pour la période
trouble située
entre les règnes
d'Amenhotep (Aménophis) III et de son fils et successeur
Amenhotep IV- Akhenaton, posant notamment la question de
la corégence entre les deux souverains.
La tombe a été initialement étudiée
par Adolf Erman. Puis Alan Gardiner et Davies, suivis de
Ahmed Fakry, puis L'Epigraphic Survey de l'Université de
Chicago a fait le relevé du monument dans les années
50-60.
Une remarque préliminaire: les décors que nous allons décrire
ne concernent pas la "tombe" proprement dite, qui est inachevée
et ruinée, mais la cour à ciel ouvert qui la précédait.
L'abandon des travaux semble être dû à un écroulement
des structures, même si certains n'excluent pas des
raisons politiques liées aux nouvelles données
dictées par Akhenaton.
Deux types de dégradations volontaires se sont succédées.
Le martelage datant de la période
amarnienne,
qui s'acharna principalement sur le pluriel du mot "dieu" et
sur le nom d'Amon, qui fut effacé des représentations
de l'entrée menant à la cour et du passage
ouvert sur la première salle hypostyle, ainsi que
des inscriptions verticales devant le roi et derrière
la reine dans le kiosque du troisième jubilé.
Dans aucun cas ce nom n'a été touché dans
le cartouche du roi et aucune autre divinité n'a
subi le sort du dieu thébain.
Selon le type de martelage, il apparaît que l'effacement
de la figure de Kherouef, parfois de son nom et de ses
titres, ainsi que celui de la figuration des officiels
qui l'accompagnent lors de la fête, semble être
de la même époque que celui d'Amon, à savoir
du règne d'Akhenaton.
La raison la plus probable
de ces dégradations amarniennes est la volonté de
supprimer les cérémonies que l'on identifiait à l'ancienne
foi, en enlevant les principaux acteurs, le roi et la reine
exceptés.[NB: selon
moi il pourrait plus simplement s'agir d'une disgrace ayant
touché Kherouef, car tout le
décor festif est respecté, et l'on sait qu'Amenhotep IV
a célébré très tôt dans son règne une nouvelle fête - sed
à Thèbes]
Le martelage post-amarnien fut
effectué après
la mort d'Akhenaton s'acharnant à effacer le nom et les
représentations du roi entre dans le cadre de la "damnatio
memorae" auquel le règne fut soumis dès l'époque d'Horemheb
et surtout sous les premiers Ramessides.
Par ailleurs la remontée de sel
dans les parois, a entraîné des destructions parfois difficiles
à discerner du vandalisme.
Après
ces débuts éprouvants,
l'architecture de la tombe subit encore des modifications.
Durant la XIXème
dynastie, huit tombes furent creusées dans le portique
est (plan C) et dans les murs sud et nord de la
cour, ces aménagements se sont ensuite poursuivis
au-delà de l'époque ramesside. Certaines
de ces tombes restent difficiles à dater car elles
sont anépigraphes.
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C2_08
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| Sa mère:Rouiou |
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C3_03
Kherouef
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Si nous connaissons les titres et charges de Kherouef,
nous ne savons par contre rien de la chronologie de sa
carrière, ni d'ailleurs sur sa fin, comme nous le
reverrons.
Le nom de Kherouef (vue
C3_03) n'est pas le
nom de naissance du propriétaire de la tombe 192.
Celui-ci est (Se)Naa (ou Naai, tel qu'il apparaît
sur une statue de Berlin), nom que l'on retrouve à cinq
reprises dans les inscriptions encore en place : deux fois
sur le plafond du portique ouest
et trois fois sur les colonnes de la première salle
hypostyle (plan D).
Parmi ses titres les plus importants (vue 8) qui le plaçaient
dans les hautes sphères du gouvernement, il y a,
en plus de "noble et gouverneur"
qui est une appellation fréquente, des titres moins
accessibles "vrai scribe royal", "intendant
de la grande épouse
royale Tiy", ou
encore " porteur du sceau royal" et "premier
héraut du roi". Dans les inscriptions on lui
connaît également des charges qui sont plus étroitement
liées à ses activités lors des fëtes-sed,
notamment celui de "gouverneur du palais",
qui est enrichi, sur les statues retrouvées
dans la tombe, de "gouverneur du palais dans la fonction
du jubilé" et de "serviteur du roi lors
des jubilés".
Des épithètes soulignent
son intimité avec le roi, comme par exemple "le
grand compagnon sur les marches du trône, confident
excellent du souverain".
Aucune
allusion n'est faite à sa vie privée et ni
femme ni enfant ne sont mentionnés.
Kherouef doit certainement une partie de sa prestigieuse
carrière à la position sociale qu'occupaient
ses parents.
Sa mère, Rouiou, était "adoratrice royale, chanteuse d'Isis,
Mère du Dieu", "chanteuse d'Amon" et "maîtresse
de maison". Elle accompagne son fils sur une représentation située
dans le passage entre la cour et la première salle hypostyle (plan
entre C et D). Son père, Siked, était "scribe de l'armée
du Seigneur du Double Pays".
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| Plan de situation |
Plan de la tombe |
Tous les décors sont sculptés et peints,
soit en relief levé (dans
les zones sombres), soit en relief dans le creux (dans les zones où la
lumière solaire peut accrocher la paroi). La peinture a malheureusement
largement disparue. Une grande partie de la tombe, non nettoyée, présente un
fond noirâtre.
Le style développé dans la tombe est typiquement pré-Amarnien,
de la meilleure qualité. Il se caractérise notamment par l'apparition
de nouvelles postures de salut, avec les personnages courbés vers l'avant,
datant de la fin du règne
d'Amenhotep III (vue
C3_25).
Rien dans le programme décoratif
de la tombe ne laisse présager de l'avenir esthétique imposé par
Akhenaton (voir l'article sur ce sujet), ce qui montre que la décoration
de la tombe date d'avant l'an 4 du règne de celui ci. Ainsi Amenhotep
IV , dans les rares places où il n'a pas été martelé,
est représenté en
proportions normales, sans les exagérations que l’on retrouvera
plus tard (vue
B_02).
La prédominance de la représentation des souverains dans la tombe
est encore plus frappante que dans la tombe de Ramose, contemporain de Kherouef, à laquelle
la finesse des décorations peut être comparée.
Ceci est particulièrement net dans la représentations du 1er
et du 3ème jubilé d’Amenhotep III (soit en l’an 30
et 37 du règne). Curieusement le second jubilé, de l’an
34, n’est pas représenté. On peut imaginer que Kherouef
n’y a pas eu de rôle majeur à jouer. Le jubilé, ou
"Fête-Sed" est
un rituel très ancien (la première trace remonte au roi Djeser,
de la IIIème Dynastie), destiné à la régénération
du pouvoir royal ; Théoriquement il était célébré après
trente années de règne puis tous les trois ou quatre ans.
Cette prééminence des figurations royales et de la
fête-sed, dans lesquelles il a joué un grand rôle, fait
que les représentations de Kherouef lui même sont proportionnellement
moins importantes.
Cet envahissement des sépultures privées des hauts personnages
du royaume par l’iconographie royale atteindra son maximum sous le règne
suivant d’Amenhotep IV- Akhenaton.
Remarquons toutefois que toutes ces décorations sont situées
dans ce qui aurait dû être la cour , précédant la
tombe proprement dite qui ne commence qu'au creusement dans la roche (D sur
le plan). Le programme décoratif aurait basculé
vers le registre funéraire à partir d'ici.
La tombe de Kherouef fut partiellement réalisée dans la plaine,
contrairement à l’habitude établie
pour les tombes de la XVIIIème dynastie de la
nécropole
thébaine. L'emplacement de la demeure d'éternité de
l'intendant de la reine ne fût donc pas prédéterminée
par des impératifs topographiques. Ceci offrit
au constructeur la possibilité d'orienter la façade à l'est
et, fait exceptionnel, de faire suivre à la sépulture
un axe est-ouest géographique vrai.
La tombe 192 s'enfonce dans le sol de l'Assassif
au moyen d'une rampe dont la pente est d'environ 15°,
au bas de laquelle se trouve un vestibule (plan
A), dont les murs ont été préparés
pour recevoir une décoration. Ce n'est que sur le
mur nord que celle-ci fut exécutée; un hymne
dédié au soleil couchant et une représentation
de Kherouef y figurent.
La porte (plan B)
Il
est couvert d'inscriptions sur les murs et sur le plafond.
Le décor du linteau propose des représentations
d'Amenhotep IV accompagné de sa mère, en train de faire des offrandes à Atoum
et Hathor à droite et Rê-Horakhty et Maât à gauche.
Cette scène, martelée au point d’être méconnaissable
a néanmoins pu être reconstituée par l’Epigraphic
survey de l’Université de Chicago. De manière très
intéressante, un cadrat hiéroglyphique "qui peut être
lu indistinctement de gauche à droite ou de haut en bas à la
manière d’un puzzle, melange et entrecroise dans un ensemble unique
et inséparable les noms des deux pharaons, père et fils, et ceux
des dieux Amon-Re et Re-Horakhty. Il s'agit d'un véritable texte théologico-politique” (Dr
Francisco J. Martín Valentín).
Le corridor derrière la porte est également
couvert d'inscriptions sur les murs et sur le plafond, montrant notamment,
sur la gauche, Amenhotep
IV faisant des libations à Amenhotep III et à la reine Tiyi;
L'"hérétique" a été martelé et
seul reste une partie de la représentation des
souverains (vue
B_09).
Sur la droite se trouve un hymne à Osiris
(vue
B_06) en présence du propriétaire
des lieux. Les titres de ce dernier sont mentionnés pour partie, notamment
celui d'intendant de la reine Tyi (vue
B_08).
| LA COUR, MUR OUEST, CÔTÉ SUD
( plan C2 ) |
Cet accès mène à la grande cour à ciel ouvert (environ
30 m de long et 20 m de large), dont les murs Est (plan C1) et Ouest (plan
C2 et C3, vue
CD_01) ont la particularité de ne pas être perpendiculaires à l'axe
central.
La cour est inachevé, mais comporte, toutefois, le programme décoratif
le plus marquant de la tombe, la rendant essentielle à la connaissance
des dernières années de règne d'Amenhotep III. Deux compositions
distinctes sont développées sur les parois du portique ouest, l'une,
au sud de l'axe central (plan C2), l'autre, au nord (plan C3).
Elles présentent respectivement les premiers et troisièmes jubilés
d'Amenhotep III.
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Mur Ouest, côté Sud (plan: C2).
d'après Epigraphic Survey, Kheruef,Oriental Institute of the
University of Chicago |
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C2_01
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C2_02 |
C2_09 |
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| C2_03 |
C2_04 |
C2_24 |
Le portique Ouest, côté Sud (C2) (vues C2_01 , C2_02 et C2_09)
est consacré au
premier des trois jubilés
royaux d'Amenhotep III.
Ce premier jubilé se déroula pendant la trentième
année du règne, le vingt-septième
jour du deuxième mois de la troisième saison
(shemu), selon l'inscription gravée devant le baldaquin
royal.
Le plafond (vues vue
C2_07 et vue
C2_08) en fleurettes est tapissé de motifs
associant un double cercle central et des "pétales" bleus
sur un
fond
rouge.
Des lignes
de hiéroglyphes bleus reprennent des éléments
des fonctions de Kherouef avec son nom de (Se)Naa.
Au registre inférieur à la gauche de la scène
de récompense de Kherouef, complètement martelée
(cf infra), arrivent les princesses, les huit "Filles
du Grand",
sans doute des princesses étrangères qui
ont été élevées à la
cour égyptienne, pour garantir la fidélité de
leur vassal de père à son suzerain, faisant
des libations au roi (vues C2_03; C2_04; C2_24).
Cette procession, restée
inachevée, se compose de quatre groupes de deux
princesses, vêtues de la même manière,
portant la même couronne, et deux types de vases
différents. Une petite table les sépare
surmontée d'une même flasque, au dessus de
laquelle il est inscrit : "Faire des purifications
quatre fois". Le texte entre leur couronne
signale leur position par rapport au roi pendant la fête: "Faire
en sorte qu'elles se tiennent sur les marches du trône
devant le dais en présence du roi". La ligne
de texte au-dessus d'elles décrit
la qualité de leurs récipients (or et électrum)
et la fraîcheur qu'elles offrent au souverain. On
remarquera la grâce des visages
et le caractère élaboré des coiffures
qui font de cette scène un des plus beaux reliefs
de la XVIIIème Dynastie.
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| C2_17
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C2_16 |
C2_27 |
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| C2_28 |
C2_29 |
C2_30 |
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c2_05 |
c2_06 |
Derrière les princesses
s'étendent les registres
présentant les activités festives qui
entourent la cérémonie. Des danseuses évoluent
sur deux registres au son des instruments des musiciennes
assises et debout.
Au registre supérieur, quinze
danseuses accomplissent des danses de types différents:
certaines, debout, regardent successivement le sol puis
le ciel pendant que leurs bras se détendent ou se
replient, d'autres, agenouillées,
effectuent, à deux, des mouvements de bras (vue
C2_12 et C2_28). Devant elles, un singe, un
veau, un canard semblent également
participer à la danse (vues C2_05 et C2_06). A l'arrière,
des prêtres paraissent superviser les danses. La
ligne de texte au-dessus du registre supérieur pourrait être
une chanson, dont la signification serait mimée
par les gestes des danseuses.
Au registre inférieur,
d'autres femmes dansent, chantent et jouent de la musique.
A la gauche du registre, des flûtistes accompagnent
des danseuses et des chanteuses assises, alors
qu'à l'autre extrémité, on voit une
joueuse de tambourin (vue C2_29), instrument qui semble
faire
ici sa première apparition. Une des chanteuses,
isolée des autres, porte sa main à l'oreille
pour mieux apprécier son propre timbre (vue C2_29).
Toute la scène
est sous le titre "C’est sa protection, celle
du roi Neb-Maat-Ra (Amenhotep III). Viens ô Sobek,
au fils de Ra, Amenhotep, Seigneur de Thèbes, doué de
vie, et fait ce qu’il aime !"
Des graffiti ont parfois été tracés
ultérieurement, écrits (vue C2_17) ou peints
(vue
C2_14
et vue
C2_15), repésentant le même graffito
d'un personnage partiellement et maladroitement gravé,
avec un travail différent
sur la couleur).
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C2_26
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Le registre au-dessus des princesses
et des scènes
de danse, très endommagé, présente
le pharaon et son épouse, toujours en habit de jubilé,
quittant le "Palais cérémoniel de la
Maison de la Jubilation" (vue c2_26). Le roi porte le
costume de la fête-sed et la couronne blanche de
Haute Egypte avec sur le front, un
faucon surmonté d'un
uræus. La reine porte un diadème avec un
uræus surmonté de cornes enserrant le disque
solaire. Kherouef (martelé) les accompagne
alors qu'ils sont remorqués dans la barque solaire
nocturne et accueillis par leurs filles et des prêtres.
Nous retrouvons les souverains à l’extrémité droite
de la paroi.
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C2_20 |
C2_19 |
C2_18 |
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| C2_21 |
C2_31 |
C2_32 |
Ils siègent en compagnie de la déesse
Hathor sous un kiosque richement décoré et
surmonté d’une frise d’uraei (vues c2_21;
C2_20; C2_19; C2_18).
Le kiosque repose sur une base formée
de Rekhyt (vue
C2_22 vue
C2_25), ces oiseaux à bras
levés sont habituellement considérés
comme le bas peuple (ou peut être des rebelles).
En dessous d’eux, des rectangles contenant les deux
plantes traditionnelles de Haute et Basse Égypte,
le lotus et le papyrus. Le roi est coiffé de la
Double Couronne, tenant en main les insignes de la royauté,
le fouet et le crochet. Il porte la barbe droite comme
dans les autres scènes.
Le roi est assis sur un
trône comportant à l'arrière un vautour aux ailes
déployées
(probablement la déesse Nekhbet) qui lui enserre
la taille.
Ses pieds sont posés sur le signe Heb de la fête.
Il est entouré de la déesse Hathor "Maîtresse
de Denderah", assise, et de la reine Tiyi debout coiffée
d’une couronne à hautes
plumes.
La déesse tient en main une branche de palmier
recourbé, le signe des années. A sa base,
on retrouve l’association du signe signifiant des
centaines de milliers (le tétard) et des millions
(l’homme aux bras levés) (vue C2_31). Ainsi
la déesse
assure le roi d’un règne infini avec des centaines
de millions de fêtes-sed. Les textes le confirment
: le roi est doté d’un
temps de vie "éternel, comme
Ra".
Devant le dais, au registre inférieur, Kherouef était
récompensé avec l' "or d'honneur" (vue
C2_32), mais son image a été complètement
martelée.
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