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le roi
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Huitième roi de la XVIIIème Dynastie, Thoutmosis
IV a eu un règne court, d'environ 9 ans (vers 1419-1410
avant JC). Il a hérité d'un pays dont ses deux
prédécesseurs, son grand père Thoutmosis
III et son père Amenhotep II ont fait un vaste empire
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Merci à Christian Mariais
pour son aide photographique |
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solidement contrôlé. Le roi lui même va
rompre avec cette tradition guerrière en préférant
une politique diplomatique d'alliance. C'est ainsi qu'il va
épouser une princesse Mitanienne et instaurer une période
de paix avec cet ennemi ancien de l'Égypte en épousant
une princesse Mitanienne.
Le roi semble s'être plus que ses prédécesseurs
investi dans les questions religieuses et en particulier les
rapports entre la royauté et la divinité solaire.
On pense ainsi qu'il a pu être un précurseur
du renouveau de la théologie solaire que ses successeurs
Amenhotep III et Amenhotep IV-Akhénaton développeront
encore. Ce qui ne l'empêchera pas d'être un fervent
zélateur d'Amon avec, par exemple, la construction
d'une cour
à colonnes dans le temple de Karnak.
Un changement stylistique témoigne des modifications résultant
de ce nouvel état d'esprit
La momie du roi (vue)
Elle fut déménagée de sa tombe à la XXIème
Dynastie pour être
transportée, avec d'autres, dans la tombe d'Amenhotep II afin de
la protéger des pillards.
Étudiée par Elliot Smith, elle est décrite
comme celle d'un homme de 1,64m, jeune, rasée de près
et un peu efféminé. L'émaciation extrême
du corps, supérieure à celle qu'aurait produit
le seul embaumement, suggère la possibilité
d'une maladie cachectisante. Le roi est en effet mort jeune,
sans doute entre 20 et 30 ans, sans trace de blessure apparente.
| Le récit
de la découverte de la tombe KV 43
par Howard Carter |
En janvier 1903, le travail avait atteint la base de la colline, où il
y avait des signes manifestes de travail humain et finalement l’entrée
d’une tombe fut mise à jour. Ici, de nombreux fragments d’antiquité furent
découverts et notamment une poignée de hache en bois portant
le nom de Thoutmosis IV [….] le 18 janvier 1903, l’entrée
de la tombe avait été suffisamment nettoyée pour qu’on
puisse s’y glisser. Après avoir enlevé les derniers déblais,
nous tombâmes devant un blocage fait de pierres grossièrement
taillées.
Nous sommes ensuite entrés, accompagnés du Reis,
dans un passage partiellement comblé de déblais
et comportant de nombreux restes d’antiquités
dispersés. Ceci nous indiqua immédiatement que
la tombe avait été anciennement pillée.
Après être descendu d’une trentaine de
mètres sur les déblais, nous nous sommes trouvés
devant un puits béant empêchant notre progression.
Là, nous fûmes obligés d’attendre
un peu
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vue 19
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que nos yeux se soient accoutumés à la faible lueur de nos chandelles
avant de pouvoir apercevoir les parois et le fond. Petit à
petit le mur d’en face, dans lequel une ouverture avait
été faite, s’est dévoilé
à nos yeux, et voyant que le puits était très
profond, nous avons envoyé chercher des échelles
et des cordes. En regardant autour de nous, nous vîmes
que la partie supérieure des murs du puits avaient
été décoré et comportaient des
cartouches de grande taille au nom de Thoutmosis IV. Enfin,
nous avions la preuve formelle de l’identité
du propriétaire de la tombe.
Les cordes et
les échelles étant arrivées, nous descendîmes avec
difficulté au fond du puits. Puis remontâmes de l’autre
(le puits ne contenant que peu de déblais), puis étant passés
dans l’ouverture du mur, nous atteignîmes une salle rectangulaire
avec deux piliers. Attaché au pilier le plus proche du trou, il y avait
une ancienne corde à nœuds en fibres de palmier, dont l’extrémité descendait
jusqu’au fond du puits. Une évidence de plus du passage des pillards.
Cette salle était presque propre et ne contenait que quelques antiquités
sans intérêt et une rame de bateau inscrite.
Dans le coin gauche de la salle, nous trouvâmes un escalier qui menait à un
corridor d’une vingtaine de mètres qui donnait accès à une
petite pièce carrée. Cette pièce était partiellement
remplie de déblais, rendant notre descente difficile, des pierres roulant à chaque
pas.
La pièce était décorée de scènes
identiques à celles du puits, avec en plus deux inscriptions
en hiératique sur le mur de droite. Ici aussi, il
y avait une grande quantité de déblais. A
l’extrémité gauche de la salle, nous
trouvâmes une porte, partiellement bouchée
avec des pierres qui avaient été plâtrées
et où on avait apposé des sceaux de deux types
: le premier, l’original, montrant un chacal au dessus
de neuf prisonniers, le second manifestement plus tardif
apposé sur un autre plâtre, avec le sceau du
roi Horemheb.
Étant passé à travers cette porte, nous nous retrouvâmes
dans une salle allongée à piliers, dont le sol était jonché de
déblais et d’antiquités. A l’extrémité,
entre les deux dernières colonnes, une petite volée d’escaliers
conduisait au sarcophage qui était inscrit sur tout son pourtour avec
des textes et le nom du roi.
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chariot 1
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chariot 2 |
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Son couvercle gisait à côté de lui, supporté par
des dalles de pierre sous trois de ses côtés, tandis que sous
le quatrième se trouvait une tête de vache en bois de bonne facture.
En regardant dans le sarcophage, nous le trouvâmes vide en dehors de
deux figurines de bois qu’y avaient jetées les anciens pillards.
Entre les deux dernières colonnes de gauche, le corps d’un magnifique
char brillait devant nous, avec à côté le gant du roi.
Des deux côtés de cette salle, il y avait deux chambres dans lesquelles
nous sommes entrés et que nous avons examinées.
La première (plan D) contenait un amas de débris de vases de
faîence bleue et des figurines de très belle couleur, et dans
le coin droit, dressé le long du mur, la momie nue d’un garçon
dont on avait arraché le plastron thoracique et abdominal avec un couteau
très aiguisé.
La seconde chambre (plan C) contenait des débris de vases, avec leurs
sceaux, et une grande quantité de céréales réduites à l’état
de fine paille.
Dans la troisième chambre (plan A) il y avait une grande quantité de
quartiers de viandes et des oies momifiés spécialement préparés
pour l’usage par le ka du roi.
La quatrième chambre était vide à l’exception d’une
masse de bandages de momie en lin qui avaient probablement appartenus à la
petite momie trouvée dans la première chambre, et de ce fait
elle avait peut être été l’endroit où le pillards
avaient débandelletée celle ci.
Toutes ces chambres avaient été initialement fermées et
scellées, mais il n’y avait aucune porte ou pierre en place.
Toute la tombe elle même apparaissait inachevée,
les objets étant dispersés partout sur les planchers,
et il y avait sur les pierres des restes des mèches
de lampes à huile laissés par les anciens violeurs.
Après avoir rapporté tous ces évènements concernant
la découverte et l‘état de la tombe, le 3 février
1903 Mr Theodore Davis, accompagné de Mr Maspéro et de quelques
amis l’ont officiellement ouverte et en ont fait une inspection détaillée.
Puis il m’échut de faire un inventaire de son contenu et d’assurer
sa sécurité : dans ce travail, Mr Percy E. Newberry m’a
prêté son assistance éclairée.
Il est intéressant de noter que, parmi les antiquités trouvées
dans les déblais en dehors de la tombe, il y avait un petit cartouche
de bois portant le nom de Thoutmosis I et un scarabée-sceau de la reine
Hatchepsout.
Dans les dépôts de fondation, une coupe en albâtre portait le
nom de la reine Hatchepsout, usurpé par Thoutmosis IV, et dans la tombe,
des fragments de vase usurpés de Thoutmosis III et Amenhotep II. A côté de
cela, il y avait aussi une belle pièce de tapisserie richement décorée
d’Amenhotep II.
L’entrée de l’hypogée, anépigraphe,
a été taillée
dans la falaise calcaire de la partie est de la vallée
des rois.
Devant l’entrée, se trouve une petite plate-forme
naturelle où furent trouvés deux dépôts
de fondation.
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| Plan
Newberry |
Plan service
des antiquités |
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Après une petite volée de marches, on aboutit
à un long passage en pente, entrecoupé d’un
escalier, qui mène directement sur la salle du puits.
Des portes en bois séparaient les différentes
parties de la tombe, mais elles ont disparu depuis l’antiquité.
Le creusement de cette grande tombe a été soigneux et semble
avoir été achevé.
Il n'en est pas de même de la décoration,
et tout indique la hâte avec laquelle les artisans
ont dû procéder. Seules
deux pièces ont pu être décorées,
et encore sommairement. Les scènes sont quasiment
identiques d'un mur à l'autre,
montrant le roi en face de diverses divinités, le
tout sur un fond jaune ocre, dont c'est ici le premier
usage
dans une sépulture royale. Thoutmosis est partout
représenté coiffé du némès
associé à un uraeus, et toutes
les divinités lui tendent un signe de vie ankh vers
le nez.
Le décès du pharaon encore très jeune
a, comme ce sera le cas pour Toutankhamon, obligé à se
cantonner à la figuration minimale considérée
comme essentielle.
D'une manière plus générale, on peut noter une
nouveauté concernant la peinture sous Thoutmosis IV, qui
se présente maintenant comme un art indépendant
du bas-relief dont elle n'est plus un simple complément.
Au contraire elle est l'expression d'une sensibilité particulière
marquée par un style plus gracieux et raffiné, et par un
dessin plus délicat et fluide: l'âge d'or de la peinture
Égyptienne peut en fait remonter à cette période.
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vue 8
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| vue 17 |
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De section carrée, il est profond de près
de 8 mètres. Il s’agit d’une des deux
seules salles décorées de la tombe.
Le plafond imite le ciel nocturne avec un fond bleu sombre
constellé d’étoiles jaunes (vue
8).
La peinture pariétale n’est complète
que sur le mur de gauche (Est).
En haut, on trouve une classique frise de khakérous.
Celle ci repose sur une ligne de rectangles de couleur
(ou frise Egyptienne).
Sous celle ci, on trouve étendu d’un bout à l’autre
du mur, un fin signe « hetep » bleu (=ciel)
De gauche à droite, on trouve successivement le
roi Thoutmosis IV faisant face à diverses divinités
qui tendent vers ses narines le signe de vie Ankh, avec
un court texte pour situer la divinité (vue
17 , vue
3 et vue
CM61):
- devant Osiris-Khentyimentyou (= Osiris qui est à la
tête des Occidentaux –c’est à dire
les morts-) (vue
12 et vue CM58 )
- devant Osiris, Seigneur d’Abydos vue CM60.
- devant Anubis, le Grand Dieu, Seigneur de la Terre Sacrée
(vue
CM59
)(vue
2)
- devant Hathor, Dame du désert de l’Ouest (vue
13)
- devant Hathor, Maîtresse du désert de l’Ouest
(vue
9)
- devant Hathor, Dame de la colline de l’Ouest (vue
CM52)
Le mur du fond : la décoration ne couvre que la
partie gauche. Elle consiste en une frise de Khakérous,
un signe « hetep » incomplet, et une scène
non terminée incluant Anubis (vue
CM57 et vue
CM61).
A la base du puits existe une petite chambre, vide.
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LA PREMIERE SALLE RECTANGULAIRE
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(vue
15 et vue
16) Initialement, son entrée à partir
de la salle du puits avait été entièrement
bouchée
par un mur, soigneusement plâtré et recouvert
de peinture grise pour essayer de dissimuler cette entrée
aux pilleurs potentiels, ce qui a bien sûr été peine
perdue.
La salle est petite et basse, et le toit en est sous tendu
par deux colonnes de section carrée disposés au
centre, selon l'axe de la pièce. Elle est complètement
anépigraphe.
A la partie gauche de cette salle, un escalier très
pentu taillé dans le plancher amène, par
un couloir de quelques mètres, à une deuxième
antichambre de forme rectangulaire.
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LA SECONDE SALLE RECTANGULAIRE
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Assez basse de plafond, cette pièce possède des murs bien
aplanis. C'est la deuxième des deux pièce décorée
de la tombe après la salle du puits.
Le
plafond est orné ici
encore d’étoiles
jaunes saupoudrées sur un fond bleu nuit simulant
le ciel nocturne (vue
27).
Le mur de gauche. (vue
CM63)
Comme dans la salle du puits, le haut du mur comporte la
frise de Khakhérous, la frise Egyptienne et le long
signe « hetep » bleu qui court d’une
extrémité à l’autre, sur lequel
on a représenté une rangée d’étoiles.
En dessous un tableau comportant de nouveau des divinités
présentant le signe de vie Ankh au nez du roi qui
fait face de gauche à droite à
- Osiris-Khentyimentyou
- Anubis, dans le temple
- Hathor, Dame du désert de l’Ouest (vue
CM55)
- Hathor, Maîtresse du désert de l’Ouest (vue 18)
Sous ces scènes , le reste de la paroi du bas est
constitué par un rectangle bordé de bandes
rouges, jaunes, et noires.
Le mur du fond (vue
CM64 et vue
28):
Il est décoré selon le même modèle.
Sous les frises de plafond, un panneau rectangulaire qui
présente un axe de symétrie centrale autour
du roi devant une forme de la déesse Hathor, laquelle
est également retrouvée à chaque extrémité,
donnant une alternance d’une divinité féminine
alternant avec deux divinités mâles. Toutes
lui tendent le signe ankh vers le visage.
Thoutmosis est ainsi, de gauche à droite, devant
:
- Hathor, Maîtresse du désert de l’Ouest (vue 26)
- Anubis sur sa colline (vue CM67)(vue
25)
- Hathor, Maîtresse de Thèbes, Dame du ciel,
Maîtresse du Double Pays (vue
23)
- Osiris-Khentyimentyou (vue
31)
- Hathor, Maîtresse de Thèbes, Dame du ciel,
Maîtresse du Double Pays
(vue
30). On remarquera que la tête de la déesse avait été arrachée puis
a pu être remise en place.
En dessous, le même rectangle décrit plus
haut, avec des bandes colorées.
Les autres murs de cette pièce ne
sont pas peints. Par contre sur le mur droit, on trouve
deux inscriptions
de type graffito, écrits en grande écriture
hiératique bien formée, avec des signes
bien alignés. Ils sont tous deux en rapport avec
une inspection de la tombe faite par des officiels en
l’an 8 d’Horemheb. Leur présence montre
que, déjà à l’époque,
la tombe avait été violée, et qu’il
s’agissait de resacraliser le lieu.
Premier graffito :
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Premier graffito
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(1) L’an VIII, le troisième mois de la saison
d’été, sous la Majesté du roi
de Haute et Basse Egypte Djeser-kheperou-Ra, le choisit
de Ra ; le fils de Ra Horemheb, aimé d’Amon
(2) Sa majesté, vie, santé, force, ordonna
que le Porteur de l’Eventail à la gauche du
roi, le scribe royal, l’intendant du Trésor,
l’intendant des travaux dans la Place d’Eternité (c.à.d
la Vallée des Rois)
(3) Le directeur de la fête d’Amon d’Opet à Karnak,
Maya, fils du docteur (?) Aouy, né de la maîtresse
de maison Ouret,
(4) de renouveler l’enterrement du roi Men-kheperou-Ra,
juste de voix, dans sa précieuse habitation à Thèbes
Ouest.
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Second graffito
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Le second graffito :
(1) Son assistant, le Supérieur de Thèbes
(2) Thoutmosis fils d’Hatiay
(3) sa mère Youh de la ville.
Au fond de cette pièce, sur le mur de gauche s’ouvre à un
angle de 90° la chambre sépulcrale proprement
dite.
Il s’agit d’une vaste pièce qui occupe
deux niveaux différents (vue
38 et vue
51).
L’entrée en avait été initialement
murée puis revêtue de plâtre sur lequel
on avait apposé de très nombreux cachets
de la nécropole (colorés en bleu dans le
creux) représentant l’image classique du chacal
accroupi au dessus de neufs prisonniers les mains liées
derrière le dos.
Le haut plafond est supporté par deux rangées
de trois piliers carrés disposés selon l’axe
de la pièce.
A l’extrémité de la première
partie de la salle, un petit escalier de cinq marches disposé entre
la dernière paire de colonne amène à la
seconde partie de la pièce située en contrebas
et qui représente environ un tiers de l’ensemble
où trône un magnifique sarcophage.
La salle est anépigraphe.
A partir de la chambre sépulcrale s’ouvre 4
petites chambres annexes latérales (notées
A à D sur le plan) (vue
39).
La petite momie de garçon dont parle Howard Carter (cf supra) a été déposée
dans la chambre B (qui a été rebouchée à l'exception
d'une petite ouverture, avec d’autres restes humains et les restes de corde
laissés par les pillards (vue
48).
Le sarcophage.
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vue 7
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courtoisie
et ©
KMT-George Johnson |
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C'est le joyau résiduel de la tombe.
Il repose dans une
cavité grossièrement
taillée
dans le sol et recouverte de cailloux.
En grès rouge, il mesure 3 X 1,60 X 2 Mètres.
Il a la forme d’une boîte rectangulaire à extrémité
arrondie au niveau de la tête, tandis qu'au niveau des pieds, la surface est plane.
Le couvercle arrondi lui aussi aux extrémités
est bombé en surface.
La totalité de la surface externe de la cuve a été décorée
en hiéroglyphes et figures incisés et peints
en jaune, blanc et noir(vue
CM65, vue
CM56 et vue
CM66).
Au niveau de la tête du sarcophage
on trouve une ligne
d'inscriptions horizontales et 18 lignes verticales. Elles
entourent la
figure centrale de Nephthys les bras levés et qui porte
sur la tête le hiéroglyphe de son nom.
Au niveau du côté droit
de la cuve
On retrouve une ligne horizontale au sommet et 25 lignes
de texte verticales. Entre la 5ème et la 6ème,
la 10ème
et la 11ème, la 15ème et la 16ème,
et entre la 20ème et
la 21ème, existent des bandes verticales contenant
une ou plusieurs colonnes de hiéroglyphes, et qui
continuent le texte situé sur le couvercle au dessus
d'elles. Dans les rectangles ainsi délimités,
on trouve trois représentations du roi debout
et marchant (vue
52) et une d'Anubis.
Au niveau du côté gauche
de la cuve
On trouve exactement la même présentation.
Au niveau du pied de la cuve
Présence d'une ligne d'inscriptions horizontale associée
à 14 lignes verticales, encadrant une image centrale d'Isis,
bras levés, et portant sur la tête le hiéroglyphe de son
nom.
Le couvercle
Il présente une bande centrale de hiéroglyphes
de laquelle partent 8 bandes (4 par côté)
vers la cuve du sarcophage où elles se poursuivront
verticalement, comme des bandelettes l'auraient fait autour
d'une momie.
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Bibliographie
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- Carter Howard, Newberry Percy E, in Davies Theodore M: The tomb
of Thoutmôsis IV, London, 1904.
- Moschetti Elio, Tosi Mario: Thutmosi IV – Un sogno
all'ombra della sfinge, Ananke Editrice, Torino, 2004
- Bryan Betsy : The reign of Thutmose IV, Baltimore 1991
- Bryan Betsy: Thutmose IV in The Oxford Encyclopedia of Ancient
Egypt, AUCP, 2001
- Soliman Isabella, Johnson George B :Thutmose IV tomb, KMT, 5, 1,
1994
- Reeves N, Wilkinson H : The complete valley of the kings, Thames
and Hudson, 1997
- Weeks K : The Theban mapping project
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Page réalisée
par Thierry Benderitter
© Copyright OsirisNet 2006 |
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