Découvertes dans l'Assassif, près du temple de Deir el-BahariNew finds in the Assassif, near the temple of Deir el-Bahari

Thanks for their help to Huub Pragt Society Study Egyptian Antiquities and Jan Bailey / Photos: Egypt Ministry of Antiquities

Avertissement : plusieurs découvertes importantes viennent de se succéder dans l'immense de Padiamenope et à proximité de celle-ci. Ces découvertes annoncées en même temps ont entraîné la confusion dans les articles de presse - et dans les communiqués du Ministère des Antiquités. Je vous livre ce que j'ai cru comprendre.

Premier épisode (10 novembre):
Les archéologues de la mission conjointe IFAO - université de Strasbourg, dirigée par Frédéric Colin, annoncent la découverte d'une stèle en calcaire et d'un cercueil en bois datant de la XVIIIe dynastie.
→ La taille de la stèle est de 1 x 0,65 m, mais une partie du côté gauche est perdue. Trois registres représentent des scènes d'offrandes. Le nom du célébrant principal est Tetiankh. Parmi les bénéficiaires des offrandes, on peut citer Ineni, propriétaire de la tombe TT81.
→ Le cercueil en bois est quasiment intact : il ne lui manque qu'une partie des pieds Il date de la fin de la XVIIe dynastie ou du début de la XVIIIe dynastie. Il a été découvert dans l'une des salles latérales souterraines de la tombe TT33. Sa longueur est d'environ 2,10 m, et il est fait de bois et de plâtre peint. Les hiéroglyphes sur le cercueil indiquent clairement que le nom de cette dame est Pouiou.
Un second cercueil, de type Rishi ("à plumes"), aurait été (?) également retrouvé là. Ce modèle a été utilisé essentiellement à la XVIIe dynastie (1580-1550 av. J.-C.), lorsque les Hyksos, un groupe d'Asie occidentale, contrôlaient une partie de l'Égypte ().
Il y avait également dans la tombe plusieurs autres momies qui ne bénéficiaient pas d'un sarcophage. Ces momies sont peut-être celles de membres de la famille de Pouiou.
→ Le 24 novembre, le cercueil de Pouiou, peint en blanc et cerclé de pseudo bandelettes jaunes () est ouvert devant un public choisi () : il contient une momie décrite comme "intacte", mais les images laissent penser qu'elle est dévorée par les insectes ().

Second épisode
Le même jour, une équipe égyptienne dirigée par Mostafa Waziri, a annoncé la découverte d'une nouvelle tombe alors qu'elle cherchait l'entrée du tombeau découvert il y a environ cent ans, TT28 de Hori, un prêtre qui servait dans le temple d'Amon à Karnak pendant la période Ramesside. Après avoir enlevé environ trois cents mètres cubes de gravats, les archéologues sont tombés accidentellement sur l'entrée d'une autre tombe beaucoup plus petite.
La tombe a gardé une partie de son décor, notamment au plafond où on trouve la représentation d'un scarabée, ailes multicolores déployées, posé sur un pilier Djed (, hélas floue). Il peut ainsi sortir au jour, sous la forme du soleil du matin, Khepri, salué par des babouins et le défunt. Les déesses Isis et Nephtys se tiennent de chaque côté du pilier Djed. D'après le style, la tombe peut être datée du milieu de la XIXe dynastie. Sur l'un des murs, il semble y avoir une représentation du pharaon déifié Amenhotep Ier et de sa mère Ahmès-Néfertari. Le premier propriétaire de la tombe s'appellerait , selon El-Anany, Thaou-er-khet-ef ("le vent est derrière lui"). Il était scribe de la tente d'embaumement dans le temple de la déesse Mout. Cependant, les photos dans les différents articles ne montrent ce nom nulle part.
Les archéologues ont trouvé plus de 1000 serviteurs funéraires (). Ce sont ceux d'un homme nommé Amenhotep, un prêtre-wab dans le temple de Mout. Un shaouabti de style identique appartient probablement à sa femme Neferet, qui portait l'important titre de prêtrise de "Chanteuse de Mout". Aucun shaouabti ne porte le nom Thaou-er-khet-ef.
. L'histoire devient encore plus compliquée lorsque le nom de Khonsoumes peut être lu sur un panneau en deux parties d'une boîte à shaouabtis datant de la XXIe dynastie. Khonsoumes était également prêtre-wab dans le temple de Mout. On peut supposer que le tombeau a donc été pillé dans l'antiquité et réutilisé à de nombreuses reprises à la Basse Époque.

Photos of the new tomb of Thau-er-khet-efPhotos de la nouvelle tombe de Thaou-er-khet-ef

Troisième épisode
En septembre 2018, des archéologues Français travaillant dans les salles souterraines de la TT33 trouvent, dans une pièce latérale scellée par un mur en briques crues, deux très beaux cercueils anthropomorphes en bois. L'un porte le nom de Pa-di-aset. L'autre appartient à sa fille, la chanteuse d'Amon, Nes-mout-ankh. Ils présentent un fond noir, avec des yeux peints; les vignettes ainsi que les hiéroglyphes sont dorés (, , ).

Warning: several important discoveries have just been made in the huge of Padiamenope and in its vicinity. These discoveries, announced at the same time, have led to confusion in press articles - and in press releases from the Ministry of Antiquities. I'm delivering what I thought I nderstood.

First episode (November 10th):
Archaeologists of the joint IFAO - University of Strasbourg mission, led by Frédéric Colin, announce the discovery of a limestone stele and a wooden coffin dating from the 18th dynasty.
→ The size of the stele is 1 x 0.65 m, but part of the left side is lost. Three registers represent scenes of offerings. The name of the main celebrant is Tetiankh. Among the beneficiaries of the offerings, we can mention Ineni, owner of the TT81 tomb.
→ The wooden coffin is almost intact: only part of its feet are missing. It dates from the end of the 17th dynasty or the beginning of the 18th dynasty. It was discovered in one of the underground side rooms of the TT33 tomb. Its length is about 2.10 m, and it is made of wood and painted plaster. The hieroglyphics on the coffin clearly indicate the name of a Lady Puiu.
A second coffin, of the Rishi type ("feathered"), was reportedly also found there (?). This model was used mainly in the 17th dynasty (1580-1550 BC), when the Hyksos, controlled part of Egypt ().
There were also several other mummies in the tomb who did not have a sarcophagus. These mummies may be those of members of Puiu's family.
→ On November 24, Puiu's coffin, painted white and surrounded by pseudo yellow strips () is open to a selected audience () : it contains a mummy described as "intact", but the images suggest that it is eaten by insects ().

Second episode
On the same day, an Egyptian team led by Mostafa Waziri, announced the discovery of a new tomb while searching for the lost entrance to the tomb TT28 of Hori, a priest who served in the Temple of Amen at Karnak during the Ramesside period.
After removing about three hundred cubic metres of rubble, archaeologists accidentally came across the entrance to another much smaller tomb.
The tomb has kept some of its decoration, especially on the ceiling where there is a representation of a beetle, multicoloured wings spread, placed on a Djed pillar (). He can thus go out in the daytime, in the form of the morning sun, Khepri, greeted by baboons and the deceased. The goddesses Isis and Nephthys stand on either side of the Djed pillar. According to the style, the tomb can be dated to the middle of the 19th dynasty. On one of the walls, there seems to be a representation of the deified pharaoh Amenhotep I and his mother Ahmes-Nefertari.
The first owner of the tomb would be called, according to El-Anany, Thaou-er-khet-ef ("the wind is behind him"). He was scribe of the embalming tent in the temple of the goddess Mut. However, the photos in the various articles do not show this name anywhere.
Archaeologists have found more than 1000 funeral servants (). They are those of a man named Amenhotep, a wab-priest in the temple of Mut. A shaouabti of identical style probably belongs to his wife Neferet, who bore the important priesthood title of "Chantress of Mut". No Shauabti bears the name Thau-er-khet-ef.
. Even more complicated is the story when the name of Khonsumose can be read on a two-part panel of a shabtibox from the 21st dynasty. Khonsumose was also a wab-priest in the temple of Mut. Presumably, the tomb was therefore pillaged in antiquity and reused many times. That certainly happened in the Late Period.

Third episode
In September 2018, French archaeologists working in the underground rooms of the TT33 found two very beautiful anthropomorphic wooden coffins in a side room sealed by a mud brick wall. The coffins are black, with golden texts and labels. One of the coffins bears the name Pa-di-aset. The other belongs to his daughter, the singer of Amon, Nes-mout-ankh.
They have a black background, with painted eyes; the vignettes and hieroglyphs are golden (, , ).

La rampe d'Hatnoub et la Grande PyramideThe ramp of Hatnub and the Great Pyramid

Photo:Yannis Gourdon/Ifao

Les archéologues de l'Institut Français d'Archéologie Orientale ont fait une découverte potentiellement importante pour la pyramidologie. Sur le site de Hatnoub, une ancienne carrière dans le désert oriental, ils ont retrouvé une rampe, taillée directement dans le socle calcaire du plateau, utilisée pour remonter les blocs d'albâtre depuis le fond de la carrière. La portion de rampe excavée est longue de 30 m, mais la totalité de la longueur est estimée à plus de 100 m. Sa largeur est de trois mètres et la partie centrale lisse est encadrée par deux escaliers parallèles. Ces derniers sont percés de trous de poteaux de 70 cm de diamètre, explique le codirecteur de la mission. "Ce qui laisse penser que les poteaux qui y étaient fichés faisaient 50 cm de diamètre, c'est énorme ! C'était donc pour porter des matériaux très lourds. Plusieurs tonnes". Un bloc d'albâtre était placé sur un traîneau. Des cordes attachées au traîneau et aux poteaux de bois permettaient de monter plus facilement le long de la rampe, qui est parfois très raide puisque l'inclinaison est de 20 % ou plus.
Or jusqu'à maintenant, lorsqu'on évoque les rampes qui ont pu servir à la construction de pyramides, on estimait la pente entre 5 et 10 %. Moins pentue et donc plus longue, "jusqu'à 2 km". Alors qu'avec une pente à 20 %, "la rampe peut faire une centaine de mètres tout au plus. On explose les chiffres. Cela remet en question les théories sur les rampes de construction", assure Yannis Gourdon, directeur de la mission.
Et l'incroyable ne s'arrête pas là. En étudiant les traces d'outils, l'équipe a déduit que cette rampe avait été creusée en une fois. Et qu'au regard des inscriptions qui marquent sa paroi, "on sait qu'elle a été construite au plus tard sous Kheops".
Alors, bien sûr, se pose la question: la Grande Pyramide a-t-elle été construite à l'aide de pentes droites raides ?
Penny Wilson, une égyptologue de l'Université de Durham, estime que, bien que la découverte soit intéressante, elle "n'empêcherait pas les débats sur les diverses options disponibles en termes de rampes, droites ou d'enroulement, ainsi que sur les types d'outils et de techniques disponibles".

Archaeologists at the French Institute of Oriental Archaeology have made a potentially important discovery for pyramidology. On the Hatnub site, a former quarry in the eastern desert, they found a ramp, carved directly from the limestone of the plateau, used to raise the blocks of alabaster from the bottom of the quarry. The excavated portion of the ramp is 30 m long, but the total length is estimated at more than 100 m. Its width is three metres and the smooth central part is framed by two parallel stairs. The latter are drilled with 70 cm diameter post holes, explains the mission's co-director. "Which suggests that the posts that went inside were 50 cm in diameter, that's huge! So it was to pull very heavy blocks. Several tons. A block of alabaster was placed on a sled. Ropes attached to the sled and wooden poles made it easier to climb the ramp, which is sometimes very steep since the inclination is 20% or more. However, until now, when we talk about the ramps that may have been used to build pyramids, we have estimated the slope to be between 5 and 10%. Less sloping and therefore longer, "up to 2 km". While with a 20% slope, "the ramp can be up to a hundred meters long. This puts into question the theories on how the ramps -if any- were built" says Yannis Gourdon, mission head.
Moreover, by studying the tool marks, the team deduced that this ramp had been dug at one time. And that with regard to the inscriptions found, "we know that it was built at the latest under Kheops".
So, of course, the question arises: was the Great Pyramid built using steep straight slopes?
Dr. Penny Wilson, an Egyptologist at Durham University said that while the revelation is useful, it "wouldn't necessarily stop discussion about various options that were available in terms of straight ramps or winding ones, as well as the kind of equipment available."

Une salle du trône de Ramsès II à MataryaExcavation of King Ramses II shrine in Matariya complete

Photos: Egypt Ministry of Antiquities

Un an après avoir mis au jour un temple édifié du temps du règne de Ramsès II, des archéologues égyptiens viennent d'annoncer qu'ils ont exhumé, dans le quartier de Matariya, au Caire, les vestiges d'une salle de cérémonie officielle, avec en son centre, un kiosque-chapelle où s'asseyait le souverain. Selon Mamdouh El-Damaty, le chef de la mission, la chapelle a été utilisée pour célébrer les fêtes Heb Sed pendant le règne de Ramsès II.Le kiosque a continué à servir aux mêmes usages durant la XIXe et XXe dynastie. Des linteaux, scarabées, amulettes, pots et blocs gravés de hiéroglyphes ont également été retrouvés.

One year after uncovering a temple built during the reign of Rameses II, Egyptian archaeologists have just announced that they have exhumed, in the Matariya district of Cairo, the remains of an official ceremonial room, with a shrine in its centre. Mamdouh El-Damaty, head of the mission, said King Ramses II sat there during the celebration of his crowning festival, and his jubilee festivals, called the Heb Sed. The shrine continued to be used for the same purposes during the 19th and 20th dynasties. Lintels, scarabs, amulets, pots, and blocks engraved with hieroglyphics were also recovered.

La pyramide de Chéphren réouverte après restaurationGiza's Khafre Pyramid Restored and Open for Visits Again

La pyramide de Chéphren est de nouveau ouverte au public après des travaux d'entretien et de restauration. Dans le cadre de la politique de rotation, celle de Menkaourê (Mykérinos) vient de fermer.

The recently restored pyramid of King Khafre (Chephren) is opened again for visits, while the pyramid of King Menkaure is closed in order to begin its restoration and maintenance work.

Une école en grec dans une Égypte sous contrôle de Rome1,700-year-old school in Ancient Egypt features Greek text on the wall

Photos: Live Science

Une école vieille de 1700 ans, datant donc de la période de domination romaine (mais où la langue grecque était très répandue), située dans l'ancienne ville de Trimithis (actuelle Amheida), dans l'oasis de Dakhla (désert occidental) vient de livrer de nouveaux trésors archéologiques : les murs sont recouverts de textes grecs, dont l'un faisant référence à un passage de "l'Odyssée" d'Homère.
En service pendant moins de 20 ans, l'école a été englobée dans une grande maison qui contenait des peintures murales, et notamment des représentations des Dieux de l'Olympe. Sur l'image ci-contre, on voit six dieux debout (Poséidon, Dionysos, Apollon, Hercules, Héphaïstos et Hélios) et un autre assis : Polis.

Le texte de l'enseignant se référant à "L'Odyssée" est écrit très soigneusement et semble être un modèle pour la composition. Il raconte une histoire légendaire : Hélène de Troie, pour qui la guerre de Troie avait été menée, donne à ses invités une drogue (peut-être de l'opium) qui "enlève le chagrin et la colère, et fait oublier tout mal".
Ces textes sont une preuve supplémentaire que l'enseignement et l'apprentissage ont eu lieu ici dans ce bâtiment.
L'école n'a pas été longtemps en activité, peut-être parce que l'enseignant a déménagé ou est décédé. Après sa fermeture, le bâtiment a été incorporé dans une maison voisine appartenant à un conseiller municipal nommé Serenos, qui en a utilisé une partie pour le stockage. En 1979, des chercheurs ont trouvé une peinture représentant des dieux de l'Olympe dans la maison de Serenos, et des fouilles récentes ont révélé d'autres peintures, dont l'une d'une scène de banquet avec un joueur de flûte. Dans une pièce, presque toutes les surfaces "étaient décorées de motifs géométriques colorés ou de scènes figuratives vivantes".


A 1,700-year-old school with its walls covered in Greek text referring to a passage from Homer's 'The Odyssey', is located in the ancient town of Trimithis, now called Amheida, in the Dakhla Oasis (western desert). The school dates back to a time when the Roman Empire controlled Egypt, and Greek was widely spoken.
In use for less than 20 years, the school structure eventually became part of a large house that contained colorful art, including images of the Olympian gods, the researchers said. The house, and some of the art, was first discovered in 1979. Some decades later, a new exploration project led to the discovery of the school, its Greek writings and more art scenes from the house.

The school at Amheida is unique because texts on its walls, researchers said. The texts are "further proof that teaching and learning took place there, and confirm that they belong to a school".
The teacher's text referring to "The Odyssey" tells a legendary story of ancient drug use: Helen of Troy, for whom the Trojan War had been fought, gives her guests a drug (possibly opium) that "takes away grief and anger, and brings forgetfulness of every ill". It was written very carefully and was apparently a model for composition.
The school wasn't in use for long, perhaps because the teacher moved or died. After it closed, the school building was incorporated into a nearby house belonging to a town councillor named Serenos, who used part of it for storage. In 1979, researchers found a painting of the Olympian gods in Serenos' house, and recent excavations have revealed more paintings including one of a banquet scene with a flute player. In one room, almost every surface "was decorated, either with colourful geometric motifs or lively figural scenes, such that the experience of entering the space for the first time in antiquity must have been overwhelming".

Les chats et scarabées momifiés de SaqqarahTens of Cat Mummies and 100 Cat Statues Found Near Ancient Egyptian Pyramid

Photos: Egypt Ministry of Antiquities

Une mission égyptienne fouillant une zone rocailleuse bordant le complexe funéraire d'Ouserkaf dans la nécropole de Saqqara a trouvé trois tombes du Nouvel Empire qui avaient servi de nécropole aux chats à la Basse Époque, ainsi que quatre tombes de l'Ancien Empire. Parmi ces dernières, la plus importante appartient à Khoufouemhat, surveillant des bâtiments royaux dans le palais royal; elle date de la fin de la cinquième et/ou du début de la sixième dynastie.
Une mission française avait déjà fouillé la partie est du site et découvert une série de tombes de l'Ancien et du Nouvel Empire qui avaient été utilisées à la Basse Époque comme sépultures de chats.

La mission égyptienne a trouvé dans ces tombes les premiers scarabées momifiés jamais découverts à Saqqara. Il s'agit, d'une part de deux grands scarabées enveloppés dans du lin et en parfait état, qui reposaient dans un petit sarcophage carré en calcaire, à couvercle voûté orné d'un scarabée peint en noir. D'autres momies de scarabées se trouvaient à l'intérieur d'un sarcophage rectangulaire plus grand, également en calcaire, dont le couvercle est orné de trois scarabées peints en noir.
Des dizaines de momies de chats ont également été découvertes, ainsi que 100 statues de chats en bois doré et une en bronze représentant la déesse féline . Une collection de statues en bois doré a également été mise au jour, ainsi que de nombreux autres artefacts, dont l'énumération serait fastidieuse.

During excavation work at the area located on the stony edge of King Userkaf pyramid complex in Saqqara, an Egyptian archaeological mission unearthed three plain New Kingdom tombs that had been used during the Late Period as cats necropolis. It also found four Old Kingdom tombs, the most important of which belongs to Khufu-Imhat, the overseer of the royal buildings in the royal palace. This tomb can be dated to the late fifth and the early sixth dynasty. A French mission has previously excavated the eastern section of the site and uncovered a collection of Old and New Kingdoms tombs that were used during the Late Period as cats graves.
The mission found the first ever mummies of scarabs in Memphis necropolis. On one side, two large mummies of scarabs have been found inside a rectangular limestone sarcophagus with vaulted lid decorated with three scarabs painted in black. They are wrapped in linen and in a very good preservation condition. Another collection of scarab mummies was also found inside a more smaller and squared limestone sarcophagus decorated with one scarab painted in black.
Tens of cat mummies were also unearthed along with 100 wooden gilded statues of cats and a bronze one dedicated to the cat goddess . A collection of wooden gilded statues depicting the physical features of a lion, a cow, and a falcon was also unearthed, and many other artefacts, whose enumeration would be tedious.

Huit momies de Basse Époque découvertes à DashourEight Late Period mummies discovered in Dahshur necropolis

Photos: Egypt Ministry of Antiquities

Une mission archéologique égyptienne travaillant dans la zone sud-est de la pyramide du roi Amenemhat II dans la nécropole de Dashour a découvert un certain nombre de sépultures datant de la Basse Époque. Parmi celles-ci, on trouve huit sarcophages en calcaire, contenant chacun un cercueil avec une momie à l'intérieur. Les momies sont recouvertes d'un cartonnage (couches de lin et de papyrus liées par du plâtre) anthropoïde, peint. Trois sont en bon état de conservation.

An Egyptian archaeological mission working at the south eastern area of of King Amenemhat II's pyramid in Dahshur Necropolis has uncovered a number of burials dating back to the Late Period. Among them, are eight limestone sarcophagi, each containing a casket with a mummy inside. The mummies are covered with a layer of painted cartonnage (layers of linen or papyrus covered with plaster) in the form of a human. Three of them are in good condition of preservation.

Les anciens Égyptiens portaient des chaussettes, des chauffe-bras et même des sous-vêtements !Ancient Egyptians wore socks, arm warmers and even underwear!

Photo: A. Hallmann

Les égyptologues ne se sont guère intéressé jusqu'ici aux vêtements portés par les anciens Égyptiens, mais le Dr Aleksandra Hallmann de l'Académie polonaise des sciences et de l'Institut Oriental de Chicago a décidé d'étudier ce sujet. "Les Égyptiens utilisaient le plus souvent des tissus rectangulaires de différentes longueurs et largeurs, dont ils s'enveloppaient le corps de plusieurs manières différentes" - dit Hallmann. Mais d'autres types de vêtements ont été retrouvés : des chaussettes, des gants, des pagnes et même des sous-vêtements - un morceau de tissu triangulaire enserrant la taille. Le tissu le plus utilisé pour la confection est le lin, mais les anciens Égyptiens utilisaient aussi la laine. Malheureusement, il est difficile de distinguer les types de tissus sur les bas-reliefs. En raison de la popularité du lin, les scientifiques tiennent pour acquis que les sujets étaient représentés dans des tuniques faites de ce tissu.
. Les tissus étaient très chers dans l'Egypte ancienne, ils ont donc été réutilisés à diverses fins, y compris pour envelopper des cadavres momifiés.
Selon Hallmann, les vêtements égyptiens peuvent être divisés en deux catégories : les vêtements enveloppés et les vêtements cousus. Les premiers étaient beaucoup plus courants. Les Égyptiens connaissaient les habits faits sur mesure et cousus, comme les tuniques, mais la plupart des vêtements se créaient en enfilant ou en drapant une pièce de tissu rectangulaire.
"Les bas-reliefs représentent des femmes en robes, mais pas une seule robe cousue n'a été trouvée lors des fouilles. Elles se servaient de morceaux de tissu rectangulaires variablement drapés, et non de vêtements cousus", explique l'égyptologue. Il était très caractéristique pour les hommes de porter des pagnes en lin, dont nous ignorons le nom en égyptien ancien. Leur longueur a changé avec le temps - certains étaient très courts, couvrant la moitié de la cuisse, et d'autres atteignaient les chevilles. Les pagnes étaient souvent portés l'un sur l'autre, ou avec une tunique. Hallmann pense que ces tuniques devaient ressembler beaucoup aux gallabiehs encore largement portées aujourd'hui.

Egyptologists do not often talk about the clothes worn by ancient Egyptians, but Dr. Aleksandra Hallmann from the Polish Academy of Sciences and the Oriental Institute in Chicago decided to explore this topic.
"Egyptians most often used rectangular fabrics of various lengths and widths, which they wrapped in many ways around their bodies" - says Hallmann. But the known items also include socks, gloves, loincloths and even underwear - a triangular piece of fabric girded around the waist. The most popular clothing fabric was linen, but the ancient Egyptians also used wool. Unfortunately, it is difficult to distinguish between the types of fabric on bas-reliefs. Because of the popularity of linen, scientists often assume that Egyptians were depicted in robes made of this fabric.
Fabrics were very expensive in ancient Egypt, so they were reused for various purposes, including wrapping mummified corpses.
According to Hallmann, Egyptian clothing can be divided into two categories - wrapped and sewn clothes. The former were much more common. Egyptians knew tailored and sewn clothes, such as tunics, but most clothes were created by wrapping or draping of a rectangular piece of material.
"Bas-reliefs depict women in dresses, but not a single sewn-up dress has been found during excavations. They were appropriately arranged and draped rectangular pieces of fabric, and not specially sewn clothes" says the Egyptologist. It was very characteristic for men to wear linen loincloths, called kilts or skirts in the professional literature due to the lack of the original Egyptian name. Their length changed over time - some were very short, covering half of the thigh, and some reached to the ankles. Kilts were often worn one over another, or together with a tunic. Hallmann believes that many elements of the ancient Egyptian culture have survived to this day. For example, the tunic is very similar to today`s jellabiya.