La salle longitudinale

Elle mesure environ 3,80m de long ; la largeur passe de 1,60m à 1,70m de l'entrée vers le fond, et la hauteur de 1,70m à 2m.

Contrastant avec les parois nues, le plafond est entièrement conservé (, ). Il est légèrement voûté, divisé en deux caissons par trois bandes jaunes, dont le texte, en noir, persiste sur les bandes latérales (, ).
Texte 1 : "Une offrande invocatoire à Osiris-Khentyimentyou, le grand dieu, maître de la Terre Sacrée ; (à) Ptah-Sokar dans le pavillon secret ; (à) Resh-Oudja devant Ro-setaou (surnom d'Osiris : l'éveillé indemne, Wörterbuch 2, p.451, note 13) ; (à) Anubis, devant le pavillon divin ; à Nefertoum ; (à) Horus-Hekenou, le grand dieu sur son […] afin qu'ils accordent la vue de tous les secrets du monde inférieur, l'entrée et la sortie de la nécropole, et que son Ba ne soit repoussé à aucune des portes du monde souterrain. Pour le Ka de celui hautement loué par les seigneurs de l'éternité, le grand prêtre de Menkheperrê, Khonsou, juste de voix, le bien pourvu, en paix le cœur content ".
Texte 2 : "Une offrande invocatoire à Amon-Rê, roi des dieux, le grand dieu qui a fait tout ce qui existe, afin qu'il me permette de le voir lors de la (Belle) Fête de la Vallée" ; que je reçoive de la nourriture en sa présence, qu'il fasse en sorte de pourvoir mon Ka avec des offrandes et des provisions pour ma momie, qu'il soit […] que la main soit courbée pour lui et que la fumigation avec la myrrhe et l'encens soit faite pour lui comme pour tous les akhous. Pour le Ka du grand prêtre de Menkheperrê, Khonsou, juste de voix" .
Texte 3, retrouvé sur un carnet de Davies et qui correspond à la bande centrale : "Une offrande invocatoire à Horakhty, le grand dieu, qui vit de Maat. Qu'il m'accorde de le voir au matin, ses rayons pointés sur ma poitrine; puisse-t-il éclairer pour moi le chemin dans la nuit ; puisse-t-il faire fleurir pour moi (mon) corps dans la nécropole […] pour le Ka du grand prêtre de Montou, seigneur de Tod, To".

Le décor du côté gauche (sud) commençait, sur le petit renvoi à gauche de l'ouverture, par un harpiste qui a disparu. Aujourd'hui il ne reste du décor que les pieds chaussés de sandales, posés sur un repose-pieds, de trois personnes assises sur des sièges ajourés () devant lesquelles se tenaient deux autres personnes debout (reconstitution Davies ). Des guéridons supportant des offrandes étaient figurés devant chacun des invités.

Du côté droit (nord) la frise est bien respectée (). Selon Davies, on trouve trace de la partie supérieure d'un naos, dont le linteau porte l'inscription : "[L'Horus, Taureau puissant], Khaemouaset, le roi de Haute et Basse Égypte, Menkheperrê. Il [l']a fait pour son père Montou, doué de vie comme Rê", ce qui signifie que le naos représenterait le temple de Montou dont Khonsou était grand prêtre.

Le passage vers l'antichambre

Il mesure environ 1,10m de large, 1m de long et 1,50m de haut. Il est travaillé en léger relief et comporte une corniche au-dessus du linteau. Ce dernier est divisé en deux parties portant chacune une inscription en hiéroglyphes colorés sur fond jaune, qui court à droite et à gauche puis verticalement le long des montants. Le point de départ se trouve au niveau du rectangle blanc central. On trouve Rê-Horakhty et Amon (mentionnés à gauche), Osiris et Anubis (mentionnés à droite) () ; Osiris est qualifié de "seigneur de la Terre Sacrée, maître de l'éternité neheh, dieu efficient de l'Ennéade" et Anubis de "seigneur de Ro-setaou".
De chaque côté des jambages se trouvait un haut bouquet monté ().

Il n'y a rien à dire des embrasures : tout a disparu.

Le plafond, par contre, est indemne et original pour l'époque, car il s'agit plutôt d'une image de la XVIIIe dynastie (, ). Sur un fond blanc se détachent des massifs de coquelicots et d'autres plantes. Comme on pourrait le voir dans une scène de chasse et de pêche au harpon (thème qui a disparu à la XIXe dynastie), une nuée de canards s'envolent de leurs nids en piaillant, nids dans lesquels se trouvent des œufs ou des oisillons. Le canard pilet constitue un des symboles du monde désorganisé, de l'isfet (le contraire de la maât), mais - c'est un paradoxe qui nous choque, mais ne choquait pas les anciens - il a aussi une connotation positive, c'est le symbole de la proche émergence de l'être transformé en un nouvel Osiris (Germond). Plusieurs criquets (et non des sauterelles) sont aussi visibles.

L'antichambre

Il s'agit d'une petite pièce assez grossièrement réalisée, d'environ 2,30 × 2,60 × 1,60m, dont les parois sont tapissées d'un badigeon de plâtre jaune, sans décor. À gauche et à droite s'ouvrent les passages conduisant au complexe funéraire souterrain, celui de droite communiquant avec la tombe TT30 de Khonsoumes.
À l'extrémité ouest se trouve l'entrée de la chapelle (). La porte est traitée en relief, avec une corniche ; elle est entourée, en haut et latéralement, par une frise décorative en petits damiers; qui déborde sur le plafond (). Les jambages accueillaient peut-être du texte dans des colonnes, mais le peu qui persiste, en bas, à gauche, semble vide.
Le linteau porte une composition symétrique (). De part et d'autre d'une bande jaune centrale on trouve Anubis couché sur l'entrée d'une tombe, tourné vers l'extérieur, où se tient un couple qui le salue.

La niche-chapelle

On y accède par une petite marche ; le sol n'est pas parfaitement plat ; les dimensions approximatives sont de 1m de large, 0,70m de profondeur et 1,40m de haut. Heureusement, le décor ici est bien mieux préservé que dans la salle longitudinale.

Paroi ouest

C'est la seule à comporter un bandeau jaune, rouge, noir et blanc à sa base. "Osiris Ounnefer, le grand dieu, maître d'Abydos" est assis sur un siège cubique reposant sur une estrade. Ce siège a un décor élaboré, en façade de palais, avec une double porte centrale. Osiris a la peau vert sombre, son suaire blanc est doublé de colliers, dont certains floraux, sur lesquels se trouve une plaque de pendentif portant un pilier djed entouré de deux nœuds tit d'Isis rouges. De ses deux mains, il agrippe un sceptre composite associant le pilier djed multicolore et, semble t-il, un ouas. Sur la tête, il porte une couronne atef à laquelle est associée une paire de cornes torsadées, vertes, doublées d'un disque solaire, représentant Rê. Il s'agit, selon la nouvelle théologie solaire de l'époque ramesside, de montrer que, dans le monde souterrain, les Bas d'Osiris et de Rê sont complémentaires : "Osiris repose en Rê, quand à Rê, c'est Osiris qui se repose" comme il est dit dans certaines tombes. Derrière lui se tient "Anubis, qui est dans ses bandelettes, seigneur de la Terre Sacrée", qui veille sur Osiris. Devant les dieux se tient Khonsou, drapé dans une superbe peau de félin, chaussé de sandales blanches. D'une main, il tient un encensoir ; de l'autre, il verse un filet d'eau à partir d'un vase en forme de croix ansée et un bouquet de fleurs de lotus remplit le petit espace restant.

Paroi nord (droite)

()

Khonsou rend hommage à la déesse de l'Ouest, reconnaissable au hiéroglyphe qu'elle porte sur la tête ; au-dessus de Khonsou, des colonnes tracées sur fond blanc n'ont jamais reçu leur texte.

Paroi sud (gauche)

(, )

C'est la plus originale, puisqu'elle porte une représentation de louange au roi Montouhotep II - Nebhepetrê, de la XIe dynastie. Nous renvoyons à l'article spécial dont nous avons déjà parlé sur .
Selon Davies, et comme on le constate aussi dans , la raison de la présence de ce très ancien souverain ne serait pas lié au culte de sa personne, mais à celui de la vache Hathor car "le temple de ce monarque se trouve dans la montagne d'Occident et contient la chapelle d'Hathor-vache" ; le roi serait une métaphore pour désigner l'Occident, faisant pendant à la déesse de l'Ouest sur le mur opposé. On ne peut s'empêcher de trouver l'argumentation un peu faible, car d'une part, Montouhotep n'est pas le seul pharaon a être représenté avec Hathor sortant de la montagne d'Occident et d'autre part, on a ici un exemple typique de culte à une statue royale.

Le plafond

Il est divisé en deux caissons par une bande centrale jaune anépigraphe. Les motifs sont géométriques, des carrés alternativement jaunes et blancs avec au centre des structures foliacées.

Les chambres souterraines

Nous ne savons que ce que rapporte laconiquement Mond : "Nous avons dégagé les chambres funéraires et les puits 1 et 2, mais en dehors de vingt-deux petits ouchebtis, nous n'avons rien trouvé qui vaille la peine d'être mentionné".