Décès de Jon HirstSad news about Jon Hirst

J'ai la très grande tristesse de vous annoncer le décès le 14 avril de notre ami fidèle Jon Hirst, avec lequel plusieurs d'entre vous ont été en contact. Il avait 78 ans.
Jon est mort paisiblement dans son lit entouré de sa famille. Il a perdu son dernier combat contre une de ces horribles maladies neurodégénératives qui l'avait profondément diminué pendant les cinq dernières années de sa vie. Il avait dû alors, la mort dans l'âme, renoncer à s'occuper des pages anglaises du site, qu'il avait maintenues pendant dix ans. Voici ce qu'il écrivait sur sa page: "De 2004 jusqu'à la fin août 2014, j'avais en charge les pages en anglais d'Osirisnet. Je suis très reconnaissant à Thierry pour m'avoir ainsi donné l'opportunité de partager ma passion pour l'Égypte ancienne avec d'autres.
Hélas, depuis cette date, en raison de troubles de la mémoire, j'ai dû cesser toute activité de traduction. Ceci me rend incapable de continuer à collaborer à ce site Osirisnet. Cela me rend infiniment triste […]"

Jon a aussi créé de splendides visites de tombes en 3D interactive, voir ici.

Jon était un ami très cher et il me manque beaucoup. À sa femme Margaret, sa fille Heather, sa petite fille Catherine, je présente au nom de tout Osirisnet, toutes mes condoléances, et je lui dis: Merci !

Puisse-t-il être proclamé Juste de Voix devant le tribunal d'Osiris, entrer et sortir de sa tombe, et apparaitre avec Rê à l'horizon oriental du ciel chaque jour, em hotep.

It is with great sadness that I announce the death on April 14 of our faithful friend Jon Hirst, with whom many of you have been in contact. He was 78 years old. Jon died peacefully in his bed, surrounded by his family. He lost his last fight against one of those horrible neurodegenerative diseases that had profoundly diminished him during the last five years of his life. At that time, he had to give up on the English pages of the site, which he had maintained for ten years. Here is what he wrote on his page: "From 2004 until the end of August 2014, I was in charge of the English pages of Osirisnet. I am very grateful to Thierry for giving me the opportunity to share my passion for ancient Egypt with others.
Now I have a medical memory problem which makes me unable to translate French or even Egyptian hieroglyphs. Because of this I can no longer contribute to this Osirisnet site. I am so sad."

Jon has also created splendid interactive 3D tomb tours, see here.

Jon was a very dear friend and I miss him very much. To his wife Margaret, his daughter Heather, his granddaughter Catherine, on behalf of all Osirisnet, I offer my condolences and I say: Thank you!

May you cross the Nile in the barque without being driven back. May your life come back to you a second time. May your Ba not separate from your body, and may you appear with Re on the eastern horizon of the sky each day, em hotep.

Découverte à Saqqara sud d'une tombe exceptionnelle et du nom d'une reine oubliéeDiscovery of a unique tomb and the name of an ancient Egyptian queen in south Saqqara

Photos: Hana Vymazalová

Une nouvelle tombe

La mission archéologique tchèque de Saqqara sud a trouvé, dans la zone du complexe pyramidal du roi Djedkarê-Isesi, la tombe d'un fonctionnaire nommé Khouy qui vivait à la fin de la Ve dynastie (circa 2465-2323 av. J.-C.). Elle comporte une partie en surface et une autre en profondeur.
La superstructure est une chapelle en forme de L destinée aux offrandes, jadis décorée de reliefs, dont seule la partie inférieure est conservée. Dans le mur nord se trouve de la partie souterraine. Celle-ci comporte - et c'est la première fois qu'on en a un exemple - des aménagements réservés jusque-là aux pyramides royales.
Cette partie de la tombe commence par un couloir descendant qui mène à un vestibule. Une entrée dans le mur sud donne accès à une antichambre décorée. La qualité du travail est de premier ordre, et les couleurs des décors ont gardé leur vivacité malgré les 4000 ans écoulés (). Sur les murs sud et nord, le propriétaire de la tombe est assis devant une table d'offrandes, tandis qu'une liste d'offrandes est représentée sur le mur est et une façade de palais sur le mur ouest.

Khouy porte de nombreux titres, par exemple "Superviseur des khentiou-she de la Grande Maison", "Grand des Dix de Haute Égypte", "Ami Unique", qui traduisent sa place de premier plan à la cour.
Par deux entrées dans le mur ouest de l'antichambre, on pénètre dans une deuxième pièce, qui est la chambre funéraire elle-même, restée non décorée. Il semble que l'espace de la pièce ait été presque entièrement rempli par un sarcophage de calcaire, qui a été retrouvé entièrement détruit par d'anciens pilleurs de tombes. Cependant, des restes du corps de Khouy ont été trouvés, qui présentent des traces de momification.
Une entrée dans le mur sud de l'antichambre décorée mène à une petite pièce utilisée très probablement comme réserve; elle ne contenait rien d'intéressant.

Une nouvelle reine

La mission a également fouillé les restes d'une pyramide située à côté de celle de Djedkarê-Isesi et a trouvé, gravé sur une colonne de granit rouge, ce texte: "Celle qui voit Horus et Seth, la Grande du sceptre hetes, la grandement louée, l'épouse du roi, qu'il aime, Setibhor". Cette épouse de Djedkarê, qui n'était pas connue auparavant, est donc la propriétaire de cette pyramide.
La pyramide de la reine Setibhor est l'une des plus anciennes construites dans le sud de Saqqara à la fin de la Ve dynastie, et c'est le plus grand complexe pyramidal construit pour une reine sous l'Ancien Empire. De plus, son temple funéraire incorporait des éléments architecturaux et des chambres qui étaient autrement réservés au roi.
La grande taille du complexe pyramidal de la reine Setibhor et son titre d'épouse royale indiquent peut-être son intervention directe pour aider son mari, le roi Djedkarê, à monter sur le trône d'Égypte.

A new tomb

The Czech archeological mission at south Saqqara has found, in the Djedkare-Isesi's pyramid complex area, the tomb of a dignitary named Khuwy who lived at the end of the 5th Dynasty (circa 2465-2323 B.C.). It consists of a superstructure with an L-shaped offering chapel, which was once decorated with reliefs, but only the bottom part of this decoration is preserved. In the north wall of the tomb, the mission found to a substructure, which is for the first time clearly inspired by the design of the substructures of the royal pyramids of the 5th Dynasty. This part of the tomb started with a descending corridor, which leads to a vestibule. An entranceway in its southern wall gives access to a decorated antechamber. The colors of the tomb's decorations are incredibly well-preserved, despite the passage of over 4 millennia (). On the south and north walls, the tomb owner is sitting in front of an offering table. Moreover, an offering list was depicted on the east wall and a palace-façade on the west wall.
Khuwy has many titles, including "Overseer of the khentiu-she of the Great House", "Great one of the ten of Upper Egypt" and "Sole friend" — titles that indicate he was a senior administrator in the king's court.
Through two entrances in the west wall of the antechamber the mission entered a second room, which was the burial chamber itself and which had remained undecorated. It seems that the space of the burial chamber was almost completely filled with a limestone sarcophagus, which was found entirely destroyed by ancient tomb robbers. However, remains of the body of Khuwy where found, which show clear traces of mummification.
An entrance in the south wall of the decorated antechamber leads to a small room used most likely as a storeroom, which contained almost no finds.

A new Queen

The team also investigated a pyramid located beside that of Djedkare Isesi, finding that it belonged to a queen named Setibhor. An inscription found on a column within the pyramid reads: "The one who sees Horus and Seth, the great one of the hetes sceptre, the great of praise, king's wife, his beloved Setibhor".

While archaeologists had known about the existence of that pyramid, until now they hadn't realized it had been built for a queen. The pyramid complex of queen Setibhor represents one of the earliest pyramids built in south Saqqara at the end of the 5th Dynasty, and it is the largest pyramid complex built for a queen during the Old Kingdom. Moreover, her funerary temple incorporated architectural elements and chambers that were otherwise reserved for the king.
The large size of the pyramid complex of queen Setibhor and her title of queen's wife indicate perhaps her direct intervention in helping her husband, king Djedkare, ascend the throne of Egypt at the end of the 5th Dynasty.

Une belle tombe ptolémaique à SohagFinely painted Ptolemaic tomb unveiled in Sohag

Photos: Egypt Ministry of Antiquities

Photos of the tomb of Tutu Photos de la tombe de Toutou

Les archéologues ont dévoilé l'une des sept tombes qu'ils ont découvertes en octobre dernier près de la ville de Sohag (Haute Égypte) après que les autorités aient découvert des trafiquants d'antiquités en train de creuser illégalement pour trouver des artefacts. La tombe, bien conservée et finement peinte, daterait du début de la période ptolémaïque. Elle a été aménagée pour un homme nommé Toutou et sa femme nommée (tA-)Srj.t-(n.t-)As.t = "La fille d'Isis". Elle était "musicienne de Hathor".
La tombe est très petite, composée d'un hall central, divisé en deux parties, et d'une chambre funéraire contenant deux en pierre.
Les murs du hall d'entrée portent de belles peintures qui ont gardé leurs couleurs vives. Elles représentent une procession funéraire, avec différents rites, ainsi que le propriétaire Toutou, donnant et recevant des offrandes devant différents dieux et déesses. On le trouve aussi travaillant dans les champs du monde souterrain. Les textes d'accompagnement font aussi mention de quelques liens de parenté du défunt. On peut aussi voir Ta-Sheryt-net-Aset dans les mêmes attitudes, mais le texte d'accompagnement provient d'un des Livres de l'Au-Delà.
Deux jarres d'argile retrouvées près de l'entrée contenaient les restes d'une femme morte entre 35 et 50 ans et d'un garçon âgé d'environ 12 à 14 ans au moment de sa mort. Une cinquantaine d'animaux momifiés, dont des faucons, des aigles, des chats, des chiens et des , ont également été retrouvés dans la tombe (). Selon le Pr Salima Ikram (AUC), les animaux momifiés n'étaient surement pas des animaux de compagnie des défunts, mais plus probablement des offrandes votives. Selon elle, "les animaux ont probablement été introduits dans la tombe beaucoup plus tard et n'avaient rien à voir avec les humains", dit-elle.

Photos of the tomb of Tutu Photos de la tombe de Toutou

Archaeologists unveiled near the town of Sohag (Upper Egypt) a well preserved and finely painted tomb thought to be from the early Ptolemaic period. The tomb was built for a man named Tutu and his wife named "(tA-)Srj.t-(n.t-)As.t, i.e. 'The daughter of Isis'", who was preceded by her titles "sistrum-player", "music priestess of Hathor". It is one of seven tombs discovered in the area last October, when authorities found smugglers digging illegally for artefacts.
The tomb is very small, made up of a central lobby, divided in two, and a burial chamber with two . The walls of the lobby have beautiful paintings that still show their vivid colors. They depict funeral processions and images of the owner working in the fields of the Netherworld, as well as his family genealogy written in well drawn hieroglyphics. We can see the owner, Tutu, giving and receiving offerings in front of different gods and goddesses. We can also see Ta-Sheryt-net-Aset in the same position, but the accompanying text comes from one of the Books of the Afterlife.
Two clay jars that flank the entryway contained the remains of a woman who died between the ages of 35 and 50 and a boy who was about 12 to 14 years old when he died. Around 50 mummified animals, including falcons, eagles, cats, dogs and , were also recovered from the tomb (). According to Pr Salima Ikram (AUC), the mice, falcons and other animals in the tomb were probably not buried with the occupants as pets, but were more likely votive offerings: "The animals were probably put in much later and did not have anything to do with the humans," she said.

La plus grande tombe saff de toute la nécropole thébaineIt is the biggest 'saff' tomb to be ever discovered in the Theban necropolis!

Photos: Egypt Ministry of Antiquities

Une équipe archéologique égyptienne (responsable : Mustafa Wasiri) travaillant dans la nécropole de Dra Abou el-Naga (Louxor, rive ouest) a mis au jour la plus grande de toute la nécropole thébaine. La tombe se trouve au nord de la , comme le montre (dû à l'obligeance de MariThé Dépardelle). La tombe était enterrée sous des dizaines de mètres cubes de déblais et de débris accumulés lors de fouilles précédentes, qu'il a fallu enlever.
La tombe n'appartient pas à un roi, mais à un très haut fonctionnaire appelé Shedsou-Djehouty, qui détenait de nombreux titres dont ceux de maire, de porteur du sceau royal de Haute et Basse Égypte, et de prince.
L'archéologue allemande Frederica Kampp, LA spécialiste de l'architecture des tombes thébaines, a précisé que la tombe est précédée d'une cour de 55×10 mètres de large (sous laquelle six autres tombes ont été repérées). La façade de la tombe mesure donc 55 m de long et elle comporte 18 entrées, un nombre unique dans toute la nécropole de Thèbes. La tombe possède deux puits de 11 mètres de profondeur à ses angles nord et sud, a-t-elle ajouté. Kampp a également précisé que le cimetière remonte à la XVIIe dynastie et a été réutilisé au début de la XVIIIe dynastie jusqu'à l'époque de la reine Hatchepsout.
Des pots et des ouchebtis en faïence, argile et bois ont été retrouvés, ainsi que des vases canopes et un sarcophage anthropoïde.
D'après les (très) rares photos publiées, il est impossible de connaître l'état de conservation de la décoration murale (). Cependant, les murs de ce couloir ne semblent pas avoir conservé de décoration, ou seulement quelques fragments. Mais Waziri décrit des scènes de chasse et de pêche, la réalisation de meubles ou de statues en pierres, la construction de bateaux... et a déclaré que cette découverte va changer la carte archéologique et historique du cimetière de Dra Abu el-Naga.

Fragments of the decoration Fragments du décor

An Egyptian archaeological team working at Dra Abu el-Naga (Luxor's western bank) unearthed the largest ever found in the Theban necropolis. It is located north of as shown in (courtesy of MariThé Dépardelle). The tomb was buried under tens of cubic metres of rubble and debris accumulated during previous excavations, which had to be removed.
The tomb does not belong to a king, said Mustapha Waziri, head of the mission, but to a very high official called Shedsu-Djehuty, who held many titles including Mayor, Royal Seal Bearer of Upper and Lower Egypt, and Prince.
As the team worked to remove the rubble on the site, it came across a complete compartment made of adobe with its well inside the courtyard of the cemetery, probably from the Ramessid period. Moreover, six more tombs have been spotted underneath the courtyard.
German archaeologist Frederica Kampp, the go-to person for tomb registration, said a 55-meter-wide courtyard leads to the tomb, which has 18 entrances. It is thus the first tomb discovered in Thebes necropolis to have such a big number of entrances. The tomb has two 11-meter-deep wells to its northern and southern corners, she added. Kampp also made it clear that the graveyard dates back to the 17th Dynasty and was re-used in the early 18th Dynasty until the era of Queen Hatshepsut.
Pots and ushabti figurines made of faience, clay and wood were also unearthed, as were canopic jars and an anthropoid cartonage sarcophagus.
From the (very) few pictures published, it is impossible to know the state of conservation of the wall decoration. However, the walls of this corridor do not seem to have preserved any decoration; or only a few fragments (). But Waziri describes hunting and fishing scenes, boat building … and said that the discovery will undoubtly change the archaeological and historical map of the site of Dra Abu el-Naga.

DEUX reines après Akhénaton ?TWO queens after Akhenaten?

Les égyptologues savent depuis une cinquantaine d'années qu'une femme a régné sur l'Égypte au 14e siècle avant J-C, entre le décès du pharaon Akhenaton et l'accession au trône de son fils, le jeune Toutankhamon (v.1345-1327). Ils sont toutefois divisés quant à l'identité de cette reine mystérieuse.
En s'appuyant sur des recherches épigraphiques et iconographiques, Valérie Angenot, spécialiste de l'art égyptien ancien à l'Université du Québec À Montréal, soutient que deux femmes, et non pas une, sont montées sur le trône d'Égypte à la mort d'Akhenaton. Elle a présenté les résultats de ses travaux au colloque annuel de l'American Research Center in Egypt (ARCE), tenu le 12 avril à Alexandria (Virginie) sous le titre "Neferneferuaten - A Semiotic Outline".
Actuellement, deux hypothèses s'affrontent. Certains (les Anglo-saxons pour faire bref) pensent que la reine Nefertiti a régné après la mort de son époux Akhenaton. D'autres (les Français, les Belges …) voient plutôt sur le trône la princesse Meritaton, une des six filles du couple.
Le Pr Valérie Angenot, s'appuyant sur des études approfondies de statues et de représentations sur des stèles, pense mettre tout le monde d'accord : il n'y aurait pas eu une mais bien DEUX reines, qui ont régné ensemble. Les deux reines étaient sœurs: Meritaton, l'aînée devait avoir 15 ans et Neferneferouaton (ta-sheryt), la cadette, 12 ans. Toutes deux sont les filles du pharaon Akhenaton et de la reine Nefertiti, et sont donc sœurs de Toutankhamon qui, à 4 ou 5 ans, était trop jeune pour succéder à son père. Elles n'ont pas régné plus de 4 ans.
Valérie Angenot affirme que certaines sculptures de têtes royales anonymes attribuées à Akhenaton ou à Nefertiti sont en fait celles des princesses. C'est le cas, selon elle, d'une tête aux traits féminins préservée au Kestner Museum de Hanovre (KMH), en Allemagne, et identifiée jusqu'alors à un "Akhenaton jeune" bien que stylistiquement datée de la fin de son règne.
Reste maintenant à attendre les inévitables critiques sur ce sujet égyptologiquement sensible…

Egyptologists have known for about fifty years that a woman ruled Egypt in the 14th century BC, between the death of Pharaoh Akhenaten and the accession to the throne of his son, the young Tutankhamun (c. 1345-1327). However, they are divided as to the identity of this mysterious queen.
Based on epigraphic and iconographic research, Pr Valérie Angenot, a specialist in ancient Egyptian art at the Université du Québec à Montréal, argues that TWO women, not one, ascended the throne of Egypt after Akhenaten's death. She presented the results of her work at the annual conference of the American Research Center in Egypt (ARCE), held on April 12 in Alexandria (Virginia) under the title "Neferneferuaten - A Semiotic Outline".
Currently, two hypotheses are in conflict. Some (the Anglo-Saxons for short) believe that Queen Nefertiti reigned after the death of her husband Akhenaten. Others (the French) see Princess Meritaten, one of the couple's six daughters, on the throne.
Valérie Angenot, based on in-depth studies of statues and representations on stelae, believes that there would not have been one but TWO queens, who ruled together. The two queens were sisters: Meritaten, the eldest and Neferneferouaten, the youngest, both daughters of Pharaoh Akhenaten and Queen Nefertititi, therefore sister of Tutankhamun who, at 4 or 5 years old, was too young to succeed his father.
Pr Angenot claims that some of the anonymous royal head sculptures attributed to Akhenaten or Nefertititi are in fact those of princesses. According to her, this is the case of a feminine head now in the Kestner Museum in Hanover (KMH), Germany, and identified until then as a "young Akhenaton" although stylistically dated to the end of his reign.
Now we have to wait for the inevitable criticism on this Egyptologically sensitive subject....

Le 6e colosse devant le pylône d'entrée du temple de Louxor a-t-il été correctement placé ?Controversy hits newly restored Ramses II colossus at Luxor Temple

Photos: Egypt Ministry of Antiquities

Après la restauration et l'érection du 6e et dernier colosse de Ramsès II devant la façade du temple de Louxor, un débat féroce sur son emplacement et sa restauration a éclaté parmi les égyptologues. Certains s'opposent au placement du colosse devant le premier pylône du temple au motif que le colosse a une position osirienne (les mains croisées sur la poitrine), ce qui -selon eux - serait incompatible avec la posture des colosses voisins, qui ont la jambe gauche avancée devant la droite. Ahmed Arabi, directeur du temple de Louxor et Raymond Johnson, directeur général de la mission de Chicago House et chef de l'équipe des restaurateurs, affirment que le colosse a été placé au bon endroit et que sa posture correspond au plan original du temple (). Johnson a affirmé que les statues les plus colossales, en granit rouge, aux extrémités est et ouest des pylônes faisaient partie d'un plan révisé de la façade du pylône, et que la reconstruction est correcte. Il ajoute que les restaurateurs égyptiens ont fait un travail extraordinaire, et ont redonné vie à la façade du pylône du temple de Louxor.
Tous les temples égyptiens du Nouvel Empire ont été décorés de la même manière, mais le temple de Louxor est aujourd'hui le seul temple d'Égypte qui possède ses six colosses d'origine dans leurs emplacements d'origine.

With the last colossus of Ramses II restored and erected to rejoin its five counterparts at Luxor Temple, ferocious debate on its location and restoration has broken out among Egyptologists. Some oppose the placement of the colossus before the first pylon of the temple. They say the colossus has the Osirian position (crossing the hands on the chest), which contradicts with neighbouring colossi, who have their left legs before the right. Ahmed Arabi, director of Luxor temple and Raymond Johnson, director general of the Chicago House mission, and head of the restorers team, say that the colossus has been placed in the correct location and has the right body position to accord to the original temple layout (). Johnson asserted that the outermost colossal statues in red granite on the far eastern and far western sides of the pylons were both part of a revised plan for the pylon façade, and that the reconstruction is correct. Egyptian restorers have done an extraordinary job, he said, and have brought the Luxor Temple pylon façade back to glorious life.
All Egyptian temples of the New Kingdom were decorated in a similar manner, but Luxor Temple is now the only temple in Egypt that has all six of its original colossal sculptures in their original places.